Partager l'article ! Angoisse de la séparation [côté maman]: L’autre nuit, j’ai rêvé de mon accouchement futur. Je ne pensais pas que ça me travaillait déj ...
L’autre nuit, j’ai rêvé de mon accouchement futur. Je ne pensais pas que ça me travaillait déjà mais faut croire que si…
Au début, j’étais contente, tout se passait bien. Je me souviens que j’étais chez moi, je m’auto-examinais (ce que j’aimerais apprendre à faire, en vrai) et je constatais que j’étais déjà dilatée à 6. J’étais super contente. Arrivée au plateau avec ma sage-femme, l’accouchement a été assez rapide et s’est bien passé.
Puis je me retrouve je ne sais où et je constate que mon bébé est à la nurserie, je dois aller le chercher. Je suis très malheureuse parce que je ne veux surtout pas être séparée de mon bébé et je ne me souviens pas comment il a pu être emmené là-bas.
Pour m’y rendre, je me retrouve en plein air entre des grands bâtiments clairs entre lesquels serpente un genre de parcours d’obstacles – plus qu’une métaphore, ça semble être carrément une épreuve en tant que tel que de réussir à rejoindre mon bébé. (Les obstacles me font penser à ceux sur lesquels s’entraînaient Lara Croft autour de sa propriété dans la 1ère édition du jeu vidéo… eh oui, y’a des trucs comme ça qui ressurgissent, on sait pas pourquoi !)
Arrivée là-bas, je réalise que le lieu ressemble plutôt à une crèche. On me remet alors mes « deux » enfants : surprise, Pti Tonique s’y trouvait aussi ! On me tend donc mon bébé, Léon.
LEON ???? Je ne comprends pas. C’est son père qui lui a donné ce nom pendant mon « absence » (mon trou noir ou je ne sais quoi) ? D’où est-ce qu’il a sorti ça ? On n’a jamais évoqué ce prénom et ça n’était certainement pas celui qu’on avait choisi.
Puis je suis de retour dans ma chambre de maternité, j’envoie des textos pour annoncer la naissance et là, j’écris que nous avons eu une fille, dont je cite le prénom (et là, c’est marrant, c’est vraiment le prénom que l’on veut donner à notre bébé si c’est une fille).
Je me réveille lundi matin, HYPER soulagée que tout ça ne soit qu’un rêve, que mon accouchement n’ait pas eu lieu de la sorte et surtout, qu’il n’ait pas été suivi d’une séparation d’avec mon bébé et d’un trou noir.
Il faut croire que c’est là une éventualité qui m’angoisse, et ça ne me paraît d’ailleurs pas impossible. Je suis tellement attachée à l’importance de ces premiers instants, j’ai l’espoir que mon petit œuf Sioux sera un bébé qui nous offrira une belle tétée d’accueil en salle de naissance (ce que je n’ai pas connu avec Pti Tonique qui a mis 24h à téter… une fois qu’on a trouvé la parade des bouts de sein en silicone), je ne veux être séparée de lui à aucun prix (enfin, sauf urgence vitale évidemment). La séparation, ça me préoccupait déjà un peu pour Pti Tonique, je craignais que les puéricultrices n’insistent pour le prendre à la nurserie sous prétexte de m’offrir du repos après l’accouchement. Cette idée m’horrifiait. C’est vrai que j’ai passé une nuit pourrie mais elle aurait été bien pire à imaginer mon tout-petit seul dans son petit berceau avec des personnes qui n’avaient pas que lui à s’occuper et dont je n’étais pas certaine qu’elles le bercent ou me le ramènent immédiatement lorsque ce serait nécessaire.
Rien que d’en parler, ça me stresse d’ailleurs !!
Cette semaine, je suis mère célibataire parce que Mr est en déplacement (sur un autre continent en plus !) jusqu’à vendredi. Je me sens (me « sais ») seule responsable de mon Pti Tonique, seule présente pour répondre à ses besoins, calmer ses angoisses, le protéger. Cela ne me rend certainement pas tout à fait sereine.
Ce matin, Pti Tonique s'est réveillé tôt et immédiatement en panique, en criant. Je l'ai trouvé debout, accroché au bord de son lit. Je l'ai pris dans mes bras, il s'est blotti. Je l'ai ramené dans mon lit, il peinait à se calmer. Je l'ai allongé sur moi, il s'est apaisé. Je lui ai dit des mots doux, je l'ai serré fort, je l'ai caressé. Je me suis dit que j'étais tout pour ce petit bout et que je voulais l'apaiser et le rendre heureux plus que tout. J'étais un peu chamboulée.
Vivement le retour de Mr, que je fasse de plus doux rêves…
Mon tipi a le Wifi. Ecris-moi !
Dernier lâcher de neurones : L'attachement : un remède anti-violence, indispensable à l'autonomie ? [débrief]
Bannière gentiment réalisée par La Petite Graine Folle