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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 11:01

J'avais échappé à sa gastro mais dimanche soir, je n'ai visiblement pas su résister à la rhino-pharyngite de Pti Tonique et la gorge commençait à me picoter, tandis que les éternuements et mouchages réglementaires s'installaient.

Hier, au boulot, malgré un rendement en paquets de mouchoirs assez élevé et une sensation de congestionnement pas bien agréable, ça allait. Hier soir, rendez-vous du 4e mois à la maternité, un très bon moment dont je vous reparlerai demain, ça allait encore. De retour à la maison, je sens la faiblesse et la fébrilité me gagner. Je passe une nuit pourrie, mais pas à cause de Pti Tonique cette fois, puisqu'il nous fait le bonheur de dormir d'une traite.

Ce matin, 38° au compteur. J'ai connu pire mais je me sens pas fière, je suis fébrile, je transpire. C'est clair que je me sens pas du tout en état d'aller bosser. J'appelle ma chef à 7h20, elle ne répond pas donc je lui laisse un message, que je double d'un email au cas où.

Dans le message sur son répondeur, je ne suis pas très à l'aise, comme toujours quand je dois annoncer à mon boulot que je ne viendrai pas. J'ai toujours l'impression de tirer sur la corde, que l'on va croire que je m'écoute trop, que c'est du flan, etc... Je ne sais pas pourquoi. Du coup, dans mon message, je ne peux m'empêcher d'ajouter "mais bon, c'est juste un gros rhume donc la fièvre ne devrait pas trop traîner et je serai sûrement de retour jeudi". Je me sens obligée de rassurer, de compenser. De dire "Vraiment désolée de ne pas pouvoir être là, je vous assure que je ne me sens pas tip top mais vous savez, dès que ça va mieux, je me remets en selle, je suis pas du genre à tirer au flanc, vous en faîtes pas !"

Le coup des 2 grossesses relativement rapprochées me fait aussi culpabiliser. Initialement, mon employeur m'a embauchée lors du 1er trimestre de ma grossesse lorsque j'attendais Pti Tonique, et ce en connaissance de cause. Malgré moi, je me sens en quelque sorte redevable, d'autant plus que je repars en congés maternité environ 1 an et demi après mon retour du précédent congé.

En plus, folie suprême, j'ai réussi à me décider, à m'autoriser même, de prendre 2 mois de "congé parental" (je le mets entre guillemets parce que je vaix même pas avoir le temps de toucher quoi que ce soit de la CAF au titre de ce pseudo congé parental) pour profiter de mon petit oeuf Sioux. Je l'ai même annoncé à mon employeur et ça s'est bien passé.

Globalement, ça se passe toujours bien d'ailleurs. Mais c'est moi, je culpabilise, je m'imagine ce qu'ils doivent penser. C'est vrai, quand j'y réfléchis, les boss (il y a une femme, celle que j'ai appelée ce matin, et un homme), eux, ils ne sont jamais absents pour maladie. Pourtant, le boss, je l'ai déjà vu en piteux état mais il était là quand même. La boss, elle est jamais malade, c'est flippant. [J'allais ajouter : "et puis de toutes façons, c'est pas le genre à s'écouter". Mais du coup, ça veut bien dire que moi, en m'autorisant une absence, je "m'écoute" trop. C'est bien là que ma façon de voir les choses est biaisée.] Mais bon, eux, ils doivent faire tourner la boîte tu vas me dire. Ca doit être le corollaire des responsabilités, des bons salaires et des RTT que je n'ai pas. Si c'est ça, finalement, je veux bien qu'ils ne me passent jamais cadre à la réflexion [toutes façons, j'y ai sérieusement renoncé lors de mon dernier entretien, je ne serai jamais à la hauteur de ce qu'ils attendent de moi et qui n'est pas assez clair ou alors pas en accord avec ce que j'ai à présent envie de donner].

Bon voilà, tout cela pour dire QUE : je suis parfaitement convaincue que personne n'est indispensable à son boulot. Je sais même que dans 3 ans maximum, je ne serai certainement plus dans cette boîte [pour diverses raisons, notamment le fait que je me lasse vite, que j'ai d'autres envies, que l'état d'esprit me correspondra de moins en moins, etc]. Je sais que ma priorité dans la vie, c'est clairement ma famille et non pas mon gagne-pain, dans la mesure où celui-ci n'est ni une vocation ni une passion (ce qui ne m'empêche pas d'y passer de bons moments, je n'y suis pas malheureuse). Je pense savoir que quelques jours de plus ou de moins en arrêt ne changeront pas la façon dont mon employeur me perçoit ni les "plans" qu'il a pour moi. Tout cela pour dire que malgré tout, j'ai une certaine conscience professionnelle, un besoin de reconnaissance extérieure à ma cellule familiale, je ne peux m'empêcher de rechercher l'approbation de ma hiérarchie, d'attendre un "ne t'en fais pas, tout va bien, tu reviendras quand tu iras mieux" bien utopiste.

