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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:05

En ce moment, je me sens à la croisée des chemins.

J'ai le sentiment d'avoir atteint un certain accomplissement au niveau familial, comme si de solides et belles bases étaient établies, me permettant de me sentir bien, de me propulser vers l'avant avec davantage d'assurance. J'ai l'impression qu'advienne que pourra, nous sommes maintenant un noyau dur de 4 êtres qui s'aiment et feront tout les uns pour les autres, pour que leur bonheur et leur bien-être restent possibles.

Je n'aurais jamais imaginé, surtout après le déroulement de mon premier congé maternité, me plaire temporairement en femme au foyer (ou "mère à la maison" ? je n'ai jamais trouvé le terme qui me plaisait...).

Je suis plutôt du genre à militer pour l'indépendance financière de la femme (qui de retrouve tjrs sur me carreau en cas de séparation sinon), comme mon père me l'a répété toute mon enfance.

Je me souviens de cette ancienne collègue, de retour sur le marché du travail après une pause de 10 ans pour s'occuper de ses filles. Je me rappelle, avec l'insolence et les certitudes de la jeunesse, m'être étonnée de sa décision, la plaçant selon moi en position de faiblesse vis-à-vis de son mari. Et elle m'avait répondu que sans ça, sa famille n'aurait pas tenu... J'étais restée un peu dubitative - à la fois sur le principe mais aussi sur le fait que ça soit ELLE, la femme, qui ait fait ce "sacrifice" - mais comme je comprends maintenant, ce qu'elle voulait dire !!!

 

a-ma-place.JPG

 

Je ne suis pas en train de dire que je me vois mère à la maison jusqu'à la fin de mes jours (ou alors, ça va surprendre mon employeur, c'est pas trop ce que je lui ai annoncé).

En fait, professionnellement parlant, je ne sais pas du tout ce que va donner la reprise mais une fois sûre que ma fille sera aussi bien dans son mode de garde que son frère, je suis prête à laisser venir les événements et à prendre les décisions qu'il faudra si j'ai vraiment le sentiment de passer à coté de l'essentiel.

Financièrement parlant, je ne peux pas me permettre de rester en congé parental mais par contre, une reconversion, un travail qui prendrait une autre forme, ça me fait rêver depuis quelques temps.

D'un côté, cela reste complètement fantasmé pour l'instant, d'un autre côté j'ai ce sentiment étrange d' "ancrage", de tout-est-possible qui ne me quitte pas et me fait un peu plâner, espérer, croire.

Toutes les idées de gagne-pain qui me viennent sont assez peu réalisables à ce jour mais je continue de cogiter, de rêver. J'ai la sensation que la solution va finir par s'imposer à moi, prochainement.

Je crois que je vis un peu au pays des Bisounours en ce moment.

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:14

Se dire que l'on se fait entuber et en avoir la confirmation, ce sont deux choses différentes.

Et là, j'ai un peu les boules. Surtout que je ne suis pas certaine que la régularisation soit rapide ni complète. Surtout que je sais que l'on va encore "jouer sur les sentiments" comme je dirais, nous rappeler que quand même, ils sont bien sympas d'accepter ci, bien aidant de laisser faire ça, etc.

Mais zut, ça n'enlève rien à leurs obligations légales que je sache ! Ce ne sont pas des choses qui se négocient !

Bien sûr, tout n'est pas noir. Tout est loin d'être blanc aussi, évidemment. Cela dit, aucun job n'est parfait hein. Mais une chose est sûre : le moment venu, lorsque j'en aurai marre ou que mes autres projets seront en voie de se concrétiser, je ne devrais pas ressentir la moindre culpabilité à partir. Après tout, personne n'est indispensable (ou encore "les cimetières sont remplis de gens indispensables") alors inutile de se mettre la rate au court-bouillon. L'employeur rebondit toujours.

J'avais besoin de l'écrire pour essayer de moins y penser, pour ne pas me laisser gâcher la journée par cette révélation, pour ne pas me laisser ronger par la rancoeur et l'agacement.

Car à part ça, tout va bien, non ?

