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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:59

Certaines personnes - pas celles qui me connaissent le mieux ni celles qui sont les plus proches de moi, me semble-t-il - disent que je suis quelqu'un qui va au bout des choses. Une ancienne collègue m'avait dit un jour, en substance, que lorsque j'avais décidé quelque chose, je fonçais et le mettais en oeuvre (faut dire qu'à l'époque, la construction de ma future maison me passionnait plus que mon job !).

Je me souviens avoir eu l'impression qu'elle parlait de quelqu'un d'autre.

Au quotidien, il n'y a pas plus éparpillée que moi. Je gère de nombreuses choses - comme tout un chacun - et plutôt de façon sérieuse mais je suis incapable de faire quoi que ce soit en partant d'un point A et en allant directement à un point B. Je ne suis pas spécialement un processus logique avec des étapes claires et chronologiques.

En fait, je résonne par association, j'agis par impulsion, j'approfondis l'étape C avant l'étape A si elle m'inspire davantage, et sitôt que la verve, l'envie ou l'inspiration sont passés, j'abandonne là ce qui m'occupait.

Ca ne m'empêche pas d'y revenir plus tard mais si je n'y reviens pas, ladite ébauche peut alors rester là où elle a été entamée pendant des semaines, voire des mois. C'est valable pour les projets d'écriture comme pour le rangement, pour la réalisation d'une recette, pour tout. Il n'y a qu'à voir le nombre de piles de documents divers qui jonchent à peu près tous mes meubles. Hem...

Le rangement ou le ménage étant vraiment l'exemple type. Si je commence à ranger la cuisine, je vais tout à coup me rendre compte que j'ai besoin que l'évier soit vide et donc projeter de faire la vaisselle, avant de réaliser qu'il faudrait que j'aille d'abord chercher tout ce qui doit être lavé. Je vais donc monter chercher le biberon qui traîne dans une chambre puis, voyant autre chose, je vais me lancer dans le rangement des chambres, le nettoyage du lavabo, du tri sur la commode. Je redescendrai ensuite le biberon mais aussi des cintres, que j'irai ranger dans la buanderie. De là, je me mettrai alors à étendre la machine qui est terminée. Je m'arrêterai en cours pour débarrasser l'étendage de la machine précédente. En portant le panier de linge propre dans le salon, je me mettrai à ranger les jouets sur le canapé pour pouvoir y poser le panier (puis dans toute la pièce).... Pendant ce temps-là, la cuisine sera restée en suspens et il se peut que je décide ensuite d'aller vaquer sur l'ordinateur ou qu'arrive l'heure d'un rendez-vous quel qu'il soit.

Bref, je suis éparpillée. Au boulot, je faisais des listes de choses à faire mais je ne les clôturais jamais. J'en entamais d'autres quand de nouvelles tâches s'ajoutaient et j'abandonnais la première liste quand j'avais fini d'y rayer l'essentiel, laissant à l'abandon 2 ou 3 points que je n'avais pas franchement envie de réaliser, finalement - je n'aime pas les contraintes non plus.

 

Pourtant, il y a des décisions que je mène sans peine jusqu'au bout. Peut-être parce qu'elles émanent vraiment de moi et sont le signe d'une envie profonde - il ne s'agit pas d'une tâche professionnelle rébarbative et imposée ou d'une tâche "nécessaire" comme le ménage.

L'exemple pris par ma collègue était celui de mon "planning" de vie personnel. C'est-à-dire que j'avais décidé que dès que j'aurai un poste (à peu près) stable (un CDD en l'occurrence), j'achèterais une maison (Mr Sioux avait heureusement un CDI). Puis j'aurais un bébé... et ensuite un 2e, sans trop tarder ! J'ai d'ailleurs eu la chance qui rien ne vienne enrayer ou ralentir mes projets, d'ailleurs (mais c'est un autre sujet).

Je ne l'avais jamais affiché en 4 x 3 dans le bureau que nous partagions mais, visiblement, mes propos au fil du temps avaient rendu ce planning identifiable par ma collègue.

Et c'est vrai. Même si mes prévisions et mes voeux ont évolué au cours des années (ajustés suite à la rencontre de Mr Sioux, il y a 7 ans), j'ai respecté l'ordre dans lequel j'espérais franchir certaines étapes.

 

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Quand on sent qu'on a bien fait d'aller au bout de ses "plans"...

 

Or finalement, il y a une étape que je ne franchirai pas l'an prochain, comme je l'avais imaginé - dans mon beau plan quadriennal (sic). C'est celle du mariage.

Et au vu de la situation actuelle dans ma famille - pas notre tipi de 4, mais au-delà -, ça tombe plutôt bien. Le mariage aurait fait un peu tâche, il n'aurait certainement pas été célébré avec toute la liesse habituellement associé à un tel évènement.

 

Heureusement, il y a d'autres projets qui apparaissent en cours de route, qui viennent se greffer au plan initial et qui le rendent encore plus vivant.

Je ne sais pas ce que sera mon activité professionnelle dans 6 mois, 1 an, 3 ans mais en attendant, je prends tant de plaisir à la construire, à me former, à chercher des solutions pour la rendre réalisable et confortablement "articulable" avec le reste... que la motivation ne me quitte pas (ou si rarement). Je suis remplie d'espoirs, je me sens débordée par tous les conseils et les informations pertinentes que je glâne, je suis un peu frustrée de ne pas avoir suffisamment de temps pour tout mettre en oeuvre et tester tout de suite mais finalement, force est de constater que j'avance. Et que ça me plaît toujours !

