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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 08:32

Ce n'est pas le billet que j'avais initialement prévu aujourd'hui mais mon "actualité" existentielle a bousculé le petit calendrier établi... et c'est bien connu, il faut battre le billet tant qu'il est chaud !

***

 L'allaitement, ça a toujours été une "évidence" pour moi, pour reprendre l'expression rebattue.

C'est une question qui ne s'est jamais posée, c'est un rapport à mon bébé que je n'envisage pas autrement (ou alors sous peine d'en avoir des sueurs froides d'angoisse) et qui a toujours été possible, malgré les mauvais conseils la première fois, qui auraient tout pu faire foirer - lucky me.

Pourtant, dans notre société moderne, garder la proximité physique mère-enfant que nécessite l'allaitement n'est pas chose aisée. Le principal obstacle étant bien souvent la reprise du travail de la mère, a fortiori quand elle a lieu à la fin du congé maternité, précisément où l'allaitement se met en place et commence à rouler. Pour ces cas-là, on n'a pas trouvé plus simple que le tire-lait et j'ai pu par 2 fois (et c'est encore le cas) poursuivre mes allaitements grâce à cette technique (et à un bureau individuel au travail... à l'époque où j'avais encore un travail, bien entendu).

Mais il y a d'autres situations personnelles qui peuvent questionner l'allaitement.

Personnellement, je me rappelle encore très bien de ce rendez-vous avec ma sage-femme, lorsque Pti Tonique avait 8 mois. Je voulais évoquer avec elle mon absence de retour de couches et mon désir de retomber enceinte, ce que nous souhaitions ardemment, Mr Sioux et moi, malgré le jeune âge de notre fils (grands fous que nous étions). Bien sûr, j'avais dans l'idée que mon allaitement "long" n'était pas étranger à ce retour de couches qui se faisait attendre et j'étais tiraillée entre mes deux désirs. Pour autant, je ne me voyais pas sacrifier l'allaitement de Pti Tonique a une hypothétique grossesse (qui supposait, de sucroît, un hypothétique retour de couches immédiat ET une hypothétique fécondation dans la foulée) alors j'ai attendu patiemment et savouré encore un peu cette chance qui nous était donnée. A 14 mois et des poussières, cette étape de notre relation et de son alimentation s'est finalement effacée tout en douceur, ne nous (me) laissant que les meilleurs souvenirs... Et la promesse de recommencer bientôt puisque j'ai appris ma nouvelle grossesse environ 2 semaines plus tard !

Pour autant, j'en avais vécu des tergiversations intérieures ! J'en avais fait plusieurs billets, d'ailleurs (d'abord ici, puis et ).

Cette fois encore, il semblerait que les aléas de la vie ne me laissent pas l'esprit libre quant à mon allaitement. Oh non, ni sevrage, ni petit 3ème en prévision.

Juste une Iroquoise dont la diversification se fait (vraiment) à son rythme et qui, à 9 mois, a une alimentation encore composée à environ 70% de mon lait (voire 100% selon son humeur... Et au mieux 60% les bons jours à la crèche, où elle mange plus volontiers qu'à la maison), en direct ou tiré.

Dans la mesure où je continue à tirer mon lait 2 fois par jour, ma lactation actuelle est bien supérieure à celle que j'avais pour Pti Tonique au même âge - lui ayant très rapidement investi la nourriture "solide" et délaissant les biberons chez la nounou au profit des yaourts, j'ai arrêté de tirer mon lait en journée à ses 9 mois, les tétées commençaient à être moins fréquentes en semaine et globalement moins consistantes quand elles avaient lieu.

Bref, "Où le problème exactement ?" êtes-vous en train de vous demander...

Le problème concerne le fait de pouvoir m'absenter dans les semaines ou mois à venir, pour une durée supérieure à une journée. Bien entendu, tout le monde survivrait : ma fille aurait des biberons de lait maternel ou de lait en poudre selon les stocks... mais MOI ! Que ferais-je de tout mon lait ?? (et après un épisode de gastro avec tétées à fond pendant 2 jours, on peut effectivement parler de TOUT mon lait, il faut presque que j'en tire pour me soulager tellement elle ne tète plus à la hauteur de ce qu'elle stimule ces derniers jours !).

Parce que voilà, il va certainement falloir que je bouge pour raisons professionnelles (enfin, pseudo-professionnelles, entendez par là bilans, formations, etc) et dans ce cadre-là, non seulement ça sera difficile de tirer mon lait 1 ou 2 fois par jour mais en-dehors de ça, que ferai-je de tout le lait tiré pendant 2 jours ? Tout dépend où je serais hébergée mais même si j'ai la possibilité de le conserver au frais, il faudrait que je rentre chez moi avec une glacière sous le bras... et que je passe mes journées à tirer donc, pour ne pas être engorgée !!

