Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 06:48

Pendant quelques temps, j'ai été abonnée à la revue "Le Journal des professionnels de la petite enfance". Une parution intéressante mais que j'ai souvent trouvée un peu technique par rapport à ce que je souhaitais lire en tant que parent - et à juste titre, puisqu'elle est plutôt destinée aux professionnels, comme son nom l'indique.

L'autre jour, j'ai reçu un numéro gratuit de relance, pour me proposer de me réabonner. Etait-ce la formule qui avait changée ou mon appréhension des choses, maintenant que je sors la tête du "tout-bébé" et m'interroge sur des sujets plus divers ? Toujours est-il que le numéro de novembre-décembre m'a beacoup plu, j'aurais presque aimé pouvoir parler de chacun des articles que j'y ai lu ! Mais comme il fallait faire un choix, j'ai choisi de vous livrer quelques extraits de l'article de Jean Epstein, psychosociologue fort intéressant à mon goût, travaillant beaucoup autour de la petite enfance et de son accueil (principalement en crèche), un article porteur d'espoir comme je les aime, intitulé "Il n'est jamais trop tard pour réussir".

Dans un article précédent, à propos des rythmes, nous avions déjà abordé cette question en partant du principe que tout se jouait "avant la mort", ce qui mettait en évidence l'importante notion de "sessions de rattrapage" offrant à chaque loupiot, quel que soit son âge, la possibilité de reconstruire voire de construire telle ou telle acquisition attribuée en théorie à la petite enfance.

[...]

Voici une vingtaine d'années, j'avais eu la chance de réaliser une série d'interviews sur le thème des "déclics". La règle du jeu était simple : elle consistait à rencontrer des "mal barrés célèbres" et à leur demander ce qui, malgré leur démarrage difficile, leur avait permis de sortir la tête de l'eau et de transformer en avantage cette situation qui, dans un premier temps, semblait constituer un lourd handicap.

[...] toutes leurs histoires étaient profondément différentes, mais elles se recoupaient autour d'un profil commun : une rencontre avec quelqu'un qui avait su les regarder positivement et ainsi faire naître ou renaître en eux un sentiment de confiance.

Jean Epstein évoque ensuite le témoignage de l'écrivain Alphonse Boudard, qui après avoir passé une petite enfance dans la plus grande précarité avec sa mère, est confié à une famille d'accueil d'agriculteurs. Il raconte :

"Le premier jour, le mari m'a emmené dans le champ derrière sa maison. Il a pris du matériel : quatre piquets et une ficelle; Il a planté les piquets dans le sol et a mis la ficelle autour, délimitant un bout de terre d'une trentaine de mètres carrés en me disant : "Ce terrain-là, je te le donne pour toute ta vie. Tu planteras ce que tu veux dedans. Si ça pousse, ce sera grâce à toi, si ça ne pousse pas, ce sera de ta faute !".

Puis Epstein nous raconte que l'écrivain a ajouté :

"Ce jour-là, il a fabriqué un écrivain, car j'avais tout en moi pour le devenir, mais personne, jusque là, ne m'avait dit que je n'étais pas rien !" [...] Heureusement qu'ils étaient de grands éducateurs mais pas des pédagogues car, dans ce dernier cas, ils m'auraient aussitôt fait faire du rattrapage scolaire vu que j'étais nul à peu près partout et alors, j'aurais eu très peu de chances de me lancer dans l'écriture, car je m'en serais senti incapable !"

[...]

Ce qui est et sera toujours actuel est l'importance de tous ces déclics qui, plus ou moins tardivement, peuvent largement contribuer à mettre en selle vers l'avenir des gamins dont le pronostic de réussite semblait à jamais compromis.

Ce qui est capital car, indépendamment des parents (qui peuvent aussi très largement remplir ce rôle s'ils ne se laissent pas submerger, parfois, par les étiquettes négatives collées sur le rejeton), tous les professionnels de l'enfance ont potentiellement la possibilité d'être starters de réussiste, notamment vis-à-vis de loupiots qui n'entrent pas dans le moule, en sachant valoriser leurs compétences si infimes soient-elles.

 

Ces dernières phrases me touchent particulièrement. Je suis très sensible à la recherche de ce qu'il y a de "capable" en chaque enfant, des talents que chacun d'entre eux recèle, même (surtout !) ceux qui ne peuvent pas s'exprimer dans les cadres habituels (scolaire notamment).

Au plus près, cela me rappelle cette capacité de mes nounous à voir en mon fils, comme en chacun des enfants dont elles s'occupent, le positif. A tourner les petites difficultés avec humour et à valoriser chaque enfant pour ce qu'il est, ce qu'il sait faire. Elles nous le montrent chaque jour en nous faisant le compte-rendu de la journée de notre enfant. C'est en partie parce que ces deux femmes sont, selon moi, des personnes bien dans leurs baskets et ayant un minimum de connaissance en psychologie de l'enfant (et d'envie d'acquérir de telles connaissances et de les mettre à jour). Mais je pense que c'est également une forme de générosité, d'humanisme, que j'admire et que je trouve profondément positive mais surtout bénéfique pour chaque enfant concerné.

Encore hier soir, alors qu'elles comparaient les tempéraments et les affinités ludiques de Pti Tonique et de son petit camarade préféré, chacun d'entre eux était valorisé dans son domaine de prédilection, sans jugement de valeur ni tentative de rendre l'un plus comme ceci et l'autre davantage comme cela.

Je dois avouer que je rêve d'un tel accompagnement et d'une telle prise en compte de l'individualité de chaque enfant dans la suite de leurs parcours (école maternelle pour commencer). Mais si je dis que j'en rêve, c'est précisément parce que je sais que cela est quasiment impossible dans les structures actuelles et j'appréhende quelque peu cette étape.

Mais chaque chose en son temps, n'est-ce pas ?

Repost 0
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 06:53

Il y a une remarque de ma mère, maintes fois répétée depuis que Pti Tonique est né, qui me trotte toujours dans la tête, à défaut d'avoir pu en trouver le sens : "Aujourd'hui, l'enfant est le centre de tout" ou encore "Les parents sont beaucoup plus centrés sur leur enfant qu'avant".

Well well well... Que faut-il comprendre par "l'enfant est au centre de tout" ??

Que l'on fait chaque jour en sorte de répondre au mieux à ses besoins, quitte à se sacrifier un peu au passage (c'est ce la maternité m'a appris de plus géant, le "don de soi"... et pas qu'un peu !) ? Je ne suis pas sûre que ça soit ça, étant donné les souvenirs de l'investissement parental de ma mère, je pense pouvoir dire que nos besoins passaient souvent avant tout, même si elle-même ne le formulerait peut-étre pas comme ça.

Alors de quoi s'agit-il? Demande-t-on trop son avis à l'enfant sur tout ? C'est sûrement un peu vrai et je suis convaincue que l'enfant ne peut pas être décisionnaire dans de nombreux domaines (vêtements, alimentation, etc) avant un certain âge - même si je me surprends à questionner mon fils lors des repas pour lui proposer plusieurs choix tellement il est difficile de le faire manger en ce moment (mon excuse, c'est que je m'adapte à la situation pour qu'il ait quelque chose dans le ventre avant d'aller au lit mais dès que possible, on redresse la barre hein !!). Mais pour autant, cela ne signifie pas lui imposer notre choix aveuglément et sans prise en compte de ses sentiments.