A tel point que l'autre jour, ma mère m'a confié qu'elle admirait le temps et le mal que je me donnais pour rendre ce projet réalisable et pour le construire pas à pas. Cela m'a d'autant plus touchée qu'il y a encore 2 ou 3 mois, elle le considérait plutôt peu réaliste ou conciliable avec ma situation de famille.

 

Il n'est écrit nulle part que je n'y arriverai pas - ni l'inverse d'ailleurs - mais contrairement à d'autres projets qui me tiennent pourtant à coeur en apparence (écrire un livre, au hasard !), j'ai la ferme intention d'aller au bout de CETTE chose.

J'en fais en quelque sorte mon 3e bébé, je suis heureuse de construire cette activité de mes mains - même s'il ne s'agira que de ma petite activité, parmi de nombreuses autres semblables.

Et en même temps pas si semblables, à en croire notre formatrice en "force de vente", car c'est à moi d'identifier et de mettre en valeur ce qui rendra mon approche unique, qui permettra à mes futurs clients de travailler avec moi par choix, "en conscience" - aujourd'hui, je ne crains pas les grandes envolées lyriques, comme vous pouvez le constater.

 

Je porte mon projet et je me sens portée par lui. Ensemble, nous pouvons dire que nous irons au bout, au fond de cette chose.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:03

Parfois, je me dis que tous mes engagements sur le Web, c'est un peu trop.

Les activités 2.0

Actuellement, je (co-)administre et écris en alternance pour 5 blogs différents (bon OK, y'en a un à l'agonie mais j'envisage de le réanimer prochainement)... Et en plus, il y en a d'autres auxquels j'aimerais contribuer (je pense notamment à celui très intéressant sur la conciliation vie pro/vie perso : En aparté).

Il y a donc ce blog, bien sûr, le tout premier, que j'enrichis dans la mesure de mes possibilités.

Il y a les Vendredis Intellos, auxquels je collabore depuis le début et pour lequel j'écris toujours avec grand plaisir, que ce soit des débriefs (dernier en date : Composer avec l'ingérence dans nos choix) ou des contributions (j'ai adoré parlé des idées toujours passionnantes que soulève Filliozat, jusque dans la cuisine : Filliozat et la remise en question de l'alimentation familiale).

Il y a le blog de l'association des VI. Qui occupe un peu le dessus du panier en ce moment, avec l'organisation des prochaines rencontres IRL des Vendredis Intellos, à Lyon les 2 et 3 novembre, dont ce blog reflète (mais si peu !) le rythme de l'organisation (je veux dire par là que bonjour le boulot qu'il y a derrière, avec nos parcelles de temps volées à nos quotidiens déjà bien remplis de mères et de femmes). Je viendrai vous en reparler.

 

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Enfin, il y a le blog de la Cuisine de la Semaine, cette rubrique que j'ai choisie, il y aura 1 an en décembre, de faire vivre ailleurs plutôt que de la mettre à mort ici. Et il semblerait que j'ai bien fait ! Si je n'y suis pas aussi présente que je le voudrais, les autres le font vivre brillamment et généreusement. Je ne sais d'ailleurs pas ce qu'il se passe mais ces derniers jours, j'assiste à un afflux de demandes de participations !!! L'effet rentrée et bonnes résolutions organisationnelles et culinaires ?

En bref, sur Internet, je ne manque pas d'occupations et de challenges...

 

La formation à 100 km/h

Mais dans la "vraie" vie, ça a tendance à s'accélérer aussi.

Je redécouvre le "vrai" rythme des journées, les levers tôt au son du réveil et non au cri des enfants (ce qui coïncide presque niveau horaires mais je n'avais pas la même pression pour me préparer quand je restais à la maison). Les routes chargées parce que tout le monde a la bonne idée d'aller bosser à la même heure. Et puis le retour à la MAM le soir sur les chapeaux de roues pour ne pas dépasser le retard toléré par les SuperNounous. Puis la tentative de réalisation de repas en 15min, tout en essayant de changer du riz et des pâtes, de balancer quelques fibres, tout en pensant à un repas varié et équilibré pour la MAM le lendemain midi. Le coucher des enfants, le rangement, l'impression de s'être seulement aperçus. Et l'envie d'aller soi-même s'effondrer sur son oreiller dès que possible.

Je n'ai fait que 3 jours de formation mais chaque soir, j'aurais été prête à me coucher à 21h30. Bon retour dans le monde réel !!!

Je ne me suis pas encore remise des 1h20 de trajet/bouchons continus le matin et idem le soir...

A demeurant, je suis ravie des formations. Mis à part que je ne suis pas sûre d'avoir le cerveau encore assez jeune pour retenir autant d'infos pertinentes en un si petit laps de temps...!

 

L'activité sportive "recentrage sur soi"

Au milieu de tout ça, j'ai tenté mercredi soir un cours de yoga. Niveau activité extérieure, je me cherche. Je ne dis pas ça par rapport au yoga en particulier mais parce que c'est le cas. J'ai dû à peu près essayer toutes les activités possibles étant petite (mes parents tenaient à ce qu'on fasse un sport, quel qu'il soit) mais je n'ai jamais réussi à me sentir passionnée par rien - si ce n'est écrire et chanter, en fait.

Et aujourd'hui, à 29 ans, j'en suis encore à chercher quelle activité sportive pratiquer, ne serait-ce que pour m'entretenir, tout en sachant que les efforts physiques me rebutent, que je n'ai pas l'esprit de compétition et que je préfère les activités en petit groupe.

Le yoga réunit plusieurs des bienfaits que je recherche dans le fait de pratiquer une activité mais tant de lenteur et de décomposition me stresse !!!! (ce qui ne veut pas dire que je trouve ça facile non plus, c'est juste une autre façon d'être et de bouger, en total décalage avec le rythme du quotidien). Je vais avoir besoin de me mettre dedans...

 

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Chacun redéfinit ses ambitions et ses petits bonheurs

La cuisine passe à la trappe. En tous cas l'activité "cuisine plaisir", ce n'est plus trop ça, je n'ai plus envie en ce moment.

J'essaie d'emmener moi-même mon Pti Tonique à l'école une fois par semaine. Il est toujours super heureux quand il sait que c'est moi qui vais le coucher et lui lire l'histoire le soir (la même depuis 1 mois et demi, TOUS les soirs et à TOUTES les siestes #oscour !!!).

L'Iroquoise commence juste à se mettre debout toute seule mais par contre, elle veut marcher ! Elle nous attrape résolument les doigts de chaque main et se lance, de sa démarche guimauve mais décidée (je vous ai dit qu'elle était trop mignonne ?).

Mr Sioux rêve nouveau poste et nouvelle maison... Nouveau poste OK mais pour le reste, 4 ans après, on a à peine fini de déballer les cartons alors je freine ses ardeurs sur le côté déménagement ! Je crois que lui aussi a besoin de nouveaux horizons et nouveaux challenges avec le vent de changement qui souffle sur le tipi.

 

Allez, c'est parti pour une nouvelle année pleine de nouveautés et de défis.

Souhaitons-nous bonne chance ! (enfin, la chance, la chance, c'est tout relatif...)

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 15:46

Dimanche soir, peu de temps après avoir formulé mon coup de blues, j'ai trouvé, grâce à Ginie, le moyen de le surmonter.

Elle a récemment partagé avec ses lecteurs la nouvelle qu'elle a écrite pour le Prix littéraire E-crire au féminin. Une nouvelle fortement autobiographique, dans laquelle elle se livre en évoquant la plus grande douleur de sa vie, la perte qu'elle a connu il y a quelques années et que ses lecteurs connaissent.

Comme toujours, elle le fait de manière aussi touchante que poignante et nul doute que sa nouvelle saura, à mon avis, toucher le jury de ce concours.

 

Et grâce à Ginie donc, j'ai pris connaissance de ce concours et en constatant que les participations étaient toujours possibles, j'ai sauté sur l'occasion de proposer un texte, moi aussi.

Ce jour-là, c'était dimanche. L'orage venait enfin de craquer et laissait la pluie s'abattre sur nous, nous offrant un violent mais bienvenu répit face à la sécheresse des derniers jours. Conjugué au drame que j'évoquais ici et dont les remous sont parvenus jusqu'à moi, me laissant ces derniers temps en proie à quelques angoisses, le cheminement emprunté par mon esprit m'a permis de livrer ce texte : Orage et désespoir.

 

164464023.jpg

 

Je l'ai soumis au jury du concours et à présent qu'il est publié, je vous invite à le lire.

S'il vous touche, s'il vous parle, s'il vous plaît, n'hésitez pas à voter pour lui et à le partager.

Merci.

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 21:47

Depuis mardi, deux jours se sont levés.

Depuis mardi,des gens ont pris leur petit-déjeuner, des parents ont hâté leurs enfants pour ne pas être en retard à l'école, ils ont discuté au boulot du grand qui ne veut pas se laver et de la petite qui n'aime pas trop faire ses devoirs. Ils sont allés déjeuners, ils ont plaisanté. Des gens ont travaillé en pensant à leurs vacances qui approchent. D'autres ont savouré les joies des vacances, des barbecues entre amis, des douces soirées qui s'éternisent. Des gens ont poursuivi leurs vies, ont consulté leur agenda, ont râlé après leurs clés égarées, ont souri en pensant à leur famille sur le point de s'agrandir.

Même le soleil a eu l'indécence de briller.

 

Pourtant, mardi, une petite fille est morte.

 

A chaque fois que je passe devant sa maison, devant les sacs de terreau entassé dans la remorque par ses parents, pour des plantations qu'ils ne feront peut-être pas, je ressens l'incompréhension la plus totale.

Je me demande comment le monde peut continuer à tourner tandis que la maladie arrache des enfants à leurs parents.

Je ne peux m'empêcher de penser à sa chambre immobile à présent, aux jouets qu'elle ne touchera plus, aux vêtements figés dans les armoires, aux foulards qu'elle ne portera plus pour dissimuler ce que les traitements lui avaient oté, en échange d'un espoir et d'un peu de sursis.

Je ne peux m'empêcher de penser à ses amies qui doivent faire face à une perte si inhabituelle et confondante à leur âge, aux questions dont elles doivent abreuver leurs parents (ou à leur silence chargé d'incompréhension), aux angoisses peut-être générées chez certaines d'entre elles.