Oui parce que ce que j'ai oublié de préciser, c'est que le médecin m'a arrêtée pour la semaine, a fortiori parce que je suis "en état de grossesse" (c'est marrant, il est un peu vieille France !) alors que normalement, demain, je ne devrais plus avoir de fièvre. Donc, je devrais pouvoir retourner bosser, comme je le fais toujours lorsque j'ai une simple rhino-pharyngite quoi. Il a dit qu'il me faisait quand même l'arrêt pour la semaine et que je verrais ce que je fais.

Et moi, je sais déjà à 95% ce que je vais faire...

 

2009.08.10--49-.jpg

Une maison à la barrière originale, au milieu de la campagne écossaise.

On devrait tout plaquer et retourner là-bas tiens !!

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:47

C'est décidé, cette semaine, je vous raconte mes rêves.

Allez-y, psychanalysez-moi !!!

Mardi, je vous ai raconté mon rêve de lundi matin.

Mardi matin, j'ai à nouveau rêvé de grossesse sauf que cette fois, ça ne me concernait pas. Il s'agissait d'une ancienne amie, qui se trouvait être enceinte jusqu'aux yeux. Quand je dis "ancienne" amie, c'est dans le sens où on a fini brouillées, elle est sortie avec un ex à moi et tout, une histoire un peu bizarre en son temps mais bon, c'est du passé. Juste pour dire que je n'ai pas vue cette fille et son mec (j'ai vu sur FB qu'ils s'étaient mariés entre temps... wouhou, radio potins !!) depuis des années mais là, BAM, va savoir pourquoi, je rêve d'eux ! Donc elle était très enceinte (8 mois) et elle disait qu'on lui avait diagnostiqué un assez grave problème (genre pré-éclampsie) mais les médecins avaient décidé de laisser encore 1 mois au bébé puis ils la déclencheraient.

Je sais, ça n'a aucun sens. Bienvenue dans l'univers des rêves !

Et puis son mec faisait son entrée dans l'espèce de vielle maison tristounette où on était tous et en guise de bonjour, il me tapotait la tête !!!! Non mais l'autre !!!!!!!!!!!

Bref, ma vie onirique est aussi palpitante que la vraie (n'est-ce pas ?).

Mercredi matin, après avoir passé une nuit pourrie avec un Pti Tonique hyper agitée dans mon lit dont j'avais sans cesse peur qu'il tombe, ce qui m'a empêchée de pioncer la moitié de la nuit, j'avoue que je ne me suis souvenue d'aucun rêve. Et j'ai même sûrement pas eu le temps d'en faire !

Et ce matin donc, ça m'est revenu une fois arrivée au boulot... J'ai rêvé que je faisais pipi sur une bandelette qui annonçait ensuite le sexe du bébé que l'on portait. Truf de ouf hein ? Je vous le dis, y'a quelque chose à inventer là ! Par contre, c'était bien fait, c'était comme l'échographie : on ne pouvait pas détecter le sexe avant le 4e mois.

Donc, sur cet espèce de bâtonnet, il y avait 2 fenêtres, une avec un liquide bleu et l'autre avec un liquide rose (bienvenue au pays des clichés), qui se remplissait plus ou moins (comme le liquide rouge dans le thermomètre qui monte suivant les degrés) selon le degré de probabilité du sexe.

 

vie-revee-rose.jpg    vie-revee-chou.jpg

 

Sur mon bâtonnet, je me retrouvais avec un "pourcentage" de 90% dans la fenêtre garçon et 10% dans la fenêtre fille.

Sérieux, je me demande si je veux savoir le sexe finalement parce que je trouve que je fais des rêves vraiment trop marrants en ce moment !!!!

