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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 22:54
Ma mère trouve que mon fils a un comportement tyrannique.
Moi, je trouve qu'il est OVER demandeur et angoissé au sujet de plein de choses.
Mais c'est vrai qu'il faut toujours être à sa disposition, faire être et parler avec lui partout, tout le temps.
Niveau de langage et de curiosité : 10
Niveau autonomie de jeu : 0.

En novembre, avant de signer un arrêt de travail repoussant ma reprise d'1 mois, ma généraliste (homéopathe et écoutante, qui cherche ailleurs que dans les symptômes) m'a dit:
"En fait, vous vivez pour vos enfants"
Moi, j'ai rétorqué : "je dirais plutôt que je les fais souvent passer avant mes besoins vitaux".
Moi je croyais que c'était ça, le job.
"Total abnégaïcheune", here I am !!
Elle m'a (gentiment) répondu que j'aurais besoin d'être un peu plus égoïste en fait, parce qu'une mère qui ne tient plus debout et craque, ça n'est pas bien utile quoi (je paraphrase).

Moi, j'ai l'impression que si je fais attendre 2 ou 3h mon envie d'aller faire pipi, c'est pour éviter que ma fille ne pleure toutes les larmes de son corps en me voyant m'éloigner de son parc, ou pour prendre le temps d'un jeu en tête à tête avec mon grand, vite vite pendant la petite 1/2h de sieste que nous octroie sa sœur.

Moi, j'ai l'impression d'avoir juste toujours cherché à répondre aux besoins vitaux et affectifs de mes enfants, à leurs besoins de temps partagé avec leurs parents - malgré la fatigue, le repas à préparer et la machine à étendre.

Pourtant, on a dû se planter quelque part parce qu'on n'y arrive plus - enfin surtout moi parce que le mercredi, je suis clairement la plus concernée, parce que mon fils s'exprime et se conduit parfois avec un autoritarisme qui me déroute et me déplaît.
Et ça m'en coûte de dire ça.
Et ça m'emmerde d'admettre qu'on a dû merder quelque part mais pourtant...
Il y a mes carences (je ne pensais pas que mon éducation m'en avait laissé tant que ça mais mes émotions à l'égard de mes enfants les rendent extrêmement palpables), il y a mes failles. Celles qui forgent mes craintes et mes analyses, qui influent sur ma compréhension de leurs besoins et de leurs demandes.

J'ai le dos cassé, les mains fissurées, le corps qui crie à l'aide.
Il y a la fatigue, les nuits hachées, l'angoisse du prochain réveil, la crainte de la réaction de mon fils à chaque limite ou "non" posés.
Et je serre les fesses, je serre les dents, je m'efforce de garder ma ligne, ma cohérence. Sauf qu'il faut aussi savoir "lâcher prise" paraît-il, pour ne pas péter un plomb : oui mais quand, comment ? Trop, trop peu ?

Depuis 2 mois, j'essaie d'apprendre à être égoïste, principalement au dépend de mes enfants. Oui, "à leurs dépends", c'est comme ça que je le ressens, c'est dire à quel succès cela est voué...
Et de fait, je n'y arrive pas.
Alors le mercredi, souvent, je me sens borderline.
En mots, en cris, je crains ma violence.
En paroles, en explications, je quémande plus de coopération, de patience. J'exige plus de politesse, moins d'infractions (tout en étant admirative de l'ingeniosité déployée, pas évident de rester droite dans ses bottes).
J'apaise des pleurs, je câline, je pare au plus pressé, au plus "jeune".
J'ai envie de tout lâcher, de hurler un bon coup quand la fin de la journée est venue. De prendre un congé sabbatique de ma "parentalité".

Je fais travailler mes nerfs.
Je cherche ma solution, mon équilibre.
Je suis au bord des limites.
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 15:35

En ce moment, j’attends de voir jusqu’à combien le nombre de visiteurs peut chuter à force de ne rien publier ici… Et bizarrement, ça se maintient pas mal. Je me demande bien ce que vous pouvez venir lire, mais ça fait plaisir !

Du coup, je regardais mes stats pour comprendre d’où les gens arrivent. Et là, PAF, je tombe sur une requête Google qui dit « gateau meilleur que le sexe » (sans faute d’orthographe en plus, c’est rare dans les requêtes Google). C’est donc ça !!! Les gens viennent chercher du réconfort culinaire – oui parce que pour le reste, on sait très bien que moi, le seul Kamasutra que je connais actuellement, c’est celui-là :

 

kamasutra-du-cododo.jpgcliquez pour agrandir, ça va peut-être vous parler

 

Alors voilà, je vous le rappelle, le gâteau que tout un chacun vient certainement chercher fébrilement ici, c’est LUI (si Drenka me lit, elle va encore m’accuser de vouloir l’engraisser, pfff, même pas vrai).

 

moelleux aux pommes 2

 

(bien obligée de remettre la photo sinon vous allez même pas cliquer et rater le gateau de votre vie)

 

Sinon, j’ai aussi trouvé une requête qui parle de « cododo et nuit complète » (les gens sont naïïïïfs, c'est dingue !!!). Là, j’avoue que je peux pas aider. Oh pourtant j’AIMERAIS, vous pouvez pas savoir !!! Mais l’Iroquoise est moins de cet avis (ça par contre, je peux vous en parler en long en large et en travers si vous avez 2h devant vous).