 

malaise-pro.jpg

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 06:55

Depuis quelques mois, ma boîte fait des travaux pour rénover d'anciens bureaux afin d'y loger les nouveaux arrivants - voire les anciens. Nous assistons donc à un balai incessant d'artisans en tous genres et nous "subissons" parfois leurs méthodes de travail ou les aléas de leurs tâches : radio à fond (bon, quand c'est Shakira ça va mais desfois...!), coups de burin pour casser des cloisons, fortes odeurs de peinture (que je supporte d'autant moins à cause de mon état, toute paniquée à l'idée que ça puisse abîmer mon oeuf Sioux), etc.

Parmi ces choses, il y a bien sûr les dialogues entre les ouvriers, parfois cocasses, parfois navrants, comme c'était encore le cas hier. L'une des entreprises qui intervient le fait en duo ouvrier-apprenti. Enfin, le jeune homme en question (18-20 ans) était apprenti il y a quelques temps mais il est maintenant salairé de l'entreprise à ma connaissance. A l'époque où il était encore apprenti, la société était déjà venue effectuer d'autres travaux chez nous et ma direction avait été choquée de la façon dont le jeune homme était traité par l'ouvrir avec qui il travaillait, des remarques méprisantes et moqueuses qu'il subissait chaque jour. Ma direction avait fait remonter l'information au patron de la société pour lui signaler ce comportement que l'on jugeait déplacé.

Donc hier matin, j'ai été témoin (auditivement parlant) de l'une de ces scènes :

- Qu'est-ce que je t'avais demandé ?

- Bin des chevilles.

- Et ça, c'est des chevilles ?

- Non mais....

- Bon alors ! Putain c'est pas possible, tu comprends jamais rien toi ! J'en ai ras-le-bol !!!

Un moment plus tard :

- Putain mais METS TES MAINS là !! Tu vois pas que c'est du 6 ???

 

Et vas-y que l'ouvrier continuait sur sa lancée injurieuse, d'une voix forte et insupportable...Déjà le type, il ne préoccupe même pas de savoir s'il peut être entendu (or c'était le cas, par au moins 6 ou 8 personnes travaillant dans les bureaux) et surtout, je ne comprends pas comment on peut se comporter de la sorte avec un autre être humain, le rabaisser ainsi sans cesse, l'humilier chaque jour un peu plus.

 

humiliation-boulot.jpg

 

En plus, si le jeune a un réel problème de compréhension, il suffit d'en parler avec la direction, de voir s'il est vraiment fait pour ce boulot, s'ils veulent le garder ou pas... je sais pas mais il y a sûrement plus constructif ! Et le jeune qui ne doit pas oser dire quoi que ce soit, certainement trop content d'avoir un job.

Et encore, je sais qu'il y a pire. Qu'en termes de harcèlement moral, on a entendu des phrases plus dures, supporté des choses plus terrifiantes encore - quoique, je ne suis pas en mesure de quantifier le mal-être du jeune homme qui se fait quotidiennement rabrouer.

Mais tout de même : faut-il laisser faire ?

***

Une autre petite remarque qui m'avait parue déplacée, alors que ça n'est habituellement pas le genre de ma direction : mon boss qui demandait à un collègue, au café, devant tout le monde, s'il était vraiment malade, parce qu'il avait "pas une tête de malade" (le collègue en question souhaitait partir chez le médecin juste après, prétextant qu'il ne se sentait pas bien, 2h après son arrivée).

Non mais franchement, que veux-tu répondre à ça devant 15 personnes ???

Déjà, que toutes les maladies ne se voient pas, certes. Ensuite qu'il n'est peut-être pas utile de faire ce type de diagnostic sauvage et mettant en doute la parole de l'autre devant tous ses collègues...

Alors certes, mon boss avait des raisons de penser que la maladie dudit collègue était peut-être un peu imaginaire (ou alors, c'était peut-être davantage un mal-être dû à une mésentente avec sa hiérarchie directe qu'un réel malaise physique) mais quand bien même ?

Restons respectueux les uns des autres.

On ne peut pas dire que l'on sorte grandit ou victorieux d'avoir mis autrui dans cette position.