Et puis aussi, soyons honnêtes, que se passerait-il pour ma fille, toujours prompt à se jeter sur sa mère en temps normal ? Comment vivrait-elle cette nuit de séparation sans possibilité de tétée ? Ce ne serait pas un peu brutal alors qu'elle n'a toujours connu que ça depuis qu'elle est née ? (et puis, petit détail : je crois qu'une si "longue" séparation serait un peu brutale pour moi aussi. Hem...)

Et ne risque-t-elle pas de bouder le sein à mon retour ??

 

allaitement-et-priorites.JPG

 

Mes questionnements me paraîtront sans doute futiles le moment venu, lorsque j'aurai trouvé la solution ou qu'elle se sera imposée d'elle-même. Mais comme toujours, mes angoisses s'apaisent mieux en les écrivant et en les partageant alors c'est ce que je fais.

Pour l'instant, je n'ai pas programmé d'absence de plus d'une journée. Mais j'ambitionne quand même de suivre les formations qui s'avèreront être les plus appropriées et je ne veux pas me limiter dans mes aspirations à long terme (qui me sont par ailleurs aussi essentielles que d'avoir le sentiment d'offrir le meilleur à mes enfants) pour cause d'allaitement.

Et d'un autre côté, je n'envisage pas du tout de stopper ou de réduire prématurément mon allaitement, si c'est ce que ma fille réclame encore à ce jour.

 

Car, comme je le disais en préambule à ce billet, l'allaitement, ça fait partie de moi, c'est une relation maman-bébé que je ne voudrais différente pour rien au monde. C'est dans mes tripes.

C'est compliqué...

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commentaires

Magali 09/05/2013 11:46

Bonjour
J'ai allaite ma derniere 32 mois.
Ayant a ce moment-la un poste a responsabilite, dans une entreprise internationale, j'ai du voyager. J'ai reussi a ne le faire qu'apres ses 6 mois, sachant d'experience (c'etait mon 4ieme
allaitement), que la lactation sera davantage regulee a ce moment-la.
J'ai fait des stocks en prevision de mes absences et sur place, dans les differents pays, j'ai tire mon lait et l'ai jete !
En rentrant, a chaque fois, mon mari venait me chercher a l'aeroport avec ma fille et nous improvisions une tete de bienvenue dans la voiture.
Elle n'a jamais eu aucune difficulte a reprendre le sein, meme apres des absences qui pouvaient durer 1 semaine.
Bonne chance !

Madame Sioux 22/05/2013 14:33



Merci beaucoup pour ton témoignage, c'est très rassurant !!! J'avoue que le jeter me ferait mal au coeur mais sur une telle durée, c'est sûr que tu n'avai pas le choix...


Pour l'instant, je dois partir en déplacement 1 journée et je me demande où je vais arriver à tirer mon lait (pas évident dans le train, ni lors de mes rdv parce que ça prendra forcément plus de
temps qu'une pause pipi...). Mais c'est l'aventure, on va voir !!



Elea 05/05/2013 22:56

Je pense que chaque situation est différente et dans mon cas, pas de lactation automatique en vue alors que Poussine a 8 mois et demi, donc tirage de lait pour ne pas exploser! Elle est allaitée,
bien diversifiée sauf qu'elle n'en tète que plus (sur le mode "plus j'explore le monde plus je reviens à la base" ;-)) et depuis qu'elle a 3 mois et demi je pars 4 nuits toutes les 4 semaines pour
le boulot (oui c'est un déchirement et ça me fait ch... mais pas d'autre choix pour le moment pour des raisons financières professionnelles et de projet de vie à moyen et long terme). Bref, le
premier truc tout bête qui nous a aidées c'est un petit bouquin de Malika Doray "je t'aime tous les jours" qui parle de l'absence de maman et de compter les jours avec des cailloux blancs. On le
fait depuis ma première absence et elle commence vraiment à avoir le truc, on sort les cailloux (un par nuit) le matin de mon départ et elle les range avec son papa tous les matins. On lit le livre
quelques jours avant que je ne parte et je lui explique.
Ensuite, mon tire-lait est mon meilleur pote, donc je tire et jette sur les aires d'autoroute, les wc, au boulot etc, 4 fois pour être confortable mais c'est très individuel. ramener le lait serait
trop compliqué et j'aurais peur de briser la chaîne du froid.
J'ai constitué un stock de lait avant ma première absence (en tirant une fois par jour pendant la grande sieste en fin de congé mat) et je continue à compléter la banque du lait quand elle est à la
crèche et que je bosse à domicile, donc j'ai un bon fond de roulement.
J'avais aussi très peur qu'elle ne veuille plus téter mais son papa lui donne le biberon dans un contexte différent de celui de la tétée (pas la même pièce, pas la même position etc) et finalement
je pense qu'elle arrêtera de téter quand je serai à la maison (du moins j'espère!). Je porte aussi un foulard nuit et jour quelques jours avant mon départ et on skype/facetime tous les soirs avant
le dernier biberon. Et au retour tétée fleuve, ça va de soi!
Je ne sais pas comment ça tiendra sur la durée mais pour le moment ça fonctionne bien pour nous comme ça!
(ah et pour la maman, plus de 1'000 photos de bébé sur son téléphone (fonction diaporama au moment du tirage de lait), et un body ou pyjama porté par bébé (mais qui ne sent ni la chèvre ni la m..
pas si facile des fois) à renifler en cas de gros coup de blues...
Ce n'est pas facile ni agréable mais c'est faisable et c'est un bel exemple pour une fille de voir sa mère concilier allaitement et vie professionnelle je pense