Peut-être parce que petit, Mr Sioux, « il faisaient déjà pleurer les iroquoises ». Oh je rigole, vous y avez pas cru quand même, hein ?! Avouez qu'elle est bizarre cette requête, hein ? Heureusement, on a le réconfort d’y retrouver une belle faute, ça rassure (où va-t-on si les gens ne font plus de fautes dans Google, QUI va nous faire saigner les yeux après, hein ?? Ah oui, les enfants qui ne dorment pas, c'est vrai).

BREF.

Que vous dire d’autre de « palpitant » (puisque c’est l’ambition de ce blog, que vous pouvez lire en toutes lettres dans l’URL, je vous rappelle) ?

Ah oui, j'ai changé de bannière ! Bon, c'est bête, j'ai tellement traîné à le faire qu'elle est plus à jour mais je convaincrai peut-être sa gentille graphiste de me la modifier d'ici que je ponde le 3e (mouahahaha, cet humour de mère épuisée, je surkiffe !!). En tous les cas, ça change un peu et c'est toujours agréable. Maintenant, faut que je trouve comment virer ce bandeau tout moche avec les oranges mais pour ça, faudrait que je me replonge dans mes cours de CSS (peut-être en même temps que mon hibou de fille me raconte sa vie à 4h du mat ??).

***

J'aurais été ravie de vous avoir pondu un billet de quelques paragraphes pour ne rien dire mais quand même, je me sens un devoir éditorial minimal alors je vous confie quelques news (attention, c'est de l'exclusif, même "Paroles de Squaws" et "Quoi de neuf dans le Tipi - le magazine" ne sont pas encore sur le coup) :

 

* Pti Tonique est un enfant. (NON ! ARRETE ! THE scoop !!) Je veux dire par là qu'en ce moment, il est tour à tour :

  • (trèèèès) exaspérant (il ne mange quasiment plus rien, recrache tout, ne veut que du riz, du jambon ou des BIBERONS),
  • adorable au possible ("tu t'es fait mal maman ? tu veux un bisou ?"),
  • crispant ("NOOOOON, veux paaaaaaaaas !!!!!!!!"),
  • attendrissant (quand il veut absolument tenir sa soeur contre lui dans le bain pendant que je prépare sa serviette),
  • clownesque (pour faire rire sa soeur aux éclats),
  • usant ("je t'ai déjà dit de NE PAS toucher l'ordinateur !!!!!"),
  • épatant (il a retenu tous les gestes pratiqués sur sa soeur et fait de la kiné respiratoire à ses poupons et ses copains de crèche - sic),
  • mauvais dormeur (c'est un défaut oui)
  • et bon crieur (surtout la nuit, au moment où on vient de rendormir sa soeur),
  • un brin monomaniaque ("veux du chocolaaaaaaat !!!!!"),
  • super futé avec une mémoire et un vocabulaire bluffants, ...

Vous voyez le tableau, vous avez le même à la maison ? Et moi dans tout ça, j'essaie de sauvegarder ce qu'il me reste de nerfs - surtout le mercredi. Je me surprends à crier très fort pour évacuer la pression qui monte - et je n'aime pas ça. J'ai lâché prise sur certaines choses pour me permettre de répondre à mes besoins vitaux quand je suis seule avec les deux mais je crains de ne pas encore avoir trouvé la juste dose en la matière...

* Un samedi à venir, vous pourriez bien apercevoir le bout du nez de l'Iroquoise dans la rubrique de la Tétée du Samedi, chez ma copine Mother Earth. Oui, j'ai décidé d'exposer mes enfants (et mon sein) sur Internet, surtout elle, parce qu'elle est trop belle et que le monde doit le savoir ça lui apprendra à pas dormir la nuit (non mais vraiment quoi, pire que son frère au même âge !!!).

* Fin février, Mr et moi prenons une semaine de vacances... et on pense laisser les petits à la crèche ! AAAAAAAAAAH BONHEUR !!! Peut-être ferons-nous des grasses mat crapuleuses, du rangement, des activités pour nous (ménage, rangement, linge), répondrai-je à mes mails en retard, cuisinerai-je des plats un peu élaborés qui me tendent les bras depuis quelques temps, toussa toussa. Oh tiens, et un petit ciné, ça serait bien non ? (il est où déjà ?)

 

Bon en fait, je crois que j'ai vraiment rien de transcendant à raconter.

Fatigue, questionnements métaphysiques (et professionnels, toujours), week-ends en famille, virus divers, câlins, sourires, bonheurs, gourmandise, soleil intermittent, vivement la fin de l'hiver, bonjour chez vous, et à bientôt pour de l'article plus construit !

***

Et pour rappel, j'écris toujours pour les Vendredis Intellos, et je parle toujours plats du quotidien (quand j'ai le temps) dans le blog dédié là (en plus, y'a plein de petites nouvelles qui participent, viendez voir !!!).