Je ne comprends vraiment pas.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 10:24

Ou comment mon dernier entretien professionnel a modifié une bonne fois pour toutes la gestion de mon temps et de mes priorités.
Si je ne progresse pas professionnellement, il semblerait que je ne puisse m'en prendre qu'à moi-même. Je ne peux pas nier, même si je suis la seule à savoir combien de temps exactement, que je suis un peu plus connectée que je ne le devrais sur des sites sans rapport avec le boulot, que je suis trop sur mon téléphone portable, bref, que malgré le sérieux par ailleurs reconnu de mon travail, je n'y suis pas à 100%. Et dans ces conditions, pas d'avancement.
Pour autant, les causes sont un peu plus complexes...
Je me pose pas mal de questions en ce moment. Dans de nombreux domaines mais pour le reste, j’en reparlerai plus tard. Là, il s’agit du travail. Pourquoi ai-je autant tendance à la dispersion (mis à part le plaisir que je prends à blogger et lire) ? S’agit-il :

  • d’un véritable problème de concentration, intrinsèque ?
  • d’un manque d'intérêt pour mon travail ? La question subsidiaire étant : ai-je autant tendance à la dispersion/au manque d’autodiscipline quand je fais quelque chose qui me tient beaucoup plus à cœur ? Je dirais que oui, quand même, mais dans une moindre mesure.
  • du fait que j’ai la tête bien trop pleine ? Comme je l’avais dit à l’occasion de mon petit burn-out, je cogite en permanence à tout ce que je gère à la maison, tout ce qui doit être anticipé, fait sous peu, organisé, réparti, etc. Je dresse des listes sur mon iPhone. Sans parler des idées de billets qui me viennent aussi et que je m’empresse de noter, sans oublier de gérer le planning de la famille pour les mois qui viennent. Si Mr Sioux est très présent dans les actes, il n’a pas la même charge intellectuelle que moi pour tout ce qui est intendance et logistique. Là encore, il va vraiment falloir qu’on se penche sur la question – comme pour le ménage, dont la planification attend toujours.

Même si ça s'est un peu accentué avec la maternité et tout ce que cela suppose de choses en plus avec lesquelles jongler, j'ai l'impression d'avoir toujours été comme ça : « rêveuse » dirons-nous pour être positifs. Dispersée ? Trop multitâches finalement pour être jamais à fond sur une chose en faisant abstraction de tout le reste ? Oui, je crois qu'on peut bien dire ça de moi. Il est très très rare que je sois à 100% concentrée sur une seule chose, quelle qu'elle soit. Y'a de quoi en prendre ombrage pour certains (pensons au temps passé avec mon fils et mon conjoint par exemple) mais c'est comme ça. Ça n'est pas un défaut d'intérêt, c'est juste que mon esprit vagabonde et que je ne sais pas, je n'ai pas appris ou il n'est pas possible de le brider.

Pour autant, au boulot, il va falloir sérieusement y travailler. Et cela me sera peut-être même bénéfique par ailleurs si j’y parviens.

J’ai commencé par enlever les notifications Twitter sur mon téléphone portable. Une source de distraction de moins, que je ne verrai plus s’allumer du coin de l’œil. Je vais aussi trouver d’autres moyens de faire des pauses que d’aller sur Hellocoton ou les blogs des copines, lorsque je ressens le besoin de prendre du recul sur un document de travail sur lequel je n’arrive plus à me concentrer. Je dois trouver un autre moyen de distraction temporaire qui ne risque pas de dériver en y passant ½h.

Je ne sais pas quand est-ce que je rattraperai mon retard de lecture. Ca me conduira peut-être aussi à écrire moins, ou à m’organiser différemment et à le faire le soir, bien que j’en ai de moins en moins le courage, me laissant couler dans la fatigue et dans mon lit dès que possible.

En fait, j’entame un plan d’austérité. Je suis dans le moove, non ?