Cela signifie-t-il donc que l'on adapte nos activités et le rythme de nos journées à celui de l'enfant pour lui permettre de prendre du repos et lui éviter la sur-stimulation? Personnellement, ça me parait être du bon sens que d'agir de cette façon, je ne vois pas comment faire autrement - à quelques exceptions près - pour élever un enfant sereinement (mais ça n'engage que moi).

Alors quoi ?

J'ai voulu plusieurs fois faire des recherches sur cette notion mais je ne savais pas comment m'y prendre ni à quelles sources me vouer.

Et puis il y a quelques jours, je suis tombée sur un passage du livre "Relations frères-sœurs" qui abordait cette question en quelques phrases. Ca me paraît être un début...

Voyons ce que Catherine Dumonteil-Kremer nous dit :

 Dans son livre The continuum concept, Jean Liedloff fait référence à une idée difficilement traduisible, le "child centerdness". En Occident, nos enfants en sont fréquemment victimes. Plutôt que de vire avec nous, contre nous, tout en participant à nos activités quotidiennes, nos petits sont au centre de la famille, observés sans cesse, cibles d'attentes quelquefois surréalistes. Ils se nourrissent, dorment, jouent aux heures décidées avec soin par les adultes alors qu'ils pourraient très bien vivre au même rythme que leurs parents tout en manifestant ce dont ils ont besoin. L'effet "chil centeredness" peut être amplifié lorsque nous n'avons qu'un seul enfant. Nous nous focalisons sur lui parce qu'il est seul. Il réveille nos vieilles souffrances de différentes manières. Il est alors possible qu'il reçoive une plus grande quantitié de violence de la part de parents qui ne savent pas encore coment faire autrement, ces derniers ignorant peut-être do'ù leur vient cette immence colère. Ils sont également fragilisés par leur entourage familial qui s'attend lui aussi à ce que les parents s'en sortent naturellement très bien et sans soutien.

Relations frères-soeurs - du conflit à la rencontre, Catherine Dumonteil-Kremer, Poches Jouvence, page 16.

A la lecture de cet extrait, la première chose qui m'est venue à l'esprit, c'est : "Faudrait savoir !!!". Les parents qui, à la naissance de leur enfant, poursuivent leur vie "comme si de rien n'était", gardant leur propre rythme et attendant de l'enfant que celui-ci se calque dessus, sont taxés d'irresponsables, immatures incapables de prendre en compte le rythme biologique d'un nouveau-né. Et là, on nous dit, si j'ai bien compris, que c'est ce qu'il faut faire, et que l'enfant saura réclamer ce dont il a besoin en temps voulu ?! Mouais... En plus, je sais pas de quelle tranche d'âge on parle mais moi, mon fils, ça m'arrange bien qu'il aille se coucher à un moment donné et que nos rythmes soient en décalé pour que je puisse souffler !!

 

enfant-au-centre.jpg

et comment on fait pour continuer à vivre à son rythme quand on en a un comme ça qui réclame jeux et attention permanente ?

 

D'un autre côté, j'ai lu le Concept du continuum, c'est un livre qui m'a beaucoup confortée dans ma vision de la parentalité et je comprends le fait que l'enfant doit participer à la vie et non pas être le centre de l'attention de ses parents, parce que c'est anxiogène et parce qu'il s'ennuie dans ce cas, lui qui veut découvrir le monde.

Malgré toutes ces réflexions, je reste perplexe lorsque je connecte tout ça à mon cas de figure. J'ai sûrement été hyper centrée sur mon fils les premiers temps, perdue et angoissée que j'étais, mais depuis, j'ai plutôt l'impression de chercher à le faire participer au grand cycle de la vie (rien que ça !) et non de l'enfermer dans sa position d'enfant (premier né qui plus est), centre du monde de ses parents.

N'ai-je pas le recul nécessaire sur ma façon de faire ?

Et vous, que comprenez-vous dans cette expression, qu'avez-vous l'impression de faire avec vos enfants ?

En tous cas, c'est décidé, la prochaine fois que ma mère me sort cette phrase, je lui demande d'expliciter, d'exemplifier, et à mon tour je ressortirai ma vision de mon enfance, pour voir si la comparaison tient ou non la route. En plus, on aime bien les joutes oratoires avec ma maman .

Repost 0
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 15:09

L’éducation que nous avons reçue, faite de bons moments que l’on chérit très longtemps et dans lesquels on va puiser lorsque ça na va pas, mais aussi de fantômes qui nous hantent toute notre vie. La balance entre les 2 versants de cet héritage peut être équilibrée ou pencher très franchement d’un côté ou de l’autre. Certains sont plus mal lotis que d’autres, certains devront gravir une pente plus raide que d’autres pour parvenir à rétablir cet équilibre au moment de fonder leur propre famille. Ca n’est pas juste, c’est un combat quotidien, c’est ce qui nous forge paraît-il…

Ce qui sera souvent le plus dur à « digérer » pour les personnes ayant vécu une éducation peu harmonieuse, peu sécurisante, c’est la violence qu’elles auront pu subir. Violence physique, violence morale, violence à base de négligence, de négation de leur personne ou de leurs besoins, violence répétée…

Kiara nous fait partager la tentative de carthasis de Kafka, qui dans sa Lettre au père, tente de mettre en mots ce qui l’a toujours effrayé chez son géniteur, cet homme autoritaire et violent qui cherchait sans cesse à asseoir sa supériorité sur le reste de sa famille. Une tentative par laquelle nous passons tous plus ou moins, de différentes façons, selon l’étendue des griefs que nous portons à nos parents, notre capacité à les exprimer, notre crainte ou non du conflit, le degré de remise en cause que nous vivons à l’adolescence, etc.

Autour des violences physiques plus particulièrement, deux autres contributions nous interrogent.

Tout d’abord celle de MissBrownie, qui s’est fait l’écho d’un reportage d’Arte concernant la Suède et sa loi anti-fessée, intitulé «Au pays de la fessée interdite ». Un reportage que je n’ai pas vu mais dont je me souviens qu’il avait suscité des commentaires sur Twitter et des encouragements à le visionner. Je remarque qu’il a aussi suscité de nombreux commentaires suite à la réflexion menée par MissBrownie dans son article. C’est un sujet qui nous touche, tous parents que nous sommes car il peut résumer l’étendue de notre mission : comment élever notre enfant, lui enseigner les règles de la vie en société, de l’épanouissement personnel et du respect d’autrui, sans faire usage de la violence lorsque nous jugeons son comportement inadapté ? Cette volonté croissante des parents de ne pas faire usage de la violence et de chercher d’autres méthodes d’apprentissage, de résolution des conflits, pousse à dire que les enfants d’aujourd’hui n’ont plus de cadres. Je trouve cette réflexion perverse, finalement. Est-ce à dire que la violence, plus banalisée autrefois, constituait un cadre ? Elle avait effectivement tendance, en générant la peur, à empêcher des comportements inappropriés par crainte des représailles mais est-ce là le fondement de l’éducation ?