 

Je suis bouleversée et je la connaissais à peine.

Tout ce dont je me souviens, c'est de sa réponse, lorsque je lui avais demandé un jour, si elle avait des frères et soeurs :

"Non, mais j'ai 2 chiens !" avait-elle souri, heureuse.

Je sais qu'après la naissance d'un premier enfant malade, il est difficile d'en mettre au monde un second, de vivre la peur au ventre, de "prendre le risque" de le voir développer les mêmes symptômes dramatiques.

Et je ne cesse de penser à ses parents. Je me demande : que leur reste-t-il ? Comment pourront-ils surmonter le pire cauchemar de tout parent ?

 

La vie est injuste.

Mardi, une petite fille morte.

Et pourtant, la mienne sourit encore...

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 22:31

Parfois (souvent), je me demande quand est-ce que je pourrai bien parvenir à désirer un 3e enfant.

L'envie, théorique, est toujours là. L'envie de ma mini famille nombreuse, de ma petite tribu joyeuse.

Mais l'envie réelle, celle de repasser par une grossesse puis par une "première année" de nouveau-né, elle, cette envie-là ne m'a pas encore seulement effleuré l'esprit.

 

Je n'en peux plus des angoisses cycliques du soir de Pti Tonique. Je ne vois pas le bout des non-nuits de l'Iroquoise. Tout est prétexte à décalage, multi-réveils, négociation de coucher, difficultés de rendormissement nocturne, etc.

 

Ce soir, Mr Sioux était en déplacement.

Ce soir, comme je le redoutais, le coucher a été infernal. Et même bien plus.

Ce soir, avec Pti Tonique, j'en suis venue aux cris et aux menaces - et ça ne fonctionne pas, je peux vous le confirmer.

Ce soir, j'hésitais entre le passer par la fenêtre et lui filer une petite dose de Lexomil. Mais la fenêtre était fermée et je n'ai pas de tels médicaments chez moi.

Alors après avoir reconnu et répété 1000 fois son émotion, avoir admis son envie puis exprimé ma propre volonté et après que rien n'y ait fait... j'ai crié. Puis il a pleuré et réveillé l'Iroquoise. Alors j'ai tempêté. J'ai exprimé mon ras-le-bol, mon trop-c'est-trop, mon incapacité à supporter et à accompagner une telle demande le soir.

Parce que non, je ne suis plus capable de payer de ma personne comme autrefois - à l'époque où nous pouvions rester près de son lit jusqu'à ce qu'il s'endorme, que cela prenne 20 min ou 1h30.

Parce que ma personne paye déjà un sacré tribut chaque nuit, plusieurs fois par nuit, depuis près d'un an.

Parce que ma personne ne veut plus, ne peut plus donner autant.

Ce serait nier l'existence de ma personne.

Les soirées + les nuits = pas question.

 

Où se trouve la solution ? Que faut-il dire, que faut-il faire ou ne pas faire ?

Faut-il accepter et accompagner pour un temps indéfini ? Faut-il combattre, tout en sachant que cela intensifie d'autant plus la demande ?

Comment se construire un entre-deux ?

 

... comment survivre, en restant vivant ET bienveillant ?

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 08:30

Plus ça va, moins je supporte la voiture. Les trajets en voiture avec enfants (en bas âge), pour être exacte.

Mon récent mal au cœur systématique, leurs cris inévitables à un moment ou à un autre et leurs phases de sommeil en décalé, ma fille qui s'endort en hoquetant de chagrin parce qu'il n'y avait pas d'aire pour s'arrêter ou encore moi qui me contorsionne tantôt pour aller trouver cette p*t*in de tétine que mon fils aime tant faire tomber, tantôt pour essayer de donner le sein à l’Iroquoise en restant attachée, espérant la calmer quelques minutes...

Tout cela épuise mes nerfs, gâche mon plaisir, fait fondre ma patience et grimper mon énervement plus vite qu’il ne faut de temps à ma fille pour repérer mon sein la nuit.

Sans parler de ces nuits, d’ailleurs, toujours pourries à l'extérieur. Du côté de Pti Tonique, il est vite perturbé de ne pas être chez lui : un cadre différent, des gens différents, un lit moins adapté et c’est la cata, il refuse de se coucher ou reste éveillé en pleine nuit (de 0h30 à 4h45 le week-end dernier… *joie*) en réclamant un biberon. L’Iroquoise a l’amabilité de s’endormir à peu près n’importe où du moment qu’on respecte le rituel (qui consiste principalement en une bonne tétée pré-dodo) et qu’il fait assez sombre… mais elle va bien souvent se réveiller encore plus qu'à l'accoutumée, sans oublier de terminer sa nuit autour de 6h15. Le cocktail des deux fait que, bien évidemment, on se demande à peu près 20 fois par nuit POUR QUELLE RAISON on a voulu aller s’aérer DEJA ????!!

***

Le week-end du 8 mai, j’ai vécu un moment marquant, décisif : j’ai su que cet été, nous ne partirions pas en vacances à plus de 3h de route de chez nous. (<- THE révélation, attention please)

Mercredi 8 mai 2013, nous avons eu l’idée très originale de prendre l’autoroute du Soleil, pour profiter de ce pont-viaduc en allant rejoindre des amis dans les gorges du Verdon. 4h30 de route, EN THEORIE. Nous avons fait plusieurs pauses, dont une longue de 2h30 chez mes beaux-parents et une d’1h en fin de journée. Au total, notre « trajet » a duré 11h30. Arrivée au camping, 23h15, barrière fermée. Avec :

  • Une petite fille qui avait beaucoup hurlé, épuisée mais ne supportant plus son siège auto et avait fini le trajet dans le porte-bébé (OUI, on en était à ce point de désœuvrement et de « prêt-à-tout »).
  • Un petit garçon plutôt sage, même s’il cherchait à attirer notre attention dès que ses parents faisaient mine de ne parler qu’entre adultes – les mufles - mais qui dormait à l’arrivée.

Tout le monde couché à 1h15 puis 3 réveils nocturnes dont le définitif à 6h15 : merci Iroquoise, faut dire qu’on l’avait un peu cherché.

"Plus jamais ça !!" ai-je crié haut et fort.

***

J'adore voyager mais j'envisage sérieusement de ne plus le faire pour l'instant. En tous cas pas plus de 2h d'affilée en voiture.  En effet, plus les expériences se multiplient, plus ce plafond horaire diminue, comme vous pouvez le constater.

Pourtant, j’en nourris des envies de voyage, de dépaysement, ça n’est pas peu dire ! (je le disais d’ailleurs déjà , c’est dire comme je me répète) (ce blog n’est finalement qu’un vaste copier-coller permanent) (nan, j’déconne, revenez !)

 

C'est pour ça que j'aurais rêvé profiter des vacances d'été pour retourner m'extasier devant les belles forêts du Périgord Noir, flâner dans les jolies rues de Sarlat-la-Canéda, savourer la gastronomie locale ... bref, j’ai une grande envie de redécouvrir la Dordogne – souvenir de très belles vacances de mon enfance – et de la présenter à Mr Sioux. Cela me permettrait même, en faisant quelques kilomètres supplémentaires, de rencontrer la gentille Ali !

La Bretagne me tend également les bras. Ses maisons au style si typique, variant selon les régions. La pierre grise, les façades blanches (j'adore !!). Les ports. Les restos où le cidre arrose généreusement des crêpes succulentes à la pâte dentelée et craquante, ce petit magasin de Morlaix où j’aimerais tant retrouver l’amulette achetée et perdue quelques semaines plus tard, qui me plaisait tant… Et puis je ne serais pas très loin de Mother Earth, d’Okaasan ou encore de Majoliemaman !

Et l’Espagne !!! Ce pays aux mille couleurs, les champs d’oliviers à perte de vue sur la terre rouge, les bidons d’une merveille huile d’olive ramenés d’Andalousie il y a plusieurs années. L’Alhambra fascinante et ses jardins royaux que j’aimerais faire découvrir à mes enfants et à Mr Sioux. La chaleur étouffante de Séville en plein été, l’inimaginable et majestueuse mosquée de Cordoue, ses rues sinueuses. Retourner déguster des tapas et des pintxos sur les avenus de Barcelone, non loin de la Casa Pedrera. Et tous les autres endroits magnifiques de ce pays qui restent à voir… Sans oublier de faire un crochet pour aller embrasser la douce Maman Créative et ses minus !

 

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Partir un week-end, tous les 4, revoir Londres ! Que je n’ai pas parcourue depuis mon voyage scolaire de 4e et qui a certainement, si l’on en croit Drenka, beaucoup plus à offrir que la visite de Tower Bridge et la vue de Big Ben ! Je serais curieuse de voir Pti Tonique évoluer dans un environnement étranger, voir sa mine curieuse et l’entendre nous demander de répéter des mots d’une autre langue pour mieux se les approprier.

Et le Canada ! Aaaaah le Canada… depuis le temps ! Ce devrait être notre voyage de noces d’ailleurs (si on se marie un jour).

Et puis l’Irlande ! Depuis que nous avons parcouru l’Ecosse, l’Irlande nous apparaît comme son pendant à découvrir. De nouvelles plaines verdoyantes, d’autres races de moutons peut-être ?, de nouveaux châteaux (hantés ?), de nouveaux copieux petits-déjeuners à la saucisse et aux haricots blancs, de nouvelles bières, de nouvelles cités à l’histoire riche. (ah tiens, je connais pas de blogueuse là-bas, il va falloir prospecter d’ici là…)

 

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Comme je disais l’autre jour à Mr Sioux en voiture, c’est amusant : grâce à mes lectures bloguesques, je crois que j’aurais des personnes à rencontrer quelque soit le coin de France (et ailleurs) où l'on aille ! C’est un joli réseau je trouve.

 

Enfin... Bref ! Il est temps de redescendre sur Terre. Je vais replacer un mouchoir délicat sur toutes ces envies : je les assouvirai soit plus tard, soit en train (et encore). Mais surtout plus tard.

En attendant, nous partons une semaine à la montagne en août - ce que nous avons trouvé de plus près tout en restant dépaysant et pas trop chaud… à 2h40 de la maison. On y croit ?

Priez pour nous !!

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 11:33

J'aime l'été.

J'aime savourer l'alternance quotidienne de chaleur et de fraîcheur.

Ouvrir grand les fenêtres au petit matin, sentir le frais envahir l'espace intérieur, voir les rideaux s'agiter sous une légère brise et entendre les courants d'air affoler les portes.