Mais c’est pour mon bien à long terme. Et je vais aussi chercher des solutions aux problèmes de concentration, du côté de l'homéopathie pour commencer, puisque je suis déjà un peu dedans pour soigner de petites angoisses.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 04:27
  • il faudrait que je me couche plus tôt, pour pouvoir assurer le lendemain mais aussi :
  • il faudrait que je me lève plus tôt que mon fils, afin de profiter d'au moins 1/2h de calme et de volupté petit-déjeuner rien qu'à moi
  • il faudrait que je passe ma journée à :
    • Empêcher mon fils d'ouvrir les tiroirs et placards de la cuisine pour en sortir torchons et ustensiles
    • Faire des tours de poussettes sur tous les chemins autour de la maison pour le distraire ou l'endormir (surtout) ou à gronder pour qu'il s'endorme dans son lit (CHAQUE jour, à CHAQUE fois...)
    • Mettre mon fils sur mon dos dès que je veux faire une tâche à laquelle je ne souhaite pas qu'il "participe" (type étendre le linge) ou qu'il risque de trouver longue sans moi pour jouer avec lui pendant ce temps (type faire la vaisselle ou passer l'aspi)
  • il faudrait que je profite des (petites) siestes de mon fils pour à la fois :
    • me reposer (dormir ou smnoler)
    • aller aux toilettes (eh oui)
    • prendre du temps pour moi en lisant un bon polar ou en me consacrant à toute autre activité de mon choix (je n'ai pas d'exemple parce que je n'ai même plus le temps de l'envisager)
    • ranger tous les jouets éparpillés dans la maison
    • nettoyer un peu
    • préparer son repas et le mien
    • écrire sur mon blog et commenter ceux des autres...

(vaste programme pour si peu de temps libre dans la journée !)

  • sans oublier de faire coller toutes les tâches diverses à effectuer à l'extérieur (courses, démarches diverses) avec les temps de jeux et de repos de mon fils
  • il faudrait que je me prévois des activités fixes où je rencontrerais du monde (ateliers de parents), des après-midi avec des copines mamans, pour ne pas déprimer dans mon train-train quotidien avec mon fils pour seul interlocuteur et ma maison pour seul horizon.

Non, vraiment, c'est trop épuisant, je ne suis pas faite pour ça (pas actuellement en tous cas).

C'est pour ça que lundi, je vais retourner bosser. Je ne peux pas dire que ça m'enchante non plus. Mais ça m'aide à profiter de Pti Tonique autant que j'en suis capable pendant ces quelques jours seule à la maison avec lui.

 

si-j-etais-mere-au-foyer.jpg

elle par exemple, elle a l'air de gérer un peu trop bien...

 

(PS : je suis la première à ne pas aimer cette appellation de "mère au foyer" mais je ne sais pas quoi dire d'autre)

 

Edit : pour les éventuels nouveaux arrivants, j'ai déjà repris le travail quand Pti Tonique avait 3 mois (et il a 1 an). Là, je suis juste en congés d'été dont une semaine seule avec bébé car Papa Sioux travaille.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 05:04

Moi, j'aime bien les tags, parce que pour l'overbookée neuronale que je suis actuellement, ça évite de trop cogiter, c'est un billet tout trouvé ! Bon, évidemment, faut quand même réfléchir au contenu après. Mais celui-là, il était fastoche, j'avais juste à reprendre mon CV pour le faire !

Je remercie donc Tournicoti Tournicoton de m'avoir passé le flambeau et je vous dis tout sur ma vie professionnelle passé, avant le VRAI job en lien avec mes études que j'occupe actuellement.

 

1. Serveuse

Je vivais à l'époque dans les abords d'un grand parc d'attractions français qui était donc entouré d'une immense zone hôtelière. J'ai commencé ma vie professionnelle là, dans le restaurant de l'hôtel-restaurant 2* d'une chaîne hôtelière nationale. Rien de folichon hein, c'est juste pour expliquer.

Au début, je n'avais pas encore 18 ans donc je ne pouvais pas faire le service du soir. J'ai donc commencé aux petits-déjeuners : desservir et nettoyer les tables laissées en vrac par des hordes de touristes affamés et pressés de partir au parc, le tout aussi rapidement que possible pour faire de la place à ceux tout aussi affamés qui arrivaient les bras chargés de victuailles en provenance du buffet. C'était vraiment la course en plein été mais du coup, on ne voyait pas le temps passé. En plus, quand je déposais les plateaux plein de vaisselle sale à la plonge, il y avait le beau plongeur aux yeux bleus qui me faisait un gentil sourire à chaque fois : c'était le pied !

Puis je suis passée au service des repas de midi mais surtout du soir, c'est là qu'ils avaient le plus besoin de renfort. On refusait encore du monde à 22h, c'était la course. Mais j'adorais ça ! A tel point que j'avais sorti à mes parents que je ne voulais plus aller en prépa à la rentrée, c'était chiant les études, je pouvais tout aussi bien continuer à être serveuse, etc. Ouais bon, j'étais un peu paumée quoi (attention, ça n'est pas un jugement de valeur ce que je dis, juste que ç'aurait été idiot de rater l'opportunité de faire des études - je suis quand même bien contente de la vie que j'ai maintenant !). En plus, cet été-là, j'ai bu mes premières gouttes d'alcool, j'ai élargi de façon certaine mon horizon masculin... bref, j'ai vécu au rythme de la restauration, c'était un univers bien particulier, un microcosme rien que dans ce restaurant avec le personnel de la réception, des cuisines, de la salle, etc : ça faisait beaucoup de monde et je naviguais au radar dans ce cercle et cette "vraie vie" de travailleur avec la motivation et la naïveté des débutants.

J'y suis retournée l'été suivant (les boss étaient contents de moi, je bossais bien !) et même quelques week-ends pour les dépanner pendant l'année scolaire (ce qui n'était pas franchement au goût de mes parents qui préféraient que je me concentre sur mes études).

La 3e année, je suis passée au job n°2 (ci-dessous) mais tout en continuant à faire des extras les jours où je ne travaillais pas, dans un autre hôtel-restaurant de la zone, retour aux petits-déjeuners cette fois (ouch le réveil !).

 

serveuse.jpg

 

Entre les deux, j'ai aussi failli faire hôtesse d'accueil pour les attractions du parc susmentionné et ça, ça aurait été chouette pour utiliser les langues étrangères que j'adore parler. Mais entre temps, j'avais trouvé mieux - tant pis pour ledit parc qui avait mis 2 pombes à me répondre - à savoir...

 

2. Receveuse péagiste

Ce job, c'était le moins fatigant et de loin le mieux payé de tous (surtout les horaires de nuit et les dimanches : gros jackpot !) !

Enfin, le moins fatigant, c'est vrai dans le sens où tu es assis tout le temps, sauf que je faisais les 3x8 donc quand il fallait embaucher à 4h du mat', ça faisait quand même drôle. C'était aussi un peu flippant d'être la seule cabine ouverte du péage à cette heure tardive et peu fréquentée... On pouvait s'amener ce qu'on voulait donc je me prenais un thermos et me faisais du thé, je lisais un bon bouquin (oui, à 2h du matin, selon la gare de péage où l'on se trouve, il n'y a pas une voiture toutes les 5 minutes). On pouvait même s'amener de quoi regarder un film si on voulait mais je n'avais pas de lecteur DVD portable et mon ordi portable de l'époque était énorme, pas très pratique. En journée, ça passait plutôt vite, sauf créneau de calme plat et ça dépendait de la gare de péage à laquelle je bossais. Celle du parc d'attractions (toujours lui !) par exemple était assez fréquentée la journée mais moins la nuit.

Parfois, je bossais en temps que "renfort", c'est-à-dire que je faisais la navette (dans une voiture aux couleurs de la société d'autoroute, la classe !) entre les 5 gares de péage de la zone couverte par mon unité et je remplaçais les receveurs pour qu'ils prennent leur pause, je remplissais les machines des gars en rouleaux de tickets, je faisais de la monnaie aux receveurs, etc. C'était marrant et ça passait encore plus vite que quand on est assis dans sa cabine 8h non-stop.

 

3. Caissière (dans un gros hypermarché)

J'ai commencé par faire ça un été, celui de mes 21 ans je crois, puis j'ai continué en contrat étudiant, de septembre à décembre. J'y allais alors le mercredi soir après les cours, le vendredi soir et tout le samedi. Et aussi certains jours fériés où c'était ouvert (dimanche de décembre par exemple) et mieux payé !

Franchement, c'est clair que c'est répétitif comme job mais dans cette enseigne-là, y'avait pas trop à redire, j'ai trouvé que ç'aurait pu être pire.

Moi, au début, j'adorais passer les articles : c'était tout bête, ça passait bien le temps. J'avais l'habitude et j'étais toute fière de moi de savoir dans quel sens attraper l'objet pour passer le code-barre devant le lecteur sans même le chercher - on a les joies qu'on peut, hein (en fait, c'est au cours de la formation qu'on se rend compte qu'on débute, à chercher longuement le code barre de chaque article en le retournant dans tous les sens pendant que les clients attendent), je connaissais tous les codes abrégés de certains articles (packs d'eau, baguettes, légumes à la pièce, etc) par coeur... Le plus ennuyeux, c'était le paiement. Là, ça durait longtemps, les gens qui finissent de ranger leurs courses, qui cherchent leur carte de fidélité (et devoir demander à CHAQUE fois "vous avez la carte du magasin ?" *sourire*), qui cherchent leur CB, leur carte d'identité pour le chèque, etc. C'est à ce moment-là que l'on s'ennuie le plus je trouve. Du coup, je n'aimais pas être à la caisse - 10 articles parce qu'on y passe plus de temps à encaisser qu'à scanner les articles. A l'inverse, j'adorais voir arriver les gens avec leurs énormes caddies de la semaine remplis à ras-bord. 

Ce qui m'amusait aussi, c'était de découvrir des produits que je ne connaissais pas lorsque je les scannais et de les retenir pour aller les acheter et les essayer à l'occasion - je vous ai dit que j'étais une consommatrice mais que je me soignais ?

Bien sûr, il y avait des clients très cons, on assiste à des situations assez épiques mais bon, c'est pas pire qu'ailleurs - on croise des cons dans tous les métiers. J'avais même dégotté un admirateur qui m'appelait par mon prénom (écrit sur un badge) et qui me précisait qu'il passait là parce que c'était ma caisse - la cinquantaine le type hein... pas trop flippant mais quand même, il aurait pas fallu qu'il insiste trop, ça me mettait pas top à l'aise ! En revanche, j'avais un charmant petit collègue avec qui j'avais bien fait connaissance (huhu).

Arrivée en décembre de mon contrat étudiant, j'aurais pu continuer et être prolongée mais je saturais vraiment, le rythme me pesait, je n'avais que très peu de temps pour moi le week-end après des semaines de cours chargées. D'ailleurs, même ma chef m'a dit qu'elle voyait bien que je n'arrivais plus vraiment avec le sourire et que ça n'avait plus l'air de me convenir. Donc on s'est arrêtés là, sans regret.

 

Comme j'étais alors arrivé en licence, l'été suivant, j'étais en stage. Et les suivants également, je n'ai plus eu l'occasion d'avoir de vrais petits boulots et le week-end, je le passais 1 fois sur 2 dans le train pour aller voir Papa Sioux, qui n'était plus dans la même ville que moi !

Et puis avec les stages, c'était la fin de la belle vie financière puisque c'était beaucoup moins bien payé (voire pas du tout) que mes jobs d'été. Mais c'était aussi plus utile pour ma vie profesionnelle ultérieure alors on va pas se plaindre, hein ? Bin si, quand même.

 

Edit : et bien sûr, je ne pense qu'à vous raconter ma vie donc j'avais oublié de renvoyer le boomerang.

Est-ce que Maman Sur Terre, Luplume, Carolacheche, Princesse Soma et Gwendy auraient envie de nous raconter la même chose ? Les autres aussi d'ailleurs, mais je ne sais pas trop qui a déjà été tagguée ou non.

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 09:47

Ceci est la suite de mes récentes aventures professionnelles, qui ont commencé vendredi dernier, dans ce billet.

Hier matin, j'ai donc eu mon entretien avec le Big Boss.

Au préalable, il est évident que j'avais passé un merveilleux week-end, à me demander, dès que j'avais un moment libre, ce que j'allais bien pouvoir lui dire et comment, et quelle place je me voyais vraiment occuper dans l'entreprise, etc. Super cool donc. Le mail de récriminations le vendredi, juste avant le week-end, je vous recommande vivement !

 

Le mail de Big Boss avait en fait pour origine une bourde récente commise par Boss et moi. Big Boss avait d'abord copieusement engueulé (échangé) le Boss, ça leur avait permis de mettre certaines choses au point pour le futur, concernant les futurs contrats que l'on serait amenés à signer.

Et là, c'était mon tour.

Big Boss me reprochait donc de ne pas assez prendre ma place, de ne pas suffisamment m'affirmer en face de Boss et d'autres membres de la direction quand j'étais en désaccord sur certains dossiers, car de mon affirmation dépendait la protection des enjeux de la boîte, vu que les autres, le juridique, c'est pas leur domaine de connaissances et qu'ils auront forcément tendance à traiter ça par-dessus la jambe.

 

C'est compliqué une PME. Surtout une qui évolue aussi vite que celle dans laquelle je travaille. Et surtout une qui a un aussi faible niveau de hiérarchisation de la mienne. En effet, je les appelle Boss et Big Boss parce que ce sont leurs titres mais au quotidien, Boss et moi on se tutoie, tout le monde se raconte sa vie et déconne, il n'y a pas d'ordres bêtes et méchants ou de salariés qui sont les sous-fifres d'autres salariés ou de la direction. C'est plutôt horizontal comme organisation. Ce qui fait que les titres des gens, et le mien en particulier, ne garantit rien : on a le titre qui va avec le diplôme ou les responsabilités mais c'est ensuite à nous de prendre la place qui va avec et de nous imposer en tant que référent de notre domaine de compétences.

Et ça, pour un naturel réservé comme le mien, qui ne veut pas "déranger" ses autres collègues ou les harceler, c'est compliqué à gérer.

 

Bref, des choses justes et intéressantes ont été dites (j'ai même eu quelques compliments au passage). L'entretien était beaucoup plus informel que ce que le mail laissait entendre.

J'ai reçu de nouvelles tâches et envisagé différemment certaines de mes missions, ce qui a eu pour effet de me remotiver (comment ça j'aime les coups de pied au cul ?). Enfin, pas que j'étais démotivée mais peut-être que je me ramollissais un peu. Là, ça m'a donné un sérieux coup de fouet. Je suis bien contente de faire le travail que je fais.

Je le savais déjà mais là, une telle remise en cause m'a vraiment fait douter de mes compétences et de mes capacités.

C'est un peu mon problème, il en faut pas beaucoup pour me faire douter. Et en même temps, tout plutôt que de montrer à l'autre que je doute donc ça me rend aussi un peu féroce. Et dans le mail de réponse temporaire que j'avais fait à Big Boss vendredi, il a puisé des arguments pour me prouver que j'avais les capacités de m'imposer et les compétences inhérentes à la place que je dois prendre.

 

J'espère que tout ceci n'est pas trop nébuleux mais je ne veux pas trop dévoiler de choses sur ma boîte, qui n'est pas vraiment l'objet de ce blog (même si je suis une maman qui travaille) et surtout qui n'a pas à être publiquement décortiquée ou mise en pâture.

 

Je vous informe donc que tout va mieux et même bien. J'ai dorénavant une belle vision de mon avenir professionnel dans les quelques années qui viennent - même si ça n'est pas éternel et que tout est amené à bouger.

boulot-poirier.jpg

je vais faire ça maintenant, pour décompresser entre midi et deux

 

PS : et je vais essayer de rassurer suffisamment tout le monde, professionnellement parlant, avant de mettre en route petit 2, parce que je ne voudrais pas les démoraliser tout de suite ! En même temps, on a déjà fait avec lors de mon 1er congé mat' alors ça devrait être gérable là aussi, d'autant que je ne pense pas prendre davantage que les 10 semaines post-natales rémunérées (ou alors juste 1 petit mois supplémentaire, on verra).

 

PS 2 (pas la console) : Youhou ! Je viens d'apprendre la naissance de la fille d'une amie, ce matin à 5h45. Une petite Lilly. Je suis contente !! (et vous vous en tapez sûrement...)

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 11:07

Ce n'est pas la première fois que je me pose la question.

Je ne veux pas dire par là "est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux que je sois rentière et fasse le tour du monde ?" parce que là, la réponse est évidente...

Non, il s'agit de savoir si ma personnalité et mes envies cadrent avec les obligations et le rythme de travail de tout salarié lambda (mon compte en banque, j'ai déjà son avis, je sais qu'il préfère que je travaille).