C’est aussi la question que s’est posée Maria Montessori, dont FloLaSouricette nous offre un portrait et une petite biographie fort enrichissante. Dans laquelle elle nous livre le cheminement de cette grande dame, l’ambition de toute une vie, d’élaborer et faire connaître une pédagogie qui permettrait à chaque enfant de développer harmonieusement son potentiel. Et elle évoque également, bien sûr, l’inutilité de l’usage de la violence, a fortiori chez de très jeunes enfants, des bébés dont les élans vitaux les poussent à toucher et découvrir le monde, élans propices à leur développement qui ne doivent pas être freinés mais encouragés, guidés, accompagnés avec bienveillance.

Pour conclure, je voudrais vous inviter, si comme moi vous n’aviez pas encore eu le temps de le faire, à aller lire les commentaires à l’article de MissBrownie : j’ai trouvé que le débat était réel et le témoignage de Marion plus particulièrement éclairant. Même s’il est intéressant de se pencher sur les violences passées, je pense que le plus gros enjeu de notre parentalité concerne les violences qui sont encore faites aujourd’hui et « comment faire autrement », comme apprendre, en tant que parents et porteurs de notre propre histoire de la violence éducative, à réagir sans violence, pour que celle-ci ne soit plus un réflexe ou une solution pour les générations de nos enfants.

 

Les autres débriefs du VI du 16/12/2011 sont en ligne : http://lesvendredisintellos.com/

Repost 0
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 23:15

(débrief des contributions du vendredi 9 décembre 2011)

Lorsque l’on naît et que l’on grandit dans une société donnée, nous sommes, qu’on le veuille ou non, tributaires des croyances et coutumes de cette société. On peut choisir d’accepter celles qui sont en accord avec notre mode de vie, de combattre celles qui ne nous conviennent pas ou de simplement les ignorer.

Des choix s’imposent à nous dans des domaines divers : grossesse, éducation des enfants, alimentation, loisirs, vie professionnelle, « rythme » de vie, etc. A chacun, chacune, de faire ces choix, avec les informations dont on dispose, celle que la vie met à notre disposition au fil du temps.

Ainsi en va-t-il donc de la grossesse, un moment à part dans la vie, que chaque femme vivra à sa manière, en opposition ou en accord avec la vision qui lui en a été offerte jusque là, en simple découvreuse de ces sensations nouvelles, comme un rappel d’images ou d’émotions passées. C’est toute la palette de ces possibilités que nous fait découvrir Chocophile à travers un texte très poétique.

Puis vient le moment de la naissance. La prise en charge de l’accouchement par le monde médical français est aujourd’hui standardisée, selon les critères de notre pays, suite à l’évolution de ses techniques et de ses connaissances médicales. A tel point que de plus en plus de futures mères sont en quête d’une autre façon de devenir mère, moins médicalisée lorsque cela ne s’impose pas. Certains effectuent très tôt cette remise en cause, d’autres cheminent plus longuement, au gré des naissances, des rencontres, du temps. Maybeegreen et Vert Citrouille débutent ainsi le récit de leurs expériences d’accouchement à domicile, les raisons de leur choix, leur cheminement, leurs envies en tant que couples et parents.

L’état des connaissances médicales actuelles permet de combler le désir d’enfant de couples en difficulté. Mais ces connaissances ont un corollaire : des règles, des limites de mise à disposition des individus, comme par exemple l’impossibilité pour les femmes de congeler leurs ovocytes « pour plus tard », au cas où leur corps ne serait pas en harmonie avec le moment qui sera le bon pour elles de concevoir. Miss Brownie nous apprend ainsi que dans certains pays, les femmes ont cette possibilité et s’affranchissent ainsi de la contrainte du temps, de la contrainte de l’âge de procréation, une contrainte à la fois sociétale et biologique.

En tant que consommateur également, de plus en plus de choix s’offrent à nous. Des gammes de produits se développent pour répondre aux attentes de tous les types d’individus. Mais ceux-ci peuvent aussi tout simplement apprendre à décrypter ce qu’on leur propose, à se renseigner sur les provenances, à analyser les compositions. Coraroz soulève ainsi le problème des additifs douteux présents dans les produits de grande consommation, que chaque acheteur peut apprendre à repérer s’il le souhaite, pour les éviter dans un premier temps, mais aussi pour lutter contre, via des manifestes et associations de consommateurs.

Voilà parmi tant d’autres choses, les réflexions que le parent, le consommateur, l’individu social peut mener pour décortiquer l’héritage que sa société lui livre et le rendre plus conforme à ce qui lui correspondra en tant que personne.

Repost 0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 09:52

Nous vivons dans une société qui refuse la douleur, qui ne veut pas la voir, ni la sentir […] Dès que nous avons mal quelque part, nous cherchons un sédatif sans même nous poser la question : pouvons-nous vivre un peu avec cette sensation désagréable ?

En France, il existe un cadre législatif comportant un certain nombre de textes de loi prouvant que le sujet de la douleur est pris en compte dans la politique de santé. […]

Il en résulte un abaissement progressif du seuil de perception de la douleur et surtout le réflexe de la fuir, de la craindre, de la nier plutôt que d’aller à sa rencontre et de l’accepter. L’augmentation de la consommation d’antalgiques entraîne une diminution du seuil d’acceptation de la douleur. Lors de séances de préparation à la naissance, quand je questionne des femmes en leur demandant si elles ont déjà éprouvé de la douleur, la réponse est souvent négative : quand elles ont mal, elles prennent un cachet. Elles ne se rendent pas compte que cela les rend encore plus sensibles à la moindre douleur. Faire face à la douleur n’est plus du ressort de l’individu mais du soignant qui est censé pouvoir la soulager. L’individu perd son autonomie, sa responsabilité face à la douleur et perd également le sens qu’il aurait pu lui donner. […]

Bien sûr, je ne remets pas en question le fait de prendre un sédatif pour soulager une douleur trop violente, une douleur chronique, ou une douleur provoquée par un geste médical. Je pose simplement la question sur les conséquences de ce qui est une évidence pour bien des gens : douleur, si petite soit-elle, égale recours au médicament.

Je ne dis pas non plus que tout le monde agit comme cela. Mais je reste persuadée que les femmes qui ne font pas appel à des antalgiques dans leur quotidien, possèdent déjà des outils qui leur permettent de s’adapter à la douleur. Elles n’ont pas conscience qu’elles se préparent déjà à l’accouchement.

 

« J’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur », Maïtie Trelaün, pages 31 à 32.

 

livre-j-accouche-bientot.jpg

 

Ceci est un extrait du chapitre 1 « De la douleur ».

Je commence actuellement le chapitre 2 sur la physiologie de l’enfantement et de la naissance, le rôle des hormones naturelles qui font progresser le travail si on les laisse agir… Bref, j’ai vraiment hâte de lire la suite de ce livre qui me parle de plus en plus ! Et je vous en reparlerai certainement.

Pour autant, ce 1er chapitre n’est pas inutile car il rappelle les causes sociétales, religieuses et familiales de l’appréhension que chaque individu a de la douleur. Ce sont des considérations non négligeables pour qui veut comprendre sa douleur et envisager d’y répondre autrement.

En ce qui concerne les causes sociétales, cet extrait m’a particulièrement touchée. J’ai réfléchi à ma relation aux médicaments, et plus particulièrement aux anti-douleurs.

J’ai été élevée selon les principes des textes de loi susmentionnés, toute douleur doit pouvoir être soulagée. Y compris concernant l’enfantement : à quoi cela sert-il de souffrir « pour le fun », en quelque sorte ? C’est d’ailleurs ce que j’ai répondu à l’anesthésiste, lors du rendez-vous au 8e mois de ma 1ère grossesse : à la question « pensez-vous prendre la péridurale ? », j’ai répondu « oui, je vois pas l’intérêt de souffrir pour le plaisir ». Je crois qu’aucune phrase ne pouvait faire plus plaisir à un anesthésiste !!!

Depuis, j’ai beaucoup cheminé.

Déjà, la grossesse m’a obligée à repenser ma consommation de médicaments… qui n’était pas phénoménale non plus, faut pas exagérer ! Mais c’est vrai que je ne réfléchissais pas très longtemps avant de prendre un Doliprane, si j’estimais que cela pouvait me soulager. Je me souviendrais toujours de la méga pharyngite que j’ai subie pendant le 1er trimestre de ma grossesse : je n’ai jamais eu aussi mal à la gorge de ma vie ! C’était vraiment insoutenable, même la simple déglutition me faisait grimacer, alors c’était vraiment un supplice en cette période de Noël où l’on passait l’essentiel de notre temps à manger. J’ai testé des pastilles homéopathiques qui marchaient pas mal – mais jamais autant que l’analgésie totale procurée par les anti-inflammatoires que je prenais habituellement dans ce cas. J’ai tenté l’eau chaude additionnée de miel et de citron… c’était moins mauvais à boire que je ne pensais mais pas très efficace… Bref, j’ai souffert quoi !!! Cela s’est ensuite poursuivi avec un mal de dos, au niveau du sacrum plus précisément, qui ne m’a pas quittée pendant 9 mois, allant parfois jusqu’à me faire pleurer lorsque je me trouvais en position allongée. Là encore, j’ai dû apprendre à gérer, un peu, à soulager autrement que par les anti-inflammatoires, aussi – notamment grâce à l’ostéopathie, même si rien n’a eu d’effet miraculeux.

Mais sans que je m’en rende compte, ou peut-être parce que je n’en ai pas vraiment eu besoin depuis, j’ai l’impression que mes réflexes médicamenteux ont évolué. J’ai l’impression de prendre moins de médicaments qu’avant cette grossesse – je n’en prends à vrai dire quasiment plus. Ma pharmacie domestique se vide à vue d’œil, au fur et à mesure que les boîtes se périment. Du coup, lorsque j’ai besoin de quelque chose, je n’ai plus rien sous la main. Et je remplace peu à peu, notamment pour soulager mon fils, ces boîtes blanches par de petits tubes bleus homéopathiques.

 

douleur-femme-accouchant.jpg

 

L’accouchement physiologique que j’envisage pour cette 2nde grossesse passe, pour que les conditions de la physiologie soient réunies, par une absence d’analgésie péridurale – mais par un faisceau d’autres moyens pour soulager la douleur de l’enfantement : positions, respiration, sons, massages, bain chaud, points de compression, etc (en tous cas j’espère que ça marche !!!). Même si j’aurais toujours le choix d’y avoir recours à tout moment. Mais lorsque j’explique à certaines personnes qui m’entourent en quoi cela va consister (grosso modo), elles me regardent avec des yeux ronds à l’idée que je veuille, volontairement, me passer de péridurale. C’est d’ailleurs ce que je devais faire moi aussi, mais intérieurement parce que je suis polie, lorsque des femmes m’expliquaient avoir accouché par 3 fois sans péridurale, et ce par choix. Pour moi, cela relevait d’une idéologie un peu extrémiste, comme ces femmes très croyantes dont parle également Maïtie Trelaün dans ce chapitre 1, qui semblaient vouloir retenir la douleur à chaque contraction et l’exprimer très fortement, comme pour mieux se soumettre à leur Dieu en « enfantant dans la douleur », ainsi que le prédit (l’ordonne ?) la Bible.

J’évolue en fin de compte. Et même si c’est d’une platitude convenue, ma grossesse et ma maternité m’ont fait mûrir et m’ouvrir à beaucoup de choses.

Parmi elles, il y a la gestion de la douleur et sa place dans ma vie.

Repost 0
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 04:35

La société de consommation, le grand méchant loup, un grand cheval de bataille.

Longtemps, je me suis définie comme une assez grande consommatrice, je n’en étais ni fière ni honteuse, c’était juste un fait. J’apprécie de pouvoir m’offrir régulièrement différents objets qui me plaisent, de pouvoir utiliser des choses neuves. Par exemple, lorsque nous avons appris ma grossesse, les achats de la naissances ont constitué pour nous une partie assez importante de la prise de conscience de l’enfant à naître. J’ai beaucoup surfé sur Internet, sur les sites de puériculture. On a dû commander les meubles de la chambre de Pti Tonique alors que j’étais tout juste enceinte de 3 mois – mais après ça, on a fait une pause et on s’est remis aux achats lors du 3e trimestre. Je ne résistais jamais à acheter tel lot de bodies Petit Bateau en promo chez Leclerc ou tel ensemble super craquant sur Venteprivée.com. Le tout également avant de savoir le sexe, donc en choisissant des teintes mixtes mais cela ne m’arrêtait pas pour autant – et puis je « sentais » que ça serait un garçon de toutes façons.

Bref, j’ai été une grande consommatrice. Et puis j’ai un peu mûri. Tout d’abord, je suis devenue mère et ma vie s’est tellement remplie qu’à la fois je n’avais déjà plus du tout le temps de courir les magasins et en plus, tout ce qui me comblait de bonheur se trouvait à présent chez moi, lové contre mon sein (oui, c’est là qu’il était la plupart du temps). Plus besoin de posséder de nouvelles choses pour me faire plaisir : il me suffisait de regarder mon tout petit bout grandir et me sourire.

Je sais d’ores et déjà que je n’investirai pas du tout ma prochaine grossesse de la même façon au niveau des achats : déjà, j’en aurai beaucoup moins à faire et surtout, il y a deux choses que j’appliquerai davantage, à savoir acheter moins pour acheter mieux (c’est-à-dire attendre de connaître les besoins réels de cet enfant que je m’apprête à accueillir) et faire du neuf avec du vieux.

Cette longue introduction pour dire que la société de consommation, je sais bien en quoi elle consiste, je ne l’accuse pas de tous les maux, elle a ses bons et ses mauvais côtés, encore faut-il être en capacité d’en tirer le meilleur pour laisser de côté ce qu’elle a d’aliénant. En connaissance de cause, je souhaite pour mes enfants un usage très raisonné de toutes ces possibilités. Par exemple, comme l’explique Flo la souricette dans son très riche article que je vous invite vraiment à lire, j’aimerais réduire au maximum l’usage et l’impact de la télévision sur eux. Les propos de Michel Desmurgets lors de sa conférence, à laquelle a assisté Flo, me rappellent ceux de mon beau-père, qui nous relatait également une étude citée à une conférence à laquelle il avait participé : avant 3 ans, la télé devait être bannie. Je crois qu’ensuite, de 3 à 6 ans, l’enfant ne devait la regarder qu’accompagné d’un adulte, à la fois pour choisir des programmes adaptés mais également pour expliquer les images auxquelles l’enfant est exposé, l’aider à exprimer les sentiments qu’elles peuvent générer en lui. Au-delà, de 6 ans, le temps de visionnage devait être encore très restreint et je crois qu’il n’y avait que vers 9 ans que l’enfant pouvait vraiment regarder seul la télé – mais toujours des programmes adaptés bien sûr ! Bref, il faudrait que je lui re-demande les références de cette étude.

Pour autant, je ne crois pas, comme je le disais plus haut, que l’on puisse bannir la télévision totalement dans la mesure où l’on a un poste chez soi – si on a fait le choix de ne pas en avoir, la question des limites d’utilisation se pose évidemment moins. L’exemple de l’usage qu’en font les parents est certainement le meilleur argument pour un usage raisonné de la part des enfants. Chez nous, surtout depuis que notre rythme de vie a évolué avec Pti Tonique, on ne regarde plus la télé que certains soirs – quand on a la force et uniquement lorsqu’il est couché. Lorsque je suis avec mon fils, je n’allume jamais la télé, je ne veux surtout pas le voir hypnotisé par l’écran. Evidemment, ça n’est pas toujours facile de vaquer à mes occupations en l’ayant dans les pattes (sachant qu’il joue assez peu tout seul) mais pour l’instant, on a trouvé nos palliatifs : portage, faire les choses ensemble au fur et à mesure qu’il grandit, etc.

En parlant de portage, Maman Nature 49 nous fait partager un extrait édifiant d’un petit livre non moins passionnant, d’où il ressort deux choses (selon moi) :

-         le portage est avant tout un moyen d’avoir son bébé contre soi, donc de répondre à ses besoins de nouveau-né sans pour cela dépenser à la fois des trésors d’ingéniosité pour l’occuper ni des fortunes en magasins de puériculture pour trouver le transat-balancelle-lumineux-multicolore qui joue de la musique le plus cher et le plus top du marché… qui en plus ne marche pas (chez nous, rien que poser bébé était impossible alors…)

-         le portage offre à voir à l’enfant le monde qui l’entoure, le fait participer aux activités de sa famille, à la vie, sans être le centre d’attention permanent de ses parents, ce qui n’est absolument pas son but puisque là où ses parents se passionnent pour lui, lui se passionnent pour ses parents, qu’il veut voir vivre et agir. C’est ainsi qu’il apprend, tout en douceur et en sécurité.

Une fois qu’il est grand, une fois que notre enfant a découvert son environnement et qu’il souhaite activement y participer, les tentations sont nombreuses pour lui, autant par le biais de la télé que dans son environnement familier proche. C’est alors aux parents de trouver le juste équilibre, la frustration utile, pour que la profusion qui s’offre à l’enfant ne le dépasse pas, ne le rende pas fou tout simplement (voire les crises de nerfs des enfants dans les supermarchés). Cécilie nous a donc proposé une intéressante réflexion sur ce thème : on y trouve d’ailleurs de nombreuses questions sous-jacentes comme « satisfaire tous les désirs de son enfant est-il une preuve d’amour ? ».

Mais non content de perturber nos enfants en leur offrant un monde hyperstimulant de profusion, le marketing voudrait même leur dicter leurs choix, aussi bien dans les jeux que dans les codes vestimentaires, car mettre les gens dans des cases facilite notamment le ciblage publicitaire. C’est sur la question des codes couleurs vestimentaires que s’est penchée Mamaurèle, en remontant le temps pour nous dévoiler que le rose notamment, n’a rien d’une couleur historiquement féminine… bien au contraire verrez-vous !

Je vais à présent emprunter à Mamaurèle la citation qui concluait son article et me paraît ici aussi être une conclusion fort appropriée (en généralisant le mot « fille » par le simple mot « enfant ») : « Je n’aurais jamais pensé, en ayant une fille, que l’une de mes tâches les plus importantes serait d’empêcher la société de consommation de faire main basse sur son enfance. »

Repost 0
28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 08:19

Pendant ma grossesse, mon beau-père (pédiatre), nous avait fait passer à Mr Sioux et moi un article médical du  Docteur Marc Piliot, pédiatre à la maternité Gustave Dron (Tourcoing, Nord) et président de la CoFAM. Dans cet article, il expliquait la théorie que ses observations lui avaient permis de bâtir, concernant les premiers éléments fondateurs de l’attachement entre la mère et l’enfant, et plus particulièrement le premier regard.

N’ayant pu conserver ledit article, j’ai retrouvé une interview de ce médecin dans le livre « Attendre bébé… autrement » dont j’avais un peu parlé ici. En voici quelques jolis extraits :

« Avant même le sein, la première chose que va chercher le nouveau-né, c’est le regard. C’est le regard qui donne un sens à ce qu’il vit. Nous, les humains, sommes les seuls mammifères à utiliser le regard comme moyen de reconnaissance, comme langage d’amour et non pas comme simple signe d’agressivité. Ce regard du naissant est extrêmement perçant. C’est c que j’ai appelé le « proto-regard » (du grec prôtos : premier). Pour les mères qui souffrent de problèmes socio-psychologiques, ce regard a un côté très constructeur. Pour les autres, il est très impressionnant. En témoignent les réflexions de certaines mamans : « on a l’impression d’être en relation avec son âme », « on dirait qu’il contient toute la sagesse du monde ». Pour la maman, le premier regard de son bébé crée un « élan maternel » à tout jamais. Pour le nouveau-né, il l’humanise et le transforme en être de conscience et de pensée, en être de désir. »

 

proto-regard.jpg

 

Notons tout d’abord qu’il se garde bien de parler d’ « instinct » maternel, ce sentiment si sujet à débat.

Ensuite, si cette théorie est à la fois intéressante et poétique, elle peut aussi s’avérer anxiogène, prise au pied de la lettre. Avec Mr Sioux, je me souviens qu’on s’était dit en rigolant : « On a pas intérêt à le rater ce premier regard, sinon tout sera foutu entre Bébé Sioux et nous !! ». Un peu comme les différentes théories du « tout se joue » avec tel âge…

Mais le médecin nous rassure :

« Mais que les mamans – nombreuses, après tout ! – qui n’ont pas eu la chance de vivre pleinement ces premiers instants se rassurent. L’être humain possède une capacité extraordinaire à s’adapter, à réparer. C’est le phénomène de résilience, popularisé par Boris Cyrulnik. »

Je me souviens avec une grande acuité de ces instants. Sans doute les photos et le mini film que Mr Sioux a faits de ce moment n’y sont pas pour rien.

J’étais fascinée par ce petit regard sombre et insistant. J’étais émerveillée que ce tout petit être, après avoir poussé un grand cri lors de sa sortie du cocon maternel, soit si apaisé tout contre moi. J’osais à peine bouger de peur de faire voler en éclats cet instant si fort et indescriptible, j’étais amoureuse. Avec le recul, je dirais même que « j’étais mère » - bien que ce qualificatif m’ait longtemps paru étranger à mon état.

Le proto-regard de mon fils a fait de moi une mère et a vraiment créé, je crois, cet « élan » mentionné par le Dr Pilliot, cette envie soudaine et qui ne pourra plus jamais s'éteindre, de veiller sur lui, quoiqu’il arrive.

Un dernier extrait de l’interview, décrivant ces premiers instants et les comportements « types » (s’il fallait généraliser bien que tout le monde sache qu’aucun couple mère/enfant ne rentre vraiment dans ce moule) des protagonistes :

« Après une période de repos ou de veille calme de quelques minutes, le nouveau-né commence à avoir un regard extrêmement concentré et intense, avec un maximum vers 20 minutes de vie. Il s’intéresse surtout au visage – notamment les yeux – et au sein de sa mère. […]

 La mère, elle, commence d’abord par effleurer les bras et les jambes du nourrisson, puis elle le touche plus franchement, le caresse, le respire, aussi. Intuitivement, elle place son visage en position de face à face pour qu’elle et son bébé se regardent dans les yeux. Enfin, elle se met à lui parler d’une voix haut placée, la « voix de mère », comme disent les chercheurs, remplie de sonorités particulièrement attirantes pour le bébé, qui aime les voix aigues ».

Repost 0
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 05:04

En attendant de tomber enceinte, je commence tout doucement à me préparer, d'une façon bien différente que lors de ma première grossesse. Je ne vais plus vers l'inconnu, j'ai déjà vécu une grossesse et un accouchement : plus que tout, j'entrevois beaucoup mieux ce que je souhaite et ce qui existe. On peut dire qu'Internet, les blogs, les échanges qu'ils occasionnent y sont pour beaucoup dans cette réflexion (les écrits de Ficelle, de la Poule, de l'incontournable 10 lunes pour ne citer qu'elles, que je me souviens avoir lues au tout début de mon questionnement).

En attendant donc d'avoir la grande joie de contacter ma sage-femme pour lui demander de bien vouloir m'accompagner globalement dans ma nouvelle (future) grossesse, je potasse un certain nombre de livres très intéressants, dont certains m'avaient été conseillés en commentaires de cet article.

Lors de l'arrivée de ma commande Amazon, j'ai choisi de commencer par le plus petit de ces livres, écrit par un auteur que je commence à connaître parce que je viens de lire 2 autres de ses livres dans la même collection Jouvence : Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, avec "Pour une naissance à visage humain".

 

pour-une-naissance-a-visage-humain.jpg

 

Ce petit ouvrage me paraît être l'outil idéal pour une base de réflexion sur ce qui se pratique et ce que l'on souhaite pour l'accouchement. Il n'est pas toujours très objectif à mon sens (on sent clairement pour quel type d'accouchement milite l'auteure !), donc à manier avec circonspection et esprit critique comme souvent, mais il offre la possibilité de bien se questionner sur de nombreux points.

Sa lecture est agréable, brève. On ne perd pas de temps, on aborde l'essentiel (je crois que je l'ai déjà dit, ça). De ce fait et étant donné mes précédentes lectures citées plus haut, ce livre a plutôt enfoncé des portes ouvertes pour moi... non pas parce qu'il est mal écrit mais parce que je suis déjà convaincue par ce qui y est énoncé ! Il y a aussi des infos que je considère comme "bien connues" maintenant (stats sur déclenchement, nécessité episio, effet des hormones naturelles si on les laisse agir et qu'on accompagne la parturiente, etc). Il y en a d'autres que j'ai trouvées surprenantes, notamment concernant les examens pendant la grossesse. 

"Troisième exemple, le diabète gestationnel.

La plupart des professionnels de santé ne se rendent pas compte de l'impact nocif du terme "diabète gestationnel". Quand on donne ce diagnostic à une femme enceinte, elle a évidemment tendance à confondre ce qui est la réponse transitoire de con corps aux besoins du foetus, avec une maladie chronique grave. Un tel terme transforme en un instant une femme enceinte heureuse en une malade, alors qu'il ne s'agit pas d'une maladie (un médecin a pu parler de "non-entité" à propos du diabète gestationnel, un autre a écrit qu'il s'agissait d' "un diagnostic attendant toujours sa maladie"). Une étude portant sur l'ensemble de la population canadienne a montré que le dépistage systématique du diabète gestationnel n'améliore pas les statistiques périnatales. En effet, dans certaines parties de l'Ontario, on l'arrêta en 1989, alors qu'il continuait ailleurs dans l'Etat. On s'aperçut ainsi qu'il avait pour seul effet de dire à 2.7% des femmes enceintes qu'elles avaient un diabète gestationnel, sans que cela change quoi que ce soit aux taux de mortalité et morbidité périnatales.

Beaucoup pensent donc qu'on ne devrait plus faire systématiquement le test de tolérance au glucose (hyperglycémie provoquée) chez les femmes enceintes. D'autant qu'un tel diagnostic n'a aucune utilité puisqu'il amène généralement comme prescription que des recommandations qu'on devrait donner à toutes les femmes enceintes, du genre : préférez les sucres lents aux sucres rapides, mangez des fruits et des légumes, faites de l'exercice, etc. Il ne sert qu'à inquiéter la femme."

Ce à quoi Papa Sioux me répondit : oui mais pour le pourcentage de femme pour qui cela aura un impact vital sur le bébé, ça vaut le coup de le dépister et de faire plus attention, non ? Principe de précaution quoi... Moi, il n'empêche que je me demande si je ferai ou pas cet examen la prochaine fois. Je pense que je demanderai aussi son avis à ma sage-femme. 

"Les préparations à l'accouchement

[...]

Dans les années 70, l'"offre" en matière de préparation s'est énormément diversifiée : yoga, sophrologie, chant prénatal, danse prénatale, préparation en piscine, haptonomie, etc. Les femmes ne savaient parfois plus quoi choisir.

Actuellement, ces différentes méthodes existent toujours (notamment l'haptonomie), mais on peut dire que, depuis déjà pas mal d'années, la préparation à l'accouchement est en crise. Beaucoup pensent, même s'ils ne le disent pas tout haut, qu'une femme "sous péridurale" n'a pas besoin de se préparer (si ce n'est en discutant de ladite péridurale avec l'anesthésiste). Un taux élevé de péridurales, couplé à une pénurie de personnel, a fait que, dans beaucoup de maternités, les séances de préparation se sont réduites comme peau de chagrin et vidées dans leur sens.

Pourtant, avec ou sans péridurale, la grossesse et l'accouchement sont des évènements assez importants dans la vie d'une femme (et dans son corps) pour qu'il vaille la peine de s'y arrêter, d'en parler en couple, en groupe, etc. Aussi trouve-t-on de plus en plus de préparations à la naissance assurées par des sage-femmes libérales.

A chacun de voir ce qui lui convient le mieux parmi les différentes techniques proposées."

Je peux vous dire que personnellement, sans trop réfléchir, j'ai suivi la préparation à l'accouchement de ma maternité et j'ai trouvé ça nul. Déjà, comme disait Papa Sioux à qui j'avais fait lire plein de passages présélectionnés de bouquins pendant la grossesse, on a pas appris grand-chose (et il était tout fier, quand il entendait des couples poser des questions, de déjà connaître la réponse !) mais surtout, les séances sur comment gérer les contractions et la poussée... hum hum ! C'est pas avec ça que j'aurais pu gérer sans péridurale ! Alors évidemment, comme j'ai pris la péridurale (a fortiori avec un accouchement déclenché), je peux vous le confirmer : c'est bien plus simple pour tout le monde et une fois anesthésiée, j'avais plus besoin de savoir quoi que ce soit de physiologique, à part piquer du nez en attendant la fin ! [d'ailleurs, là maintenant tout de suite, je réalise que le peu de positions qu'on nous avait conseillées pour gérer la douleur, j'ai absolument pas pensé à les essayer le jour J, quand j'attendais avec impatience ma piqure salvatrice !]

 

Il y a un petit encadré très intéressant sur l'accouchement à la maison, qui dit ce que j'ai déjà pas mal lu par ailleurs mais voici un extrait de la conclusion :

"Il peut y avoir moins de risques à domicile dans la mesure où sont évités des gestes pouvant être iatrogènes, où le professionnel présent n'est là que pour une femme et peut très vite s'apercevoir que les choses ne se déroulent pas normalement, et où, après la naissance, le nouveau-né n'est en contact qu'avec des microbes familiaux et familiers."

 

"Le coaching de l'accouchement

Le "poussez ! poussez ! poussez !", qu'on entend dans tant de films et de séries télé (et dans tant de salles de travail), devrait lui aussi disparaître, si l'on suit l'étude de chercheurs américains montrant que le "coaching" de la mère pendant la deuxième phase de l'accouchement n'a pas vraiment d'avantages et a quelques inconvénients : dans le groupe de femmes encouragées par la sage-femme à pousser, le bébé n'est arrivé  que treize minutes plus tôt que dans le groupe de celles à qui on avait dit de faire comme elles le sentaient ; et les mères "coachées" ont eu plus de problèmes urinaires par la suite..."

Ca n'est pas sans me rappeler ma propre poussée. Au moment où j'ai senti la tête de mon bébé arriver, où je le sentais lui-même pousser, j'avoue que la sensation m'a surprise et désorientée. J'ai appelé la sage-femme qui, après examen, m'a confirmé qu'effectivement, on touchait au but ! Avec le recul, je me dis que dans un système d'accompagnement global, ma sage-femme n'aurait déjà sûrement pas eu besoin de m'examiner une fois de plus, mais surtout, elle m'aurait expliqué comment continuer à écouter mon corps pour accompagner moi-même la descente de mon enfant, sans poussée inutile... J'ai vraiment la sensation que mon fils aurait pu sortir presque tout seul, tellement son cheminement semblait être naturel, aisé.

 

Un autre encadré nous rappelle qu'il n'est bien sûr pas question d'idéaliser l' "avant" médicalisation, qui était bien sûr loin d'être rose, "d'où la question qu'on trouve si souvent dans les romans de l'époque : "Faut-il sauver la mère ou l'enfant ?". On comprend dans ces conditions que les femmes aient été séduites par la promesse de sécurité que leur faisait le corps médical, sans se rendre compte que dans le même temps, elles y perdaient leur autonomie et leur liberté de manoeuvre". Bon, OK, la fin de mon extrait revient quand même à dire que le corps médical en fait trop... enfin,l'idée reste que la médicalisation est évidemment un grand progrès pour la sécurité de la mère et de l'enfant, mais qu'elle devrait rester au second plan lorsque tout se passe bien (encore faut-il prendre le temps d'observer justement comme cela se passe, d'écouter la mère), comme un simple filet de sécurité, à distance.

 

Un autre petit paragraphe très clair qui m'a aussi frappée.

L'aspiration

Il faut s'arrêter sur l'aspiration (aspiration des voies aériennes et aspiration gastrique), un geste encore quasiment systématique dans les maternités françaises et dont bien peu de parents connaissent l'existence.

Pour le désobstruction des voies aériennes, il s'agit de débarrasser le nouveau-né des mucosités dont il se débarrasserait très bien tout seul, sauf problème particulier.

Pour l'aspiration gastrique, il s'agit d'introduire une sonde dans l'oesophage, et très souvent jusqu'à l'estomac, ce qui est une façon plutôt violente d'accueillir le nouveau-né : la première chose qu'on fait passer dans ses voies digestives, ce n'est pas le lait de sa mère, mais un tuyau de caoutchouc !

Pour une fois, contrairement à ce que dit l'auteure, je suis contente parce que j'avais connaissance de cette pratique avant d'accoucher, et du fait qu'elle n'était normalement pas pratiquée si pas de besoin particulier, dans ma maternité. Pti Tonique a donc pu crachouiller quelques glaires dans les heures suivant sa naissance, tendrement lové dans les bras de son père, qui lui tamponnait alors délicatement sa minuscule bouche avec une compresse.

Dans mon entourage, y compris pour des naissances à l'hôpital, j'ai aussi plutôt l'impression que l'aspiration n'est plus faite systématiquement, et ça me rassure.

 

Enfin, l'auteure finit par citer quelques textes "à connaître", notamment :

"Parmi ces textes "officiels", citons par exemple la résolution du Parlement européen du 8 juillet 1988 qui demande l'élaboration d'une Charte des droits de la parturiente garantissant entre autre "le libre choix de l'hôpital et des modalités (position) de l'accouchement, l'assistante appropriée lorsque la femme opte pour l'accouchement à domicile, [...] l'accouchement naturel, sans que l'accouchement soit accéléré ou retardé, [...] le droit pour la parturiente de décider conjointement avec le médecin, après avoir reçu une information détaillée à ce sujet, des thérapies et des traitements" (JOCE C 235 du 12 septembre 1988, page 183 et suivantes)."

 

La semaine prochaine, je citerai à nouveau quelques passages de ce livre, mêlés à une autre source pour aborder la question des premiers instants mère/enfant, le proto-regard et la théorie de l'attachement.

 

Tout le marathon de ce Vendredi Intello, c'est à suivre par ici !

Repost 0
12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 00:01

Je suis un enfant et je me construis chaque jour.

Je suis une adulte et je ne peux pas pour autant prétendre avoir fini de me construire car la vie, mes choix, mes interactions sociales continuent de me modeler chaque jour. Mais j’ai cependant (normalement) quelques armes pour y faire face : différenciation du bien et du mal, libre-arbitre, autonomie, connaissance de la plupart de mes compétences et préférences, … Ai-je construit tout cela toute seule ? En moyenne, comme la plupart des autres adultes, j’ai eu des parents, un cadre familial qui m’a guidée afin d’aboutir à ce que je suis devenue.

Comment s’y sont pris mes parents ? Ont-ils appliqué un principe de neutralité pour me laisser aller vers la voie qui était « naturellement » la mienne ?

Et quand bien même l’auraient-ils fait, à quoi bon ? Nous n’avons pas pour but de fabriquer tous les enfants sur le même modèle, de créer une société composée d’adultes aux compétences et histoires similaires. Ca tombe bien parce que ça n’est de toutes façons pas possible !

Cette semaine, Carolacheche s’est replongée pour nous dans l’Emile de Rousseau, dont elle a cherché à tirer la quintessence. Ce que nous espérons être seulement le premier volet de son travail répond au questionnement ci-dessus : nous pouvons accompagner l’enfant dans son développement en lui tenant les portes de la vie les unes après les autres, au mieux (mais nous ne sommes pas à l’abri d’un courant d’air ou d’un instant d’inattention – et mieux encore, qu’il apprenne à les tenir voire les ouvrir tout seul), sans trop lui montrer de direction, tenter de lui transmettre simplement des valeurs ou des appétences pour certaines choses (comme la musique, dont parle Caro) sans enfermer. Cela se résume en quelques mots : « Vivre est le métier que je veux lui apprendre ».

Mais n’est-il pas utopique de penser que l’on peut transmettre ce que l’on considère être le meilleur ou le plus neutre et laisser l’enfant se découvrir librement, alors même que chacun de nos gestes, chacune de nos attitudes et chacun de nos discours sont porteurs de notre histoire, de notre capacité à digérer pour mieux se libérer de notre histoire familiale ? Val1603 nous a ainsi rapporté un extrait de l’interview du psychiatre Serge Tisseron sur son ouvrage Les secrets de famille. Oh le vaste sujet, qui touche davantage de familles qu’on se l’imagine ! Car « Le secret n'a pas forcément une incidence problématique. Ce qui importe, c'est son poids pour son porteur et sa descendance, et la possibilité de pouvoir ou non en parler » explique entre autres le spécialiste. La grande avancée que d’admettre que les non-dits du passé affectent les générations suivantes !

Or une discipline assez récente aborde également ce poids, cette interaction inconsciente entre comportements ou évènements dans nos vies qui nous poussent à agir d’une certaine façon, et histoires de nos ancêtres – même les plus lointains ! C’est donc Kiki The Mum qui a choisi de nous présenter la psycho-généalogie, cette discipline qui accorde du crédit à la parole vraie. « Nous portons tous en nous les marques de notre éducation et par là même celles de notre enfance ».

Que nous reste-t-il donc à faire lorsque tant de choses inconscientes voire inconnues de nous, parents, peuvent avoir une telle influence sur le développement de nos bambins ?

Prendre soin d’étudier les stades dudit développement pour y déceler la façon adéquate d’interagir avec l’enfant, loin de toute influence familiale ou culturelle ? Mum-Addict nous a présenté à cet effet la théorie du développement de Piaget, mais pour mieux revendiquer une « liberté de déborder et de prendre la forme que nous voulons », au-delà de toute uniformisation éducative, de toute réponse formatée, supposée en adéquation avec une tranche d’âge donnée.

Puisqu’il n’est pas possible de faire fi de notre histoire, le plus simple ne serait-il pas d’aider les enfants à se réaliser, à trouver ce qu’ils aiment et qui est donc bon pour eux ? Phypa cite l’exemple d’un grand chef d’entreprise qui soufflait à des parterres d’étudiants « Think different », une théorie que l’on pourrait appliquer à l’éducation en général. Elle nous rappelle que comme disait Montaigne, « Enseigner ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu ».

Le plus pertinent serait donc d’accompagner les enfants dans ce qui semble leur convenir, sans avoir été auparavant trop conditionnés, mais tout en ayant pleinement conscience de l’histoire familiale et du milieu socio-culturel dans lesquels ils s’inscrivent, des choix qui s’offrent à eux tant dans la société qui les a vus naître que dans celles qui les entourent au-delà des frontières mais en sachant que rien n’est jamais figé, etc… bref, un joli casse-tête que d’aider nos enfants à devenir eux-mêmes, n’est-ce pas ?

Repost 0
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 10:21

Un Vendredi Intello très léger aujourd'hui car je n'ai pas beaucoup de temps (les BP viennent manger et dormir ce soir et je ne l'ai su qu'hier soir... youhouuu l'organisation !).

Hier, je suis tombée sur cet article dans l'Usine Nouvelle (ouais, je lis des trucs super sérieux pour mon boulot) : Des LED bleues pour traiter la jaunisse des nouveaux-nés.

De la lumière bleue pour les nouveaux-nés atteints de jaunisse, rien de révolutionnaire me direz-vous. Mais si ! Lisez plutôt :

La solution développée par Philips se présente comme une couverture qui peut envelopper entièrement le bébé. L’intérieur est muni de LED bleues reliées électriquement par des conducteurs intégrés entre les fibres. Il est couvert d’une couche de diffusion optique qui répartie uniformément la lumière sur la surface. Ainsi, le bébé subit un bain de lumière bleue au plus près de la peau, sur tout le corps, sans risques particuliers puisque les LED émettent peu de rayonnement infrarouge et UV.

Le système est encore au stade de développement, mais il montre déjà beaucoup de promesses. Selon Philips, il est aussi doux qu’une couverture normale et offre un traitement efficace, tout en laissant la possibilité aux parents de prendre le bébé dans les bras sans interrompre le traitement.

 

LED-bleues.jpg


Je trouve ça chouette que des industriels (même si j'imagine bien leurs motivations profondes et que je ne me fais pas trop d'illusions sur leur altruisme) se penchent sur des traitements permettant de conserver le contact parents/nouveaux-nés, au lieu des considérations standards qui font que, dans la mesure où c'est pour la "santé" de l'enfant, les parents et les bébés ne vont pas se plaindre d'être un peu séparés, faut savoir ce qu'on veut hein !!!!

J'avoue que je fais des suppositions parce que nous, nous avons eu la chance que le taux de bilirubine de Pti Tonique ne soit pas trop élevé et ne nécessite pas de mise en couveuse sous lumière bleue. Quand je vois déjà à quel point il appréciait d'être dans son berceau, j'imagine même pas comme ça l'aurait énervé d'être dans sa couveuse sous des lumières bizarres, loin de moi. On me disait juste de le mettre près de la fenêtre, car la lumière naturelle du jour est aussi efficace que la lumière bleue, dans la mesure où on sort le bébé ou qu'on l'expose suffisamment (évitez juste le soleil dans la figure quoi !). Et puis de toutes façons, avec l'allaitement, ça ralentit voire empêche temporairement la destruction de ladite bilirubine alors c'était pas si dramatique qu'il reste un peu jaune : d'ailleurs, mon bébé était juste magnifiquement hâlé !

J'aurais aimé continuer cet article avec d'autres éléments sur les soins du nouveau-né, tirés de ma lecture actuelle de "Pour une naissance à visage humain" de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau mais je crois que ça sera pour la prochaine fois.

Bon Vendredi Intello à tous ! Les autres contributions sont ici.

Repost 0

Une Indienne Dans La Plaine

  • : Madame Sioux
  • Madame Sioux
  • : J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
  • Contact

On communique ?

Mon tipi a le Wifi. Ecris-moi !

Chercher Une Ruse

Archives

La cuisine de la semaine

La cuisine de la semaine, c'est maintenant un blog dédié... par ici !!


bandeau blog

Suivez les signaux

 

logo-rss.png

 

badge_mapage_hellocoton_160x55_white.gif

Je ruse aussi pour les VI

 

Dernier lâcher de neurones : Le chemin de la maternité [mini débrief]

Nounou-top.fr

http://www.madamesioux.fr/wp-content/uploads/2014/11/nounou-top-logo.png

<script>
  (function(i,s,o,g,r,a,m){i['GoogleAnalyticsObject']=r;i[r]=i[r]||function(){
  (i[r].q=i[r].q||[]).push(arguments)},i[r].l=1*new Date();a=s.createElement(o),
  m=s.getElementsByTagName(o)[0];a.async=1;a.src=g;m.parentNode.insertBefore(a,m)
  })(window,document,'script','//www.google-analytics.com/analytics.js','ga');

  ga('create', 'UA-44080416-1', 'over-blog.fr');
  ga('send', 'pageview');

</script>