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A la lecture du billet de LMO, j’avais eu envie de participer à son concours : pour le lot à gagner bien sûr, mais aussi pour voir ce que je pourrais bien avoir à dire sur ma vision de la maternité…
Jusque là, je n'avais pas particulièrement été inspirée, parce que je trouve la thématique bien vaste et surtout ma vision tellement changeante, d'un jour à l'autre.
Et puis hier après-midi, une idée m'est venue. J'ai pensé à mon petit bout malade depuis 3 jours que je venais de confier à sa mamie pour aller répondre à un impératif professionnel à 14h. Ce petit chou très mal et éperdu qui refusait de me lâcher, fondait en grosses larmes lorsque je le mettais dans les bras d'une autre, le regard implorant comme si son cœur et sa confiance en moi étaient sur le point de se briser.
J'ai repensé à ce petit garçon auparavant dynamique et souriant qui n'était plus que l’ombre de lui-même, que toux et cernes tandis qu'il gémissait en refusant de me lâcher d'1 cm depuis mercredi.
Ces images me revenaient en fin d'après-midi au boulot, et je me demandais, un peu bêtement il faut le dire : pourquoi tant de ténacité, pourquoi une telle avidité dans le besoin de contact et de fouissement ?
Mais parce que je suis sa mère pardi ! La seule et l'unique ! Celle sur qui il peut compter à tout moment, mais avant tout lorsqu’il est le plus faible et que ses repères sont les plus brouillés.
Une évidence, certes mais dont je continue à prendre tout doucement la mesure, chaque jour un peu plus depuis 14 mois. Non pas de façon linéaire, comme un vase qui se remplirait petit à petit, mais à coups d’évènements particuliers, d’instants saisis sur le vif.
Empêtrée dans le quotidien, la hâte de le voir grandir, l'impatience de lui offrir (enfin à moi plus qu’à lui, soyons honnête) un frère ou une sœur, la fierté de ses progrès ébahissants, je ne suis pas toujours consciente de mon titre de "maman".
Un qualificatif qui sonne encore étrangement et dont j’ai l’impression qu’il me définit davantage aux yeux des autres qu’aux miens.
Ma vision de la maternité, elle a énormément évolué depuis que je sais ce qu’ « être mère » signifie… et elle évoluera encore beaucoup, puisqu’à ce jour, je ne sais que ce qu’ « être mère de Pti Tonique » veut dire. Mon fils a posé les bases de ma maternité, des fondations sur lesquelles je m’appuierai pour être la mère de mes futurs enfants, tout en ayant la possibilité de changer ré-agencer les pièces à l’intérieur, la décoration, etc.
Tout cela est un peu confus mais c’est à l’image de moi-même et de ma relation à la maternité : changeant, évolutif et c’est aussi ce qui me plaît. La maternité, c’est tout sauf de la routine. Le plus souvent, les surprises qui la jalonnent font chaud au cœur, m’émeuvent plus que toute autre chose, me font grandir de l’intérieur (et ça se voit peut-être à l’extérieur ?), me rendent plus tolérante.
Un grand poncif certes, mais justifié : la maternité me rend meilleure. Elle me fait sortir de mes certitudes, me fait sourire 20 fois par jour, m’épanouit.
Mon tipi a le Wifi. Ecris-moi !
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