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 13:10

Avant que janvier ne se termine, et avec lui, la tradition de se remémorer 2012 et de se souhaiter le meilleur pour 2013, je voulais trouver 5 min pour reprendre et compléter le petit questionnaire trouvé l'autre jour chez Clem. J'ai pris la liberté de modifier son point 8 (qu'elle avait elle-même modifié du point 8 de la liste dont elle s'était initialement inspirée - la liberté engendre la créativité, non ?) parce que chez nous, la télé et le cinéma, ce sont des activités qui se sont un peu retrouvées au point mort en 2012 (et je vois pas du tout pourquoi).

Je vous préviens, ayant mis au monde ma 2 merveille du monde en 2012, mes réponses risquent de tourner un peu autour de cet "évènement" !

 

1. La rencontre de l'année : la rencontre avec ma petite beauté Sioux bien évidemment.

 

top-10-2012.jpg

 

2. La leçon de l'année : parle aux vivants tant qu'ils sont là, prends le temps et apprends d'eux tout ce que tu peux, avant qu'une vie et la fenêtre sur le passé qu'elle représente ne s'éteigne.

3. La soirée de l'année : j'ai beaucoup aimé les soirées passées avec ma famille pour les fêtes, comme tous les ans. Mais pour le symbole, on pourrait dire qu'il s'agit de la 1ère soirée en amoureux avec Mr Sioux, mi-décembre, suite à notre prise de conscience affectivo-relationnelle... soirée au cours de laquelle on a même réussi à ne pas parler (que) des enfants.

4. Le sms inoubliable : il y en a deux, tous deux du mois de novembre, dont je me souviens particulièrement et ça tombe bien, ils s'équilibrent mutuellement : celui par lequel une amie m'a appris la naissance de son 3e enfant, une petite fille venue au monde dans l'eau et avec l'aide de la même sage-femme que moi ; et celui par lequel j'ai appris le décès de ma grand-mère.

5. La sortie de l'année : les 1ères rencontres des Vendredis Intellos, sans hésiter !!

6. La honte de l'année : y'en a sûrement eu mais visiblement, si le ridicule ne tue pas... il ne laisse pas de trace non plus parce que rien de particulier ne me revient !

7. La bonne idée de l'année : il pourrait y avoir plusieurs mais on va parler de celle qui s'est vraiment concrétisée : apprendre à demander de l'aide sans me sentir envahie pour autant. Et donc notamment faire appel aux grands-parents pour nous aider à gérer la transition du passage à 4 à la maison, avec 2 minis à s'occuper

8. Le livre de l'année : lire et cuisiner sont les deux seules activités pour lesquelles j'arrive à me préserver un peu de temps à la maison [sans compter que cuisiner, c'est quand même un temps "pour moi" qui est bien utile à "tout le monde"]. Je n'ai pas lu des piles de livres cette année mais on peut dire que Seul le silence sortait quand même du lot (lire une critique ici). Un livre sombre, j'en conviens, mais en même temps puissant, qui a su me happer bien davantage que l'avait fait le premier roman (pourtant fort intrigant) que j'ai lu de RJ Ellory, Les Anonymes.

9. Le petit pas : les idées d'avenir professionnel qui germent, qui germent... en espérant que la réflexion entreprise aboutisse en un grand pas et un vrai changement en 2013 !

10. Le grand pas : avoir récemment réalisé que si je voulais tenir le coup sur la durée, j'allais devoir apprendre à m'écouter davantage, à faire entendre mes besoins à mes enfants (dans la mesure de leur âge et de leur capacité à les prendre en compte) pour ne pas me perdre totalement, m'user jusqu'à la corde, ni oublier jusqu'au souvenir de ce que peut être mon couple. Equilibrer don de soi et temps pour soi, en quelques sortes.

 

Finalement, ça constituerait presque un petit bilan de l'année tout ça, non ?

Si ça vous dit, j'attends vos réponses en commentaires ou sur vos blogs !

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 07:38

Ces temps-ci, j'ai souvent tendance à me dire que dans mon foyer, je suis à présent devenue le parent, le référent, LA personne responsable sur qui tout repose (enfin, pour moitié hein, Mr Sioux est toujours là ! ).

Régulièrement, dans certaines situations du quotidien, et notamment à travers nos échanges avec Pti Tonique (qui grandit tellement vite !), je suis amenée à revoir certaines bribes de mon enfance sous un nouveau jour.

Je ne possède toujours que des souvenirs reflétant ma vision d'enfant d'alors mais tandis que je me les repasse, j'ai la sensation de pouvoir changer de perspective, lever les yeux vers mes parents et je tente d'imaginer ce qui se passait alors dans leur tête, s'ils avaient les mêmes préoccupations, questionnements et appréhensions que moi aujourd'hui.

Quand j'étais enfant, il me semblait que tout ce que faisaient ou disaient mes parents résultait d'une logique propre, bien à eux, n'appelant pas particulièrement de réflexion de leur part mais simplement des réponses ou des actes qui leur seraient dictés naturellement, du fait qu'ils avaient décidé d'adopter, en amont, telle ou telle posture à notre égard.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Je n'imaginais pas combien l'éducation d'un enfant peut receler de remises en question, de doutes, d'hésitations, d'une sorte de regard sur soi permanent.

Ai-je bien réagi dans telle situation ? Pourquoi n'ai-je pas pu m'empêcher de m'énerver ? Mes parents aussi, se questionnaient-ils autant intérieurement au moment où ils énonçaient une consigne qui semblait pour eux si évidente et irrévocable, vue de l'extérieure ?

Et là, que dois-je faire : m'énerver une fois de plus, ignorer sa bêtise (un peu dur hier soir quand j'ai vu le Veleda sur la porte blanche du lave-vaisselle !!!), répéter patiemment la consigne (- "On ne crie pas Pti Tonique, ça n'est pas possible, ça fait mal aux oreilles et ça n'est pas un moyen de se faire entendre" - Cause toujours mother, doit-il se dire !!!), faire un triple saut périlleux arrière pour qu'il soit scotché et oublie momentanément de jouer à allumer le four ??!

 

 

bêtise du soir

Hier soir, Pti Tonique a pris le lave-vaisselle pour un tableau blanc (heureusement, le Veleda n'était pas indélébile... mais j'étais un peu "crispée" avant de le savoir)

 

Quand je repense à la façon dont je voyais mes parents lorsque j'étais enfant puis ado, ces adultes solides (ou presque), toujours là pour moi (même la nuit, quand je vois ce qu'il m'en coûte aujourd'hui d'aller gérer 2 réveils au cours de la même nuit...) et semblant si sûrs de leurs principes et de leurs choix éducationnels !

  • Tu dis bonjour et tu ne fais pas la gueule même si tu en as envie, c'est ça vivre en société ;
  • Non tu ne montes pas en voiture avec les parents de tes copains, on préfère faire les trajets nous-mêmes (même si on passe pour les relous de base parce que tu es la SEULE dont les parents font comme ça) ;
  • Non on ne recevra pas ton petit copain à dormir à la maison, on ne va pas un "couple" d'ados sous notre toit

(... et moi qui me disais que c'était trop injuste ou qu'ils n'avaient rien compris, bien sûr !)

Et la façon dont je me vois aujourd'hui, moi qui me sens si éparpillée et incertaine à l'intérieur, tellement pleine de "et si je fais ça, quelle utilité maintenant, quelle conséquence à long terme ?"... Je me demande comment Pti Tonique m'envisage actuellement en tant que parent, que référent décidant de ce qu'il peut faire ou non, que personne sécurisante qui répond (suffisamment ?) à ses besoins affectifs.

Et comment mes enfants me percevront-ils, toujours dans ces mêmes rôles, dans les années à venir ?

Et lorsqu'ils seront parents à leur tour ?

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 13:06

Ce matin, pour une fois que ma fille dormait un peu, j'ai été réveillée a 8h20 par le chauffagiste, que j'avais oublié et qui venait faire l'entretien annuel de la chaudière (facile quand on a déjà changé 2 pièces plus sous garantie y'a 2 mois, tout marche forcément bien) (mais passons).

Au lieu de ça, j'aurais pu être réveillée à 6h15 (le quart d'heure, c'est important pour avoir le temps de se rendormir) par mon téléphone, découvrir l'organisation des matins à 4 avec deux tout-petits à préparer, les déposer tous les deux chez la nounou pour la première fois et finalement, reprendre le boulot !!

En effet, vendredi 28 septembre au soir, s'est achevé mon congé maternité. Ce qui m'avait paru à la fois dur et libérateur pour Pti Tonique - dur parce qu'il etait encore si petit !!, libérateur parce que je n'en pouvais plus d'être à la maison et de me donner uniquement à lui, pour lui et par lui - me parait aujourd'hui inimaginable pour la Ptite Iroquoise.

Certainement parce que j'ai pris cette décision bien en amont et que je savais ne pas devoir reprendre aussi tôt, avoir encore du temps avec elle. Mais aussi parce que j'ai l'impression de seulement commencer à l'apprivoiser et à la connaitre ma petite fille, que notre famille vient juste de se redresser d'un difficile numéro d'equilibriste entamé le 20 juillet dernier et qu'il est temps maintenant, de profiter un peu de tout ça.

 

2012-08-a-10-2876.JPG

 

Ô ça n'est pas la folie non plus. Je n'ai prévu de prendre que 2 mois de congé parental. Mais c'est un juste milieu dans notre situation à nous : ça m'économise deux mois de tirage de lait au boulot, ça permet de garder la place de notre fille chez les Super Nounous juste assez longtemps pour qu'elles puissent se le permettre, ça reste jouable financièrement, ça permet à Pti Tonique de réapprivoiser son mode de garde avant que sa sœur ne vienne s'y immiscer aussi, ...

Bref, pour de multiple raisons, je pense avoir fait le bon choix pour nous 4.

Et puis honnêtement, je suis teeeellement bien chez moi !!!! A mon rythme, à celui de ma fille. Je ne me vis pas comme l'esclave de maison (ce qui pourrait être le cas avec le temps), je n'angoisse pas à l'idée de passer la journée seule avec un nouveau-né... Il faut dire aussi que cette fois-ci, je continue vraiment à "vivre", je ne me suis pas laissée enfermer dans un pseudo "rythme du bébé" isolant et épuisant. Nous avons des temps de calme et des temps où elle m'accompagne partout - vive le sein et l'écharpe ! Mes journées sont très remplies - et pas seulement par les changements de couches et les tâches ménagères. D'ailleurs, le peu de temps libre dont je dispose est grandement occupé par l'organisation de ça - mais je vous en reparlerai bientôt...

Bref, le congé maternité/parental me réussit pas trop mal (ça serait parfait si ça me permettait aussi de me reconvertir professionnellement mais bon, chaque chose en son temps...).

What else ?

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 23:05

Si je ne suis pas très présente par ici ces temps-ci, c'est parce que je ne veux pas risquer de faire chuter le taux de fécondité si honorable des femmes françaises (mais si, c'est une excuse comme une autre). Sérieusement, j'en chie ! Sachez le.

Bon, si j'ai réussi à écrire ce petit billet, c'est que ça s'arrange quand même un peu avec le temps - on sent qu'on se dirige lentement mais sûrement vers le cap tant attendu des 3 mois. Non pas que ma fille souffre de beaucoup de maux qui pourraient enfin s'apaiser à 3 mois de vie (comme ce fut le cas pour son frère) mais parce que, semble-t-il, c'est aussi le temps qu'il faut pour se remettre à niveau (un minimum en tous cas) personnellement, rééquilibrer son quotidien autour de ce nouveau petit être dont les besoins doivent s'intégrer au rythme de la famille préexistante, créer des liens très forts avec lui, se rendre compte que l'on est encore plus heureux (et ce quoi que l'état de la maison suggère).
Alors ces derniers temps, étrangement, toutes les idées de billets qui me viennent n'ont que peu à voir avec la maternité : désespoir quant à la possibilité de trouver des solutions aux situations difficiles et épuisantes que je vis actuellement ou juste grand besoin de s'évader ? En tous cas, aucun de ces billets ne trouve le temps de s'épanouir sur le clavier pour l'instant.

Et puis des tas de questions, d'idées, de petites remarques me trottent dans la tête au cours de la journée. Des choses dont je me dis qu'elles pourraient constituer un plus ou moins long billet. Mais celles-ci non plus, je ne trouve pas le temps de les développer et l'idée s'en va comme elle est venue. Sans compter que j'ai tendance à me censurer et que je ne me vois plus raconter ma vie comme j'ai pu le faire au début de ce blog. Non pas vraiment par pudeur mais... je ne sais pas. C'est une évolution dans mes besoins d'interaction (dont les sujets ont donc évolué), surtout, et puis dans ma façon d'être mère, aussi.

Mais parfois, je me dis, je me demande... De petites choses que je vais tout de même écrire vite vite, avant d'aller me coucher...

- c'est étrange comme en présence d'une autre personne, on peut regarder ses propres enfants différemment, comme à travers les yeux de l'autre qui lui ne les voit pas comme nous tous les jours. Et ainsi redécouvrir, sous la fatigue et l'habitude, s'emerveiller des sourires et des blagues de son fils (qui m'épate chaque jour avec sa compréhension et sa pratique du second degré), se sentir fière de ses capacités de raisonnement et de la malice dans ses yeux, se dire que même si c'est dur, on dirait bien qu'on le rend heureux, l'air de rien, ce petit bout !! 

- en fait, ma vie, mon couple, ne sont pas forcément plus forts que ceux des autres. Si l'on ne trouve pas le temps de se parler, en faisant fi du rangement, de la télé, du linge, d'Internet, des enfants un peu aussi... On n'ira pas loin ! Le signal d'alarme a retenti. Sans drame mais suffisamment étrangement pour attirer notre attention à tous les deux, fondateurs de cette petite tribu par amour, mais aussi compagnons de vie, engagés à veiller l'un sur l'autre.

- influe-t-on sur le tempérament de nos enfants ou ceux-ci sont-ils prédéterminés ? Vous avez 4h. Non sérieusement, c'est une question qui est revenue régulièrement ces temps-ci au vu des grandes différences entre mes 2 modèles de petits Sioux (mais quelle mère ne s'est jamais posée cette question en regardant sa progéniture ?). J'espère en faire un petit billet prochainement.

 

differents-etats-de-mon-esprit.jpg

 

- wahou ! Déjà 2 grossesses d'écoulées (enfin, "déjà"... je n'ai pas toujours dit ça !). Déjà 2 naissances (et un certain cheminement entre les deux). Déjà 2 enfants, surtout. Et dire que si je souhaitais me conformer au taux de fécondité actuel, je pourrais m'arrêter là (je n'ai pas encore trouvé comme faire 0,1 enfant). Je pourrais, aujourd'hui même, remiser les vêtements de grossesse (enfin, pas tout à fait, je vais en avoir encore besoin quelques mois pour être honnête....), revendre les petits vêtements en 1 et 3 mois, me débarrasser de certains articles de puériculture, refiler les livres de grossesse, bref, faire le grand ménage. Ma mère s'est arrêtée là (bon, pas vraiment volontairement cela dit). 2 enfants. Déjà beaucoup de travail en perspective pour les années à venir. Déjà 2 sacrées choses de faites. 28 ans et 2 enfants. Un petit bilan qui sent bon l'épuisement mais surtout les tétées yeux dans les yeux, les "câlin, maman !!", les bisous dans les petits cous tout chauds et sur les petits bidons tout ronds, les petits bouts qui trottent en couches et les enfants endormis contre soi, quelque soit l'âge.

Mais si aujourd'hui, je ne suis absolument pas pressée de remettre ça, je sais que mes tripes m'en réclame toujours au moins un de plus. Nous verrons en temps voulu.

 

Voilà les différents états de mon esprit, en ce moment.

Et pour fêter ça, nous partons demain pour une petite semaine de vacances à 4 tant attendue, dans le Sud de la France. Là où il y aura sans doute un peu de vent, on l'espère beaucoup de soleil et puis surtout, là où nous serons plus que jamais ensemble, pour se retrouver et profiter vraiment les uns des autres. Une coupure qui arrive à point nommé.

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 15:08

Quand nos regards s'accrochent, parce qu'elle redresse bravement la tête ou lors d'une tétée, je me plonge dans ses beaux petits yeux bleus clairs et je crois me voir, j'ai parfois la sensation de regarder dans un miroir (rapetissant). Oui, plus le temps passe et plus je trouve qu'elle a mes yeux, cette belle petite fille.

Plus le temps passe et plus je me sens liée à elle, plus je reconnais en elle mon enfant.

Je n'ai pas trouvé cela aussi évident que pour mon fils, qui a eu le "privilège" (ou pas) de me faire mère et m'a violemment plongée autant dans l'amour incommensurable que dans l'inconnu et l'angoisse.

Cette fois, je savais ce qui m'attendait. Ce qui m'a permis de ne pas être submergée par le stress semble m'avoir aussi quelque peu déconnectée de mes pulsions.

Après un accouchement particulièrement intense qui a longtemps occupé mes pensées les jours suivants, avec la culpabilité de me savoir moins disponible pour mon fils, encore si petit, en ajoutant les nombreuses personnes présentes les premiers temps, qui tout en nous aidant, occupaient aussi l'espace et retardaient un peu la formation de notre nouvelle bulle ; il me semble avoir mis du temps à vivre pleinement cette nouvelle maternité.

J'ai moins reçu les sentiments en pleine figure que la première fois, ils se sont développés au jour le jour, pour finalement venir m'habiter toute entière et se mêler à ceux, toujours aussi vivaces, qui m'animent pour mon fils.

La naissance d'une nouvelle mère, ça prend aussi du temps.

Mais ça permet d'obtenir une belle "grande" famille... et qu'est-ce que je les aime mes petits indiens !!

 

2012-08-a-10-3658.JPG

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 08:30

Je vous ai deja raconté que tous les ans, en faisant les courses, je m'amuse de voir apparaître ma date d'anniversaire dans les dates de péremption des produits que j'achète ? D'ailleurs, là, c'est fini jusqu'à l'année prochaine, ou alors c'est qu'on mangera un truc périmé...

Et bien cette année, comme en 2010, ça m'a aussi fait ça avec ma DPA : "Tiens, quand ce beurre sera périmé, je connaitrai ma fille depuis environ 10 jours !!" Glamour, n'est-ce pas?

Bon allez, aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Mr Sioux a pris sa journée à la fois pour finir les placards de la chambre de l'Oeuf Sioux (et le grand lit de Pti Tonique si on est effiaces) et pour passer un peu de temps rien que tous les deux et aller au resto (si on en trouve un ouvert le lundi midi par chez nous, en dehors du Mc Do) !!!!

En plus, je sais déjà que je vais avoir un cadeau (de Geek) qui déchire : c'est beau d'avoir bientôt 30 ans 28 ans... et surtout un "yeux 'versaire" choupinou au réveil, de la part d'un mini blondinet trop chou ♥

 

28-ans.jpg

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 13:14

Vous connaissez tous le fameux adage : "Avant, j'avais des principes. Maintenant j'ai des enfants".

Ca illustre bien le changement de point de vue qui s'opère à la naissance du 1er enfant. C'est vrai qu'on voit les choses différemment, c'est vrai que les priorités ne sont plus ce que l'on pensait qu'elles seraient, c'est vrai que certains anciens "principes" nous paraissent à présent dérisoires, d'autres sont venus les remplacer et pour certains, on hésite encore sur la façon de procéder...

En ce moment, je suis fatiguée. Je suis déboussolée, je doute. Je suis aussi à fleur de peau, je manque un peu de patience. Les larmes ne sont jamais loin, quelle que soit le type de contrariété (rater un train ou me sentir dépassée par l'énergie de mon fils). Je suis à la fois dans le présent et beaucoup dans l'avenir proche (naissance prochaine). Je passe mon temps à stresser (jusqu'en rêves) parce que les vêtements de la petite squaw ne sont pas propres et que je crains d'accoucher tôt et qu'elle n'ait rien à se mettre.

A côté de ça, je me prends des remarques de ma mère sur ma façon d'élever mon fils - renforcées par sa frustration de ne pas l'avoir vu depuis un moment -, je lis toujours pas mal et me questionne d'autant plus. Je finis par me demander si le plus simple, à un moment donné, ça n'est pas de fermer ses yeux et ses oreilles à tout et d'avancer droit devant, comme on le sent. A trop se questionner, ne s'y perd-on pas un peu ? En cohérence et en spontanéité ?

Et en même temps, je sais que non, ça n'est pas la bonne solution. Pas celle qui me convient quand je suis en état de tout gérer en tous cas.

Par exemple, j'avais toujours dit que ça n'était pas aux enfants de choisir, sûrement pas avant plusieurs années en tous cas, aussi bien choisir ce qu'ils vont porter que ce qu'ils vont manger. Ce n'est pas leur rendre service que de les mettre très jeunes face à trop de choix : ils ne sont pas en mesure de savoir ce qui va constituer un repas équilibré et en plus, trop de choix peut s'avérer source d'angoisse. Pourtant, j'ai très vite adopté, histoire que mon fils mange quelque chose au final - donc par facilité peut-on dire -, l'habitude de lui proposer entre fromage et yaourt, entre tel et tel fruit en voyant qu'il refusait le premier, etc [sauf certains jours où ça me fatigue, je me montre plus inflexible et ne propose pas de choix mais il finit par manger tel truc sur mes genoux parce qu'il ne veut pas le manger dans sa chaise ]. Je ne veux pas que mon fils sorte de table le ventre vide, je ne veux pas qu'il se braque face à la nourriture parce que je lui aurai imposé un truc (finis ton assiette de pâtes sinon tu n'auras rien d'autre), je ne veux pas que les repas deviennent des rapports de force. Oui mais je ne suis pas non plus persuadée que ma façon de faire lui rende service sur le long terme. Je suis perdue quoi.

Autre exemple : j'ai envie de répondre à ses demandes, à ses désirs, de satisfaire sa curiosité dans tous les domaines. Je me dis que je lui rends service et que je l'encourage dans son désir de découverte en le faisant participer à toutes les choses du quotidien (jusqu'à appuyer sur le bouton de la machine à café, ranger tel ou tel truc dans la cuisine, laisser des choses en libre accès pour qu'il soit autonome). Pourtant, quand il est à table et que son père va allumer la cafetière, je veux qu'il comprenne que cette fois-ci, il est à table donc il ne peut pas aller appuyer sur le bouton et suivre les préparatifs, parce que ça n'est pas le moment - même s'il en a très envie. S'en suit un grand moment de frustration, des yeux plein de larmes... et je me demande alors : "suis-je cohérente ?", "est-ce temporaire, acceptera-t-il mieux ces contraintes passé le Terrible Two, peut-il compendre ces différences un coup oui / un coup non, selon le contexte ?".

Ai-je raison de négocier pour tout : pour changer la couche, pour aller se laver les mains, pour ci ou pour ça (histoire que les choses soient faites mais sans pleurs, quitte à différer légèrement, à accepter de lire une histoire avant ou de faire telle autre chose) ?! Ai-je raison de lui proposer d'emmener un livre pour qu'il accepte de s'allonger sur la table à langer, ai-je raison de le laisser s'essuyer un peu lui-même avec la lingette pour qu'il accepte que je lui nettoie les fesses ? Dans quelle mesure dois-je lui "imposer" des choses ? J'oscille entre la "mise de cadres", le fait de lui faire comprendre qu'il y a des impératifs dans la vie, qu'on ne fait pas toujours ce que l'on veut, et le fait de ne pas lui imposer des choses sous prétexte que je suis plus "forte" que lui (je ne veux pas qu'il croit qu'on résoud les situations par la force), l'envie de lui faire faire les choses par goût, par persuasion (mais c'est pas forcément idéal non plus selon Thomas Gordon !! ah les bouquins...).

Sans parler de l'endormissement... Je le connais, je sais que je fais ce qu'il faut pour qu'il apprenne à s'endormir serein mais il est loin de savoir s'endormir seul. Si j'en crois tous les livres sur le sommeil, à son âge, c'est limite pathologique !! Pourtant, je sais que je ne suis pas le seul parent à procéder ainsi, à accompagner son enfant de la sorte, je sais que d'autres ont fini par obtenir des résultats de cette façon, tout en douceur et en accompgnement. Je mise aussi beaucoup sur le passage au lit de grand, passage imminent.

Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue (comme dit la chanson).

 

Bref, ça tombe bien. J'avais commandé ce livre il y a quelques temps :

 

livre-poser-des-limites.jpg

 

Je crois que c'est le moment de l'attaquer sérieusement... en attendant que mes nerfs et mes hormones se calment, que je retrouve confiance en mes choix - en NOS choix, car heureusement, Mr Sioux et moi sommes sur la même longueur d'onde pour tout ça - et en notre façon de faire, que je puisse à nouveau répondre sereinement aux remarques et critiques (même si je suis de plus en plus persuadée que ça ne sert à rien, chacun restant toujours sur ses positions au final).

***

J'ai écrit ce billet hier et là, au moment de le publier, je viens de vivre un vrai calvaire de repas avec mon fils - le truc un peu récurrent en fait. Alors c'est quoi la technique pour gérer les repas spécial Terrible Two : on le laisse manger juste du fromage, refuser tout ce qu'il y a avant (sauf si c'est du jambon ou de la viande bien sûr !), refuser les légumes et on essaie de le vivre de façon super détendue, parce qu'il paraît que ça va passer, et sans craindre de passer pour un parent démissionnaire auprès des gens chiants qui veulent absolument vous dire de "cadrer votrre enfant" ?!!!

Je craque là, si vous saviez... On en est à 2 coupelles cassées depuis ce matin, le plaisir de faire tous les trucs idiots possibles à table. Je vais quand même pas passer la semaine de vacances de la nounou à alterner les cris et les pleurs parce que j'ai les nerfs qui lâchent ?! Sans parler de mon ventre qui tire encore plus, de mon envie de solitude et de silence.

Bref, je m'arrête là, ça sert à rien d'en tartiner encore des tonnes.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:58

Ces derniers temps, le lundi, c'est pas mon jour.

Entre les lundis où c'est la course et les remises en question, les lundis déprime, les lundis où les évènements des jours précédents me perturbent encore fortement...

Ce lundi fait partie de la dernière catégorie. En ce moment, à chaque fois que je vois ma famille, nous passons de bons moments mais qui semblent toujours s'achever sur une fausse note, un reproche ouvert ou une désapprobation muette. Je sais que je ne suis qu'une éponge à émotions, c'est pas nouveau. Et parfois, je me demande si je ne perçois pas plus que ce qu'il n'y a à percevoir - ou alors des nuances d'émotion, sûrement passagères, qui ne vaudraient pas la peine de s'y arrêter si je percevais sur une fréquence plus haute !

En plus, je crois bien que Pti Tonique entame sérieusement son Terrible Two. Ce n'est pas facile à gérer, ça surprend au début et quand on est fatigués, on fait surtout comme on peut avec ses enfants. Mais quand en plus on a le regard d'autres personnes sur nos actes (ou nos "non-actes" justement), la pression monte. Le regard d'un étranger, ça m'est assez égal parce que je suis plutôt sûre de mes choix. Mais le regard d'un proche, de ses parents a fortiori, c'est différent et ça peut susciter un malaise.

D'ailleurs, dans l'article du Terrible Two lié ci-dessus, ils disent ces mots, qui resteront vrais malgré les années qui passent j'ai l'impression :

Il est en train d'apprendre qu'il a le droit et la capacité de dire non, mais réalise en même temps que tous ses désirs ne sont pas des ordres. Il apprend à gérer ses émotions, à confronter la frustration.

Et pendant tout ce temps, il est torturé par cet autre désir, qui le suivra toute sa vie : celui de vous plaire et d'être aimé par vous. Avec ces élans contradictoires qui l'assaillent tout à coup, pas étonnant que votre bambin semble parfois épuisé, confus et qu'il fonde en larmes. Et sachant cela, on se dit qu'on peut peut-être se montrer un peu plus compréhensif.

Oui, toujours la crainte de décevoir. Quand pourrons-nous dire "je n'en ai plus rien à faire, je suis ma propre voie parce que je pense que c'est la bonne pour moi et ma famille, je fais donc fi des désapprobations, d'où qu'elles viennent" ? Une amie plus âgée (40 ans) m'avait déjà dit que quoiqu'on fasse, les rapports avec nos parents restent sensiblement les mêmes en grandissant (cf des "petits" conflits avec son père, qui semblaient être toujours les mêmes malgré le temps qui passe).

Bien entendu, si tout va bien, on échange ensuite entre adultes, sur un pied d'égalité. Mais au fond de soi, même si on s'en défend et qu'on fait tout pour avoir l'air d'agir librement, j'ai l'impression que l'on reste l'enfant que l'on était, qui guettait la bonne humeur de son papa, le sourire rassurant de sa maman, la fierté dans leur regard nous faisant penser que l'on était sur le bon chemin, les félicitations de nos proches pour ce que l'on avait entrepris et réussi seul, l'harmonie familiale tout simplement (quand on sait qu'elle peut voler en éclat à la moindre remarque de travers ou à cause du mot attendu qui n'aurait pas été dit).

Personnellement, malgré toute la distance que j'essaie de prendre, d'autant plus aisément que j'ai fondé mon foyer et que celui-ci m'apporte bonheur, sérénité et équilibre, je sens bien qu'un rien continue de m'affecter. Et ce pendant plusieurs jours, tant que je n'ai pas la preuve directe que la personne concernée n'a pas de ressentiment à mon égard.

Et tout ceci est loin d'être fini. Je nourris des projets d'avenir qui, lorsque j'aurai eu le courage de les mettre en branle et donc de sortir de mon confort (notamment financier) actuel, susciteront certainement des réactions vives et dubitatives. Il me faudra m'accrocher, prouver mon réalisme et mon sens des responsabilités, affirmer haut et fort que "je sais ce que je fais" ou tout du moins qu'à défaut d'être sûre de moi, je fais ce que je dois, ce que j'ai besoin de faire pour trouver une vie en accord avec moi-même.

La route est encore longue.

(et désolée si tout ceci paraît parfois un peu sibyllin - je ne me sens pas toujours capable de tout dire, de tout expliciter en détails)

 

lundi-introspectif.jpg

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  • : J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
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