Se sentir maîtresse de la journée qui s'annonce, remercier la fraîcheur de nous éclaircir les idées dès le petit-déjeuner, réfléchir à la tenue que l'on souhaite adopter. Un peu plus tard, passer en revue les petits ensembles estivaux, les robes originales, les jupes légères et volantes, les pantacourts pratiques, les hauts corsetés ou vagues, admirer le champ des possibles offert par la saison et le dressing, décidément plus propices à la mise en valeur et à la liberté de mouvement que la trève hivernale.

Passer la journée à jongler entre les ouvertures et fermetures des pièces afin de conserver la température optimale, à jouer avec le soleil qui poursuit sa course, profiter de sa présence tout en se gardant de la chaleur excessive de ses rayons.

Enfin, se coucher dans un lit frais, quand la chambre a préalablement été aérée toute la soirée, que le volet roulant n'est pas totalement descendu, que la fenêtre reste grande ouverte et qu'une fois la lumière éteinte, on aperçoit un bout de ciel étoilé, tout en écoutant les bruits de la nuit. Savourer le drap léger au contact de ma peau, me sentir débarrassée de toute entrave vestimentaire, me sentir libre et sereine.

Parvenir, presque, à apprécier le réveil nocturne agité de ma fille, quand je l'installe près de moi et la vois happer mon sein, qui s'offre à elle, avide et assoiffée. Admirer la blancheur de nos peaux qui se confondent tandis qu'elle s'abreuve.

Et être réveillée à 6h du matin, de bonne humeur. Parce que l'air frais entre par la fenêtre mais que l'on peut remonter la couette pour l'apprécier sans en pâtir. Observer par la fente des volets que le jour s'est levé et qu'une nouvelle belle journée commence.

Et voir arriver ma fille, portés par les bras paternels, les cheveux humides de transpiration collés dans la nuque, serrant contre elle son précieux doudou et haletant d'impatience à l'idée de saisir, à nouveau, l'objet du ravitaillement lacté.

J'aime l'été (en allaitant).

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:16

Ça va faire 10 jours que j'ai écrit ça, dans un élan de ras le bol de fin de week-end, de lassitude à évacuer et défouler...

Mais j'ai envie de revenir à des choses plus positives. Maintenant que la fatigue se fait moins sentir (parce que je suis au calme chez moi 4j/7... non pas parce que ma fille fait des nuits complètes, ne nous méprenons pas ! ), j'aimerais écrire des choses moins déprimantes. (oui, j'ai l'impression d'écrire des choses plutôt négatives ces derniers mois, oupsss)

 

Ces dernières semaines ont été riches en réflexions, en questionnements personnels, en découvertes et en rendez-vous divers pour m'aider, pour nous aider à apaiser le quotidien familial, à y voir plus clair dans notre schéma de fonctionnement, à garder confiance en nos choix et capacités de parents tout en pensant à nous en tant que personnes.

Vaste programme, s'il en est. Un programme que la fatigue, physique et nerveuse, due au manque de sommeil, ne permettait plus de voir se dérouler sereinement, sans aide extérieure - je veux dire sans aide à la "prise de recul".

 

Il y a près d'1 mois, j'ai rencontré une praticienne de la méthode MRP (lire ici ou encore ) qui m'a ouvert les yeux. En l'espace d'1h15 d'un intense rendez-vous, j'ai été amenée, sur l'instant et plus tard, à porter un regard neuf sur de nombreuses choses, sur du vécu, sur des ressentis de mon passé et de mon présent. Je crois pouvoir dire sans exagérer qu'elle m'a aidée à me reconnecter avec moi-même : à la fois le moi-même d'avant d'être mère (mes envies, mon rythme, mes choix) et le moi-même porteur des rêves que je n'ai jamais osé concrétiser (sens du devoir, inhibition d'action).

J'ai été bluffée. Je suis devenue extrêmement attentive à moi-même tout à coup, à ce qu'il se passait en moi, à mes réactions, à mes envies, à mes freins, à tout ce qui me fait moi chaque jour, comme être pensant et agissant.

Ce que je dis paraît peut-être un peu obscur (voire mystique ?) mais ce qu'il faut retenir, c'est que j'ai tout à coup eu le sentiment que l'on me donnait les clés pour avancer sur mon chemin propre, l'autorisation de m'écouter. ENFIN.

 

D'un point de vue familial, quelques séances avec une thérapeute familiale nous ont énormément allégés de la perte de repères et de la pression que nous ressentions. Là aussi, en échangeant, Mr Sioux et moi avons pris conscience de notre autorisation à exister en tant que personnes et non seulement en tant que parents. Du bien-être que cela constituerait pour nos enfants d'avoir pour modèles des adultes qui savent s'écouter et se respecter eux-mêmes.

Par crainte de l'autoritarisme (ou de ce que j'appelle "interdire pour interdire") et de l'obéissance par la peur, je me questionnais énormément sur le bien-fondé et la façon de poser des limites à mes enfants. Je doutais aussi que cela soit vraiment "pour leur bien", que cela soit la seule façon de les sécuriser, comme on l'entend si souvent.

Aujourd'hui, je m'autorise surtout à poser MES limites et l'air de rien, c'est révolutionnaire (lire à ce sujet un article de Sandrine S Comm C dont l'approche m'a parue libératoire, dans mon cas et étant donné mes difficultés personnelles). Cela redéfinit naturellement l'espace vital de chacun, cela m'offre les bouffées d'oxygène dont je manquais cruellement. Cela me revalorise aussi grandement en tant que parent, lorsque je constate que ce qui ME fait du bien rend aussi le quotidien plus harmonieux et mon fils plus serein, tout en le conduisant à se détacher progressivement, de lui-même et sans heurt. (exemple : mon fils joue tout seul sans que ce soit une demande de notre part et se lit ses propres livres à voix haute, dans son coin, avec un plaisir manifeste. C'est beau et c'est tout nouveau !!!)

 

Aujourd'hui, je me sens pacifiée.

Vis-à-vis de mes enfants, je me sens capable de gérer à peu près toutes les situations, même seule avec eux deux. Je ne dis pas que je suis devenue le croisé d'un Bisounours et d'une statue d'airain, capable de garder calme et mesure en toutes circonstances... Non parce que je reste un simple être humain quand même (même si j'ai toujours rêvé d'être une X-woman !).

Je dis que même si ponctuellement, je dois crier un coup pour relâcher la pression (mais je travaille à la relâcher autrement, petit à petit... notamment grâce à la participation aux passionnants ateliers Faber et Mazlish (basés sur leurs ouvrages) : hiiiii... mais j'en reparlerai aussi !), je me sens de taille à faire face à des situations de crise auparavant anxiogènes, où tout le monde pleure, tout le monde hurle et veut tout en même temps, à un moment où j'aurais moi-même besoin de faire quelque chose d'urgent et d'important et en sachant que je vais de sucroît être seule pendant 3 jours. (<= exemple fort à propos puisque Mr Sioux est en déplacement toute la semaine prochaine... raison pour laquelle il valait mieux que j'écrive cet article avant son départ. Héhé ! *rire jaune*).

Oui oui, rien que ça.

J'essaie de toujours garder à l'esprit que dans ces cas-là, je suis l'adulte, le parent, le référent sur qui tout repose (satisfaction de leurs besoins, des miens, temporisation et retour au calme, câlins et apaisement) mais cela ne me fait plus supporter de pression étouffante pour autant. Exit l'envie de courir loin, de hurler, d'appeler quelqu'un à l'aide, de hurler encore un petit coup pour la route, l'impression d'être dépassée.

Je me sens de taille à faire face, à prendre les mesures d'isolement (d'eux ou de moi) qui s'imposent pour y voir clair, à imposer si nécessaire, à prioriser le réconfort, à faire patienter...

Parce que je crois que c'est ça, la vie.

 

Je m'efforce de jongler au mieux avec les besoins de chacun.

Je suis une équilibriste du quotidien.

 

Besoins-en-equilibre.JPG

 

En plus, un jour, le printemps sera vraiment là, à l'image de ce qui se trame dans mon jardin. Et là, ça sera vraiment le pied !

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 22:05
Tous les soirs : donner le bain, encadrer, râler, préparer le repas, jouer, calmer, négocier, lire, câliner, s'énerver, laver, coucher et recoucher, tendre l'oreille, espérer, se doucher, débarrasser, ranger, y retourner, rendormir, espérer, nettoyer, préparer le repas pour la crèche le lendemain, mettre au sale, trier le linge, programmer la machine, en étendre une autre, nettoyer les tèterelles du tire-lait et le biberon, mettre la table du petit-déjeuner...
Se poser quelques minutes sur le canapé, quand on ose, par crainte de perdre quelques précieuses minutes de sommeil.
Le week-end en famille, espérer pouvoir passer un peu la main mais le matin, à 6h, être toujours seule avec son Iroquoise sur le bras et le salon vide. Tout le monde a passé une mauvaise nuit à cause de ses pleurs et réveils multiples, alors personne pour nous relayer. Se recoucher vers 9h quand Mr se lève ou vers 7h30, si l'Iroquoise a replongé...
Les soirées, les jours, les week-ends se ressemblent. Le répit ou le changement espérés ne sont pas au rendez-vous, l'épuisement devient notre compagnon de route, le sentiment de stagner notre seule réalité.
Un fort sentiment de non-sens m'habite parfois. Souvent. L'envie de tout envoyer promener, de se rebeller... mais contre qui/quoi ?? Pas contre ceux qui nous sont les plus chers, évidemment...

Il paraît qu'un jour, tout cela nous paraîtra lointain et de courte durée. Vraiment ?

En attendant, la fatigue est bien présente. Elle imprègne mon esprit, mes actions, mes ressentis et me fait douter, me rend lasse et pessimiste, dans (presque) tout.
En attendant, le quotidien me tue, tout doucement...
(et surtout le soir, en fin de week-end)
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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 09:25

J'avais commencé ce billet en octobre 2012 et je crois qu'il est temps de l'éditer et de le terminer.

J'ai décidé - et ça va faire la joie de mes parents - de récupérer tous les romans de ma bibliothèque d'adolescente. Il y en a des cartons plein chez eux. De nombreux livres de la collection Pocket Junion Fantastique (aaah ma passion pour le fantastique, les loups-garous, les vampires, le surnaturel, un peu de science-fiction aussi...) dont ma série préférée Les Enfants de Frankenstein (hiiiiii - dans le genre, encore mieux que Twilight je pense !), quelques uns de la collection Frisson, de chouettes romans de Susie Morgenstern et d'autres auteurs de l'Ecole des Loisirs, tout un tas d'autres que j'ai dû oublier.

Chez moi, la bibliothèque (enfin, l'assemblage d'étagères Billy de chez le suédois qui en tient lieu), pourtant conséquente, est déjà pleine. Je crois que je vais vraiment devoir acheter les "surétagères", pour caser tous ces bouquins de poche. Ou alors j'installe quelques étagères dans le bureau/chambre d'amis pour laisser l'opportunité aux futurs invités de se replonger dans leurs émois adolescents (mais les leurs n'étaient peut-être pas à base d'histoires de vampires cela dit) ?

***

Quand j'étais plus jeune (enfin, jusqu'à assez tard d'ailleurs), je voulais être écrivain. En tous cas, je voulais exercer un métier en rapport avec l'écriture. Puis, par réalisme, je me suis rabattue sur le métier de journaliste. Ensuite, par over-réalisme (ou flemme ?), j'ai poursuivi mes études de droit et suis devenue juriste.

"Mouais" tu vas me dire (surtout quand on sait ce que ça a donné).

J'avais écrit de nombreuses nouvelles durant mon adolescence, j'ai participé à quelques concours (dont le dernier en 2009, où j'ai gagné un mini prix - j'étais contente, même si ce n'était qu'un petit concours local universitaire, parce que ça faisait très longtemps que je n'avais rien écrit), j'ai fait 1 an d'atelier d'écriture. Puis, pour trouver un nouveau moyen d'assouvir mon besoin d'écrire et de dégager du temps pour cela dans ma nouvelle vie de maman ET de femme active, j'ai ouvert un blog. Ce blog, donc.

En en lisant et découvrant d'autres, j'ai réalisé que de nombreuses personnes avaient vraiment des aptitudes pour l'écriture : une aisance pour conter, un style particulier (voire reconnaissable entre mille, ce qui est selon moi le minimum syndical pour sortir du lot), du talent pour créer l'intrigue. J'ai surtout réalisé que ça doit être décidément difficile de se distinguer, pour espérer être publié un jour (et j'ai - Ô combien - compris toutes celles qui ont participé aux Golden Blog Awards à cette fin ces dernières années).

 

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J'ai vraiment pris conscience que même si mes parents ont pu encourager voire porter aux nues mes qualités littéraires, celles-ci ne sortent visiblement pas de la cuisse de Jupiter non plus, au regard de ce dont tant d'autres sont capables !

Et pourtant, ce désir de publier ne m'a jamais quittée.

Il y a un espèce de proverbe qui dit que pour réussir sa vie, il faut faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre. Pour autant que je veuille faire miens ces critères de réussite, je me sens à l'aise sur le premier et le dernier. Le second me paraissant être le plus incertain. Et puis s'agit-il simplement d'écrire ou également d'être publié ? Cela, Compay Segundo ne le dit pas...

***

Et donc, vous demandez-vous, pourquoi ai-je commencé à parler romans ados et étagères Billy (caramba !) (non mais je comprends mes propres blagues, c'est l'essentiel) ?

Parce qu'en lisant ce billet de Lucky Sophie l'autre jour [ça fait donc un certain temps maintenant, depuis que ce billet traînait à l'état de brouillon], outre le fait d'avoir vraiment hâte de pouvoir parler lecture avec mes enfants, de les voir s'enfermer dans leurs chambres pour dévorer des romans, magazines ou ce qui leur plaira, je me suis dit qu'il était décidément bien réel ce ressenti...

J'ai envie d'écrire des livres pour enfants, des histoires pour adolescents. J'aime le fantastique, j'en ai déjà écrit un peu (j'avais 14 ans mais j'étais over fière de mon roman et je projettais même une suite !). J'aime la science-fiction, j'avais écrit le tome 1 de ce que j'espérais être une série en 3 tomes, mais qui n'a pour l'instant pas abouti. J'aime écrire sur les émois et les questionnements de cette tranche d'âge-là. Soit que lesdits émois et questionnements ne m'ont jamais quittés, soit que je les trouve fondateurs du reste de notre vie... Peu importe, j'ai l'impression que c'est "mon domaine", si je dois en avoir un, un jour.

L'autre soir, en parlant avenir professionnel et accomplissement personnel, Mr Sioux m'a dit qu'il me voyait bien écrire des livres. Je lui ai rappelé que bon, entre écrire et être publié, il y avait un monde. Et qu'ensuite, même publié, avant d'en vivre, il y avait un sacré gouffre.

Mr Sioux, il m'a répondu : "Oui mais ça te va bien, je trouve que ça correspond bien à ta personnalité toujours insatisfaite." Là, vous imaginez que j'ai un peu tiré la tronche. Avant de m'emporter, je lui ai demandé de préciser sa pensée. Ecrire des livres, a-t-il expliqué en substance, ça serait pour moi l'occasion de commencer sans cesse quelque chose de nouveau, afin d'éviter de me lasser au bout d'1 an ou 2, comme dans mes précédentes expériences professionnelles. D'ailleurs, l'écriture, c'est la seule "passion" dont je ne me sois jamais lassée.

Alors je ne suis pas en train de vous annoncer ma reconversion professionnelle. Mais je gamberge, je cogite, je suis à l'affût de mes propres envies, je tatônne...

... ça ne coûte rien de rêver !

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  • : J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
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