Mère Blabla 05/05/2013 09:57

Quand ma deuxième avait 8 mois, j'ai du me déplacer jusqu'à 3 jours d'affilée sans elle. Elle a eu du biberon de lait maternisé avec son papa et ça s'est plutôt bien passé. Elle savait que je
n'étais pas là et faisait donc avec (ou plutôt sans). Moi je tirais mon lait le matin et le soir. Et je mettais des coussinets parce que je coulais un peu quand même ^^ J'ai eu peur pour mon
allaitement mais cela n'a duré que quelques semaines et après on est repartie comme en 40!

Prune 05/05/2013 09:30

J'ai eu un peu le même genre de questionnements l'année dernière, ma 2ème poulette avait un petit peu plus de 2 ans donc l'allaitement était encore dans un autre type de fonctionnement, mais comme
elle a toujours été très accro, elle passait allègrement des 2 tétées par jour des jours de boulot à 4 ou 5 pendant les week-ends et vacances...

On est parti 5 jours en vacances en amoureux, et du coup je me demandais ce qu'il adviendrait de mon allaitement, est-ce qu'elle allait se sevrer (chose à laquelle je n'étais pas tout à fait
prête), est-ce que ma lactation repartirait sans problème après, est-ce que ma fille allait bien supporter cette absence, est-ce qu'il fallait que je réduise ses tétées avant pour atténuer la
rupture ?

J'avais pris conseil auprès de Galactée et on m'avait dit qu'à ce stade, il ne fallait surtout rien faire, que ma lactation s'adapterait sans ma fille et repartirait sans problème à mon retour, et
qu'il était inutile de tirer pour entretenir ou quoi que ce soit.
En réalité, ça s'est révélé plutôt inexact, puisque pour la première fois en plus de 2 ans d'allaitement,je me suis tapée un mega engorgement que je n'arrivais même pas à gérer en exprimant du lait
manuellement. Heureusement que j'étais chez une copine avec un bébé, qui m'a prêté son tire-lait manuel. Au prix d'un peu d'inconfort, j'ai qd même profité de mon voyage sans me balader sans cesse
avec le tire lait, tirer matin et soir suffisait à peu près.
Le lait a fini dans le lavabo, mais ma miss n'a jamais bu au biberon donc aucun intérêt à le garder.
Dans ton cas c'est un peu différent, si tu en as besoin par la suite ça peut être frustrant de jeter bien sur.

Ma poulette a recommencé à téter à mon retour, et je l'ai sevrée environ un an plus tard. Comme elle parlait déjà assez bien, elle a pu parler de mon absence et dire que qd même, c'était pas super
facile pour elle... Mais en même temps, je l'ai laissée la semaine dernière qq jours, elle n'était plus allaitée, et elle s'est plaint aussi... Et à la fois d'après son père, la vie continue en mon
absence.

J'espère que tu trouveras des solutions qui te/vous conviennent en tous cas...

working mom 03/05/2013 18:19

étant une fana d'allaitement comme toi (la Chose 2 ans et quelques mois encore au nichon), je ne peux que te laisser un commentaire! M'absenter loin de ma fille plus que 12h me donne des sueurs
froides, par peur de la laisser sans sa tétée du soir, peur de mettre fin brutalement à notre allaitement et non-envie de retourner au mode tire-lait, que j'ai quitté depuis déjà un an (bonjour le
coup de vieux!).
Du coup j'ai beaucoup surfé sur le net pour chercher des pistes si un jour ça devait arriver. J'ai entendu parler du rôle du papa comme remplacant de choc, de la faculté des seins à se gérer une
fois la période d'un an passé, de la possibilité de vider son lait sans machine, de la possibilité de tirer son lait en train/avion/réunion... Pleins de possibilités, tant que la volonté est là.
BOn courage!!!!

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  • : J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
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