  • J'ai beaucoup de mal avec les contraintes, comme je le disais l'autre jour en commentaires sur le blog de La Mère Joie. Je n'ai jamais pris autant de plaisir à faire un truc que lorsqu'il n'était pas "obligatoire".
  • Du coup, je travaille mieux dans l'urgence. Tant que ça n'est pas le dernier moment, je trouve toujours un moyen pour faire autre chose que ce que je "dois" faire. Bon, je finis quand même par le faire parce que j'ai une conscience professionnelle et que je suis plutôt quelqu'un de sérieux, malgré tout.
  • Alors que mon esprit a tendance à foisonner d'idées en permanence et à partir dans toutes les directions au fil de mes pensées, je le trouve carrément nébuleux quand il s'agit de travailler. Je sais quelle place j'aimerais avoir dans mon entreprise, quel rôle j'aimerais jouer et comment je me vois mais concrètement, je me fais souvent l'effet d'un mollusque qui remet ses grandes décisions au lendemain et qui s'en veut toujours d'avoir été prise de court par la demande d'une collègue (ou pire, d'un supérieur), parce que je SAIS que j'aurais pu anticiper la demande (et donc paraître davantage pro-active). Mais je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à être pro-active, dynamique, etc. Je me sens en permanence plombée - et je ne crois pas que ça soit uniquement depuis que j'ai Pti Tonique et donc beaucoup d'heures de sommeil à rattraper.

Evidemment, le mail de mon big boss (qui n'est pas le même que mon "boss", celui "à la cool" dont je parlais hier sur Twitter, même s'il a autant son mot à dire que le big boss, mais ne le fais pas de la même façon) ce matin m'a remise en face de mes questionnements et surtout de mon comportement au travail, de mes actions et de mes non-actions.

 

Et cela soulève 2 autres points :

  • je SAIS que je ne suis pas faite pour rester à la maison. Je n'y vois plus, comme auparavant, un manque de réalisation et de perspective, mais je garde tout de même en moi ce besoin de me sentir "utile" ou "active" dans la société, comme la plupart des gens, qui travaillent. Pas de débat là-dessus, je sais qu'on est aussi très utile à la société en s'occupant de sa maison et de ses enfants mais dans ma tête, ça ne fonctionne pas comme ça. Pour me sentir valorisée et l'égale de mon conjoint, j'ai besoin d'avoir aussi une activité propre et de ramener un salaire (même s'il est moindre, ça, je m'en fous). De toutes façons, je l'ai bien vu pendant mon congés mat', je tourne en rond au bout d'un moment. Autant quand je suis au boulot, je rêve de ma maison et d'avoir du temps pour y faire du rangement et en profiter ; autant quand j'y reste de façon "forcée" (congé patho pour MAP par exemple), je perds le goût d'y faire tout ce que je souhaitais au début.
  • serais-je plus efficace et plus disciplinée dans mon travail (j'entends par là ne pas attendre le dernier moment pour faire les trucs urgents ou ne pas me dire que je m'y mettrai après avoir regardé le Xe épisode de Desperate Housewives) si je travaillais pour moi, à la maison, à mon rythme ?

 

Je vis mal le fait de ne pas parvenir à tenir la position de "leader" dans laquelle je m'imagine dans mon travail. De plus, la position de "suiveur", comme me le reproche big boss, ne cadre pas vraiment avec mon contenu d'emploi.

J'avoue que je suis paumée. Il va falloir que je cogite sérieusement ce week-end parce que la semaine prochaine, j'ai un entretien avec big boss et je dois lui dire ce qu'il en est de ma motivation et du rôle que je souhaite vraiment avoir dans l'entreprise.

Hard là...

 

travail.gif

 

Edit : Dans ma tête, j'ai l'impression que les choses fonctionnenet comme ça : tout est nébuleux, plein de brouillard en permanence. Puis je cogite un peu et tout à coup, HOP, fulgurance, une idée surgit, une connexion se fait me permettant d'appréhender un truc. Quand on me parle et que ça m'oblige à mouliner intellectuellement (genre pas pour parler météo ou bébé), j'ai l'impression que parfois, la fulgurance va se faire et d'autres fois non. Et quand non et que je suis au boulot, bin ça le fait pas, ça donne une suiveuse béni oui-oui qui ne propose rien...

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Published by Maman Sioux - dans Maman bosse (ou pas)
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  • : J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
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