Ce qui est moins cool, c'est que dans mon rêve, j'étais super déçue d'apprendre que c'était un garçon. Alors qu'en vrai, honnêtement, si j'aurais tendance à préférer une fille histoire de connaître les deux, je serais tout aussi heureuse d'avoir un garçon parce que ça sera avant tout notre bébé, en bonne santé et désiré. Et vu comme notre premier p'tit gars est réussi (si si !), il y aura forcément de quoi se réjouir à l'idée d'en avoir un 2e ! (sans parler de l'amortissement incontestable des cartons de fringues qui remplissent mes placards... oui, sachons être pragmatique desfois).

 

Allez, qui a envie de me raconter ses rêves bizarres ce matin, pour m'aider à garder les paupières entrouvertes devant mon ordi ?

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 11:41

L’autre nuit, j’ai rêvé de mon accouchement futur. Je ne pensais pas que ça me travaillait déjà mais faut croire que si…

Au début, j’étais contente, tout se passait bien. Je me souviens que j’étais chez moi, je m’auto-examinais (ce que j’aimerais apprendre à faire, en vrai) et je constatais que j’étais déjà dilatée à 6. J’étais super contente. Arrivée au plateau avec ma sage-femme, l’accouchement a été assez rapide et s’est bien passé.

Puis je me retrouve je ne sais où et je constate que mon bébé est à la nurserie, je dois aller le chercher. Je suis très malheureuse parce que je ne veux surtout pas être séparée de mon bébé et je ne me souviens pas comment il a pu être emmené là-bas.

Pour m’y rendre, je me retrouve en plein air entre des grands bâtiments clairs entre lesquels serpente un genre de parcours d’obstacles – plus qu’une métaphore, ça semble être carrément une épreuve en tant que tel que de réussir à rejoindre mon bébé. (Les obstacles me font penser à ceux sur lesquels s’entraînaient Lara Croft autour de sa propriété dans la 1ère édition du jeu vidéo… eh oui, y’a des trucs comme ça qui ressurgissent, on sait pas pourquoi !)

Arrivée là-bas, je réalise que le lieu ressemble plutôt à une crèche. On me remet alors mes « deux » enfants : surprise, Pti Tonique s’y trouvait aussi ! On me tend donc mon bébé, Léon.

LEON ???? Je ne comprends pas. C’est son père qui lui a donné ce nom pendant mon « absence » (mon trou noir ou je ne sais quoi) ? D’où est-ce qu’il a sorti ça ? On n’a jamais évoqué ce prénom et ça n’était certainement pas celui qu’on avait choisi.

Puis je suis de retour dans ma chambre de maternité, j’envoie des textos pour annoncer la naissance et là, j’écris que nous avons eu une fille, dont je cite le prénom (et là, c’est marrant, c’est vraiment le prénom que l’on veut donner à notre bébé si c’est une fille).

 

Je me réveille lundi matin, HYPER soulagée que tout ça ne soit qu’un rêve, que mon accouchement n’ait pas eu lieu de la sorte et surtout, qu’il n’ait pas été suivi d’une séparation d’avec mon bébé et d’un trou noir.

Il faut croire que c’est là une éventualité qui m’angoisse, et ça ne me paraît d’ailleurs pas impossible. Je suis tellement attachée à l’importance de ces premiers instants, j’ai l’espoir que mon petit œuf Sioux sera un bébé qui nous offrira une belle tétée d’accueil en salle de naissance (ce que je n’ai pas connu avec Pti Tonique qui a mis 24h à téter… une fois qu’on a trouvé la parade des bouts de sein en silicone), je ne veux être séparée de lui à aucun prix (enfin, sauf urgence vitale évidemment). La séparation, ça me préoccupait déjà un peu pour Pti Tonique, je craignais que les puéricultrices n’insistent pour le prendre à la nurserie sous prétexte de m’offrir du repos après l’accouchement. Cette idée m’horrifiait. C’est vrai que j’ai passé une nuit pourrie mais elle aurait été bien pire à imaginer mon tout-petit seul dans son petit berceau avec des personnes qui n’avaient pas que lui à s’occuper et dont je n’étais pas certaine qu’elles le bercent ou me le ramènent immédiatement lorsque ce serait nécessaire.

Rien que d’en parler, ça me stresse d’ailleurs !!

Cette semaine, je suis mère célibataire parce que Mr est en déplacement (sur un autre continent en plus !) jusqu’à vendredi. Je me sens (me « sais ») seule responsable de mon Pti Tonique, seule présente pour répondre à ses besoins, calmer ses angoisses, le protéger. Cela ne me rend certainement pas tout à fait sereine.

 

angoisse-separation-mere.jpg

 

Ce matin, Pti Tonique s'est réveillé tôt et  immédiatement en panique, en criant. Je l'ai trouvé debout, accroché au bord de son lit. Je l'ai pris dans mes bras, il s'est blotti. Je l'ai ramené dans mon lit, il peinait à se calmer. Je l'ai allongé sur moi, il s'est apaisé. Je lui ai dit des mots doux, je l'ai serré fort, je l'ai caressé. Je me suis dit que j'étais tout pour ce petit bout et que je voulais l'apaiser et le rendre heureux plus que tout. J'étais un peu chamboulée.

Vivement le retour de Mr, que je fasse de plus doux rêves…

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 20:28

Je sais que je dis plus grand-chose ces temps-ci mais soit j’ai pas l’énergie, soit j’ai pas l’envie.

Et puis si c’est pour raconter des trucs déprimants, à quoi bon… Bon, je dis pas que je suis déprimée tout le temps mais franchement, y’a des soirs où je donnerais beaucoup pour être seule, sans chouinement, sans bébé à coucher, sans maladie infantile, soit réveil nocturne pour cause de vomi partout, sans nuit pourrie avec un bébé malade et agité au milieu du lit, et puis surtout avec pleeeein de temps, un plateau télé en amoureux, du calme…

Depuis le retour des fêtes, Pti Tonique ne jure plus que par maman. Il me réclame à tout bout de champs, il n’y a plus que moi qui sois autorisée à aller le coucher – si son père a le malheur de tenter, ce sont des cris, des larmes, des appels déchirants « mamaaaaan » et on n'en sort pas. C’est pas comme si avant, 90% du temps, c’était son père qui allait le coucher et que ça ne posait aucun problème…

Donc tous les soirs, je me retrouve penchée pendant 20 à 30 minutes au-dessus d’un lit à barreaux, à caresser le dos d’un bébé de 17 mois pour qu’il s’endorme – c’est pas comme si ma grand-mère de 90 ans avait un dos en meilleur état que le mien et que j’avais failli m’évanouir de douleur en me levant l’autre nuit à 2h du mat). Et gare à moi si j’enlève ma main trop tôt alors que j’ai l’audace de croire que cette respiration régulière est le signe d’un état de sommeil profond enfin atteint… si ce n’est pas le cas, je me fais rappeler à l’ordre par un retournement soudain, des pleurs et des bras qui se tendent pour que je reprenne mon balai dorsal.

On ne mange quasiment jamais avant 22h avec Mr Sioux, heure à laquelle je n’ai quasiment plus la force de manger et avale à peine le plat principal, pour m’endormir sur le canapé avant le yaourt.

Comme c’était le cas jusqu’à maintenant (et toujours depuis que cette put@*~! de varicelle a déréglé le sommeil de notre fils), on continue d’endormir Pti Tonique dans le porte-bébé pour les siestes, c’est impossible autrement et surtout, quand on sait que ça prend 10 fois moins de temps qu’en le mettant dans son lit (avec 99% de chances de succès au lieu de 5%), on poursuit le rituel. Mais maintenant, fidèle à sa « mum-addiction », il n’y a plus que moi qui ai l’honneur et le privilège de chausser le Manduca pour envoyer bébé dans les bras de Morphée. Mais ça aussi, ça va devenir chaud lorsque mon ventre sera trop proéminent. Déjà que j’ai l’impression d’accorder trop peu d’attention à l’œuf Sioux, si en plus je passe mon temps à l’écraser sous le poids de son frère…

Le soir, je tiens le coup jusqu’à ce que Mr rentre puis, une fois qu’il est là, c’est comme si je rendais les armes et si ça n’était pas déjà le cas avant, chaque cri ou plainte de Pti Tonique me donne juste envie de me défenestrer. Oui, j’ai beaucoup moins de patience et je le vis mal.

Ce qui est sûr, c’est que le 3e, on risque pas de l’enchaîner aussi vite que les deux premiers, c’est pas possible !

Quand je vois le comportement de Pti Tonique évoluer, je suis de plus en plus angoissée à l’idée de l’arriver de bébé Sioux dans la famille : je sens que son grand frère va pleurer toutes les larmes de son corps à la vue de sa maman accaparée par un autre. Il n’y a qu’à voir comment il réagit lorsque j’approche, joue ou nourris un autre enfant !!!

Il m’a plusieurs fois semblé sentir quelques mouvements dans mon ventre mais je n’ai jamais réussi à fixer cette impression, à sentir réellement mon œuf Sioux onduler sous mes doigts. Et je n’arrive pas à prendre quelques minutes le soir pour lui parler, le toucher : à peine couchée, je m’effondre. J’ai vraiment hâte que Mr Sioux et moi ayons notre première séance d’haptonomie avec la sage-femme : ça sera déjà un moment rien qu’à nous, sans pleurs, sans stress et enfin un moment consacré uniquement à notre futur petit bout Sioux. Sauf que cette séance n’aura lieu que fin février, c’est encore loin…

Mr Sioux aussi se sent usé et rêve de vacances en famille et de temps de repos. Est-ce que nous allons droit dans le mur ?

Je culpabilise dans tous les sens : parce que j’ai voulu cette grossesse très fort et que je me plains des bouleversements qu’elle entraîne, parce que je n’ai plus autant de patience pour mon Pti Tonique, parce que je veux plein d’enfants et en même temps je sais que je pèterai un plomb si je devais rester à la maison tous les jours pour les élever, parce que ce blog s’étiole (et ne parlons pas de mes non-réponses aux commentaires, pardon !), parce qu’en ce moment, je ne suis pas ce que je voudrais être.

Vivement que ça passe.

 

Edit du 20/01/2012 : Quelques minutes après avoir écrit cet article, j'ai vu mon petit bout revenir du bain avec son papa. Il était tout calme, tout fatigué. Il était tout beau dans son pyjama propre avec ses petits cheveux mouillés. Il a voulu venir dans mes bras, il a posé sa petite tête contre moi. J'ai fondu...

Et puis ce matin, au boulot, je le revois hier, quand pour la 3e fois en 1/4h, il m'annonçait "caca" (merci la gastro), d'un air tout mignon. Il est beau, il est chou mon fils. Il m'épuise et il me fait fondre à quelques secondes d'intervalle.

"L'ambivalence de la maternité" comme dirait ma mère !! (elle dit aussi "c'est pas facile d'être maman, hein ?". Ah la p'tite marrante !!)

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 12:38

Au début, la maternité, c'est assez flippant. Aussi euphorisant que flippant je veux dire. Tout est "trop" : trop de bonheur, trop d'émerveillement, trop de découvertes, trop de fatigue, le temps qui passe trop vite, trop d'incompréhension, trop de nouveautés, trop de beauté, tant de proximité...

Alors un espace (voire plusieurs) où on pourrait se sentir moins seule dans sa situation et écoutée, ça a un effet incroyablement soulageant, ça fait tellement de bien que ça peut rendre accro.

Voilà ce qui m'a guidée dans ma découverte de la blogosphère de mamans, ce que m'a apporté Twitter, ce que tout cela m'apporte d'ailleurs encore, mais à un rythme et une dose différents.

Mais avec le temps, et heureusement, la jeune maman stressée prend confiance en elle, son petit bout grandit, elle se sent plus apte à relativiser, à improviser, à faire ses choix sans requérir d'autres avis, sans chercher à se rassurer dans tout. Elle apprivoise de plus en plus sûrement son nouveau rythme de vie, elle le dépouille du superflu, elle apprend à aller à l'essentiel, elle ambitionne de savourer chaque jour qui passe avec sa famille, sans pour autant s'oublier. Elle guette les minutes de temps libre. Au début, elle panique à l'idée de ne plus savoir comment les occuper, quoi faire en priorité, de quoi elle a réellement besoin, comment "profiter" au mieux, que faire passer en priorité (sa maison, son sommeil, des activités annexes et non essentielles mais qui vident l'esprit et apaisent)... Puis elle réapprend à s'écouter, fait baisser la pression qui l'anime, ne se met pas dans tous ses états si elle n'a pas pu terminer son activité lorsque son petit bout se met à crier.

La jeune maman éprouve de moins en moins le besoin de parler de son bébé, sauf pour faire des sortes de bilan sur certains points de son évolution dont elle espère garder une trace, des sentiments ou des dates qu'elle souhaite figer et dont elle veut pouvoir retrouver l'émotion dans quelques années.

Même si l'idée d'accueillir un 2e petit bout aussi rapidement la stresse parfois un peu, en termes d'organisation et de disponibilité pour chacun de ses enfants, elle a aussi une assurance nouvelle qui l'habite, elle se sait riche d'expérience et apte à prendre les bonnes décisions. La fatigue du 1er trimestre s'estompant peu à peu, elle se sent pleine d'un positivisme nouveau et rafraîchissant, qui lui ferait presque pousser des ailes, si elle avait à peu près son quota de sommeil - mais c'est une autre histoire.

A présent, la jeune maman ouvre de grands yeux sur le monde, sur ses proches. Elle veut s'efforcer de redevenir en partie la jeune femme légère qu'elle pouvait être parfois avant d'être mère, de profiter de son petit garçon qui évolue tellement ces derniers temps  et se montre si passionnant (et non de subir ces instants de jeux réquisitionnés comme autant d'empêchements de vaquer à ses propres activités).

La jeune maman tente de regarder d'un oeil neuf son blog, ce lieu salvateur, cet espace d'échange et de liberté. Elle veut arriver à paraître sur son blog comme dans la vie, passionnée par une multitude de choses (même si le temps qu'elle peut y consacrer n'est pas à la mesure de l'intérêt qu'elle porte à ces choses), remontée contre tout un tas d'autres, de l'ordre de l'insignifiant et du quotidien mais que l'on aime bien partager quand même.

Elle veut se sentir presque complètement représentée dans cet espace.

C'est son voeu 2.0 pour cette nouvelle année.

 

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(PS : c'était marrant de se la jouer Alain Delon )

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 22:33

C'est moi ou à part la cuisine, ce blog se laisse sérieusement vivre ces derniers temps ?

Sérieusement, je sais pas ce qui m'arrive, je ne suis que lassitude et guimauve. J'ai l'impression de ne pas avoir été aussi fatiguée depuis... au moins tout ça ! Ou alors ça faisait juste longtemps que je ne m'étais pas écoutée. Je ne sais pas.

Dans l'état où je suis, je peux vous dire que je flippe carrément pour les futures nuits sans sommeil qui m'attendent l'été prochain. Je flippe pour la gestion de 2 bébés seule au quotidien, lorsque Mr aura repris le boulot à la fin de son congé parental/d'été ou quel qu'il soit.

Je mets des cierges en priant pour que Bébé Sioux soit l'exact opposé de son frère, à savoir un bébé super paisible, peu angoissé, qui se laisse promener collé à sa mère et m'autorise à rester assise 5 minutes d'affilée en l'ayant dans les bras - voire un bébé qui accepterait de me regarder vaquer ou jouer avec son frère en gazouillant sereinement dans son transat (genre, le rêve !!!!).

Bon, on peut rêver hein. Quand je pense à ça, ça me rappelle qu'il faudrait un jour que je termine cet article que je voudrais tant écrire, pour moi surtout, avant d'avoir tout oublié, sur les premiers mois avec Pti Tonique. Sur ma difficulté à gérer ses besoins "intensifs", sur ma petite déprime, sur ma condition de jeune mère mortelle qui aurait aimé dormir et être plus zen.

Bref, là n'est pas le sujet de cet article sans objet.

Je suis donc en arrêt maladie depuis vendredi dernier, pour faire le lien entre mon état de décrépitude passager et les vacances qui me tendaient les bras mais ne semblaient pas les avoir assez longs pour que je tienne jusque là. J'essaie de dormir, j'y arrive pas trop mal le matin. Mais je reste une loque le soir, attendant toujours aussi impatiemment le retour de Mr Sioux pour me sentir moins seule face à la demande continuelle de mon fils (et y'en a qu'un pour l'instant !!!!). J'ai l'impression d'être un peu une mère incapable en ce moment. Enfin, ce que je fais, je le fais plutôt bien mais j'ai l'impression de vraiment beaucoup passer le relais à Mr dès qu'il est là et ça me fait culpabiliser.

Sinon, dans le positif, je crois qu'on a enfin fini cette foutue course des cadeaux de Noël... jusqu'à la prochaine fois !

Et puis enfin, je vais vous laisser pour tenter d'aligner 3 mots et d'écrire le débrief des Vendredis Intellos qui m'attend, sur un thème assez costaud : les violences éducatives !!

Et puis j'espère aussi arriver à finir un petit article pour le prochain VI, sur le thème de Noël.

Je crois qu'un tel programme mérite bien de commencer par aller se coucher. Et voir si mon homme, après avoir passé à peu près 3/4h à endormir Pti Tonique, est d'humeur pour me faire un petit câlin et un sourire.

La vie de parents, c'est pas facile tous les jours.

Ouaip.

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rien à voir mais c'est le comble du rêve du temps libre à deux, fût un temps... Venise !

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 10:19

Sensation d’écoeurement. De dégoût ?

Humeur en montagnes russes. Plus que d’ordinaire, influencée par la moindre perturbation dans l’ordre des choses.

Tête pleine, fatigue intense. Mais ça ne se voit pas à l’extérieur.

Va-t-on m’accorder le bénéfice du doute ?

Oublier de payer les nounous fin novembre, le faire avec 5 jours de retard en s’excusant par texto un dimanche.

Tous les matins, Mr qui dépose Pti Tonique avec ¼ h de retard sur l’horaire officiel car nous sommes sans cesse à la ramasse. S’apercevoir ce matin qu’une nouvelle « gazette » de la crèche a été glissée dans le sac et stipule qu’il serait bien que les parents respectent les horaires fixés. Gloups.

« Il faudrait qu’on s’organise autrement » devient notre phrase fétiche. Mais c'est quand qu'on prend le temps d'y réfléchir, concrètement ?

Pas envie de me faire remonter les bretelles par gazette interposée ou de me dire qu’on ne me juge pas à la hauteur. Horreur de ce sentiment d’être « prise en faute », de ne pas assurer et que ça se voit.

Et puis qui va comprendre ? Une mère de famille qui travaille MAIS a son mercredi, qui n’a qu’UN SEUL enfant après tout, quand d’autres en ont 3 voire plus et sont organisées à mort pour ne rien oublier (les nounous par exemple).

Va-t-on me juger pour ça ?

Sentiment de lassitude certains jours – surtout les lundis, je remarque.

Envie de me mettre en boule, au chaud, de ne plus rien sentir (pharyngite, mal au dos, froid) et de ne plus bouger jusqu’à Noël / jusqu’à la fin du 1er trimestre, deux dates qui coïncident.

Marre.

 

coton-boules.jpg

j'aime l'image de la boule de coton : douillet, chaud, confortable... je l'imagine souvent quand j'ai mal quelque part

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 09:16

Hier soir, Mr Sioux est parti en déplacement.

Quoique je fasse et même si ça arrive régulièrement, je ne suis jamais sereine quand je passe mes soirées seule avec mon bébé. Je sais que je dois être là à 200%, que si le coucher est problématique, c’est moi qui vais y passer du temps et que ma soirée s’en trouvera considérablement diminuée. Que s’il chouine, je n’aurai pas la possibilité de prendre 5 ou 10 minutes de pause pour m’apaiser et revenir plus patiente.

Et souvent, comme s’il le sentait, soit mon fils galère à s’endormir, soit il passe une nuit pourrie. Hier soir, c’était l’endormissement : ça m’a pris 1h. Après ça, je n’avais plus la force de me faire à manger, j’ai mangé quelques tartines de fromage, une compote et au lit. Heureusement, pas de réveil nocturne alors que c’est redevenu la règle ces derniers temps. J’ai même dû aller le réveiller moi-même à 7h15. Avant cela, je m’étais super bien organisée, réveil à 6h30, le temps de m’habiller, me préparer, petit-déjeuner, préparer le biberon, de manière à être totalement prête lorsqu’il se lèverait. Ca a très bien fonctionné. J’ai même pu le déposer chez la nounou avec 10 minutes d’avance, de manière à arriver assez tôt (8h15) au boulot – d’habitude, c’est Mr Sioux qui dépose son fils chez la nounou.

Et là, à 1 km du boulot, c’est la révélation : j’ai oublié mon PC à la maison !!! Dans ces cas-là, bien souvent, je m’en rends compte à quelques minutes de l’arrivée, c’est plus marrant. Plus déprimant, surtout.

Surtout quand on avait pris autant de précaution pour arriver à tout gérer seule et être à l’heure, comme si de rien n’était.

Le trajet du retour me plombe. Pour repartir, comme j’ai pris le Chemin n°1 la 1ère fois, je décide de prendre le Chemin n°2 pour varier un peu (j’ai en effet 2 chemins possibles pour faire le trajet maison-boulot) et oublier que je l’ai déjà fait une fois en vain. Sauf que j’ai oublié qu’il y avait des travaux sur Chemin n°2. Et circulation alternée. Là, j’ai juste envie de pleurer.

Y’a des journées comme ça…

Heureusement, au bout de 5 minutes, je parviens à bifurquer et à prendre une route qui me permet de récupérer Chemin n°1. J’arrive au final avec 35 minutes de retard sur l’horaire habituel. Que j’ignore comment je rattraperai étant donné que j’ai très peu de latitude horaire avec les horaires de la nounou. Etant donné que je devais déjà partir 1h plus tôt jeudi parce que la nounou a une obligation ; 1h que j’ignorais aussi comment j’allais rattraper.

Et tout ça pour quoi ? me demandes-je dans ces moments-là…

C’est quoi ce rythme débile ? Cette course après le temps, ce cerveau toujours plein de mille choses, prêt à craquer, ces angoisses de me retrouver seule chez moi, de me retrouver seule avec mon enfant pour toujours s’il arrivait malheur à Mr pendant l’un de ces foutus déplacements pro ?

Pourquoi s’imposer de telles choses ? Pourquoi devoir sans cesse faire des courbettes devant des supérieurs, s’excuser platement, raconter sa vie, se sentir nulle, fatiguée, dépassée… Incapable de tout mener de front.

Dans quel but, tout cela ? Juste gagner de l’argent et survivre dans des conditions confortables ?

 

PS : merci pour tous vos commentaires sur mon dernier article, je vous réponds dès que possible !

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 02:45

Le récent billet de Maritournelle m'a inspiré ce qui suit.

Lorsque je suis arrivée dans la région lyonnaise, les gens qui savaient d'où j'arrivais me croyaient tout naturellement originaire de là-bas, de la Ville Pluvieuse. Ce à quoi je m'empressais toujours de répondre :

- Noooon, j'ai vécu un moment là-bas mais je n'en suis pas originaire ! (grand Dieu non !!)

- Ah bon, tu es d'où alors ?

- Bin...

Là, selon si j'ai envie de raconter ma vie à mon interlocuteur, je développe ou pas. Et il me prend pour une fille compliquée ou pas.

 

sans-racine.jpg

 

En effet, je suis bien née quelque part, comme tout un chacun (à savoir dans les plaines désertiques du Dakota du Nord bien sûr...). Mais cette ville du sud, que nous appelerons Ville du Sud 1, je n'y ai passé que 5 ans, avant qu'une mutation professionnelle paternelle nous conduise, ma famille et moi, dans une autre ville du Sud, Ville du Sud 2 (admirez l'inspiration ! "Et elle s'imagine qu'elle va écrire 50 000 mots en 1 mois, avec une telle imagination ?" ). Dois-je dire que je suis originaire de Ville du Sud 1 ? Car si on me questionne à ce sujet, je ne sais quasiment rien de cette ville. Il m'est arrivé d'y passer depuis lors mais jamais de façon à la connaître vraiment et ça n'est pas une ville qui m'attire particulièrement.

En général, j'explique donc qu'à choisir, je me sens plutôt originaire de Ville du Sud 2; où j'ai passé ma prime enfance et un total de 9 ans, car c'est le lieu dont je suis le plus nostalgique - même si tout n'y fut pas parfait (loin s'en faut). Déjà, là, les gens ont soit l'impression que je leur raconte ma vie et que je vais plus les lâcher, soit que je me la raconte tout simplement, genre "moi, je choisis d'où je suis originaire, je suis comme ça, libre comme le vent !" (UGH !).

Donc j'abrège la fin de l'explication et je dis "ouais enfin, je suis du Sud quoi !". Et souvent, je me prends en retour un "Ah pourtant, t'as pas l'accent !". Ok, manges-toi ça...

Et oui, le fameux accent, les non-Sudistes s'y accrochent comme la purée de carotte séchée sur un bavoir de bébé tout juste diversifié (on a les analogies qu'on peut hein...) ! Si tu l'as pas, t'es pas vraiment du Sud, t'es pas folklo du tout ! Au cas où tu l'ignorerais, le Sudiste est en fait censé être un bouffon divertissant qui joue à la pétanque tous les soirs en sirotant un petit jaune, un marcel sur le dos et un "peu chère" (ou "fan de chichoune") à chaque bout de phrase...

Bref.

Tout ça pour dire que je n'ai jamais su répondre (simplement) à la question "t'es d'où ?". Ce non enracinement me cause donc encore parfois quelques difficultés en soirées (genre tu sais, les cocktails mondains où je vais tous les soirs) mais il est aussi mon identité, il m'a construite, il peut même parfois constituer une petite fierté ("moi, j'ai pas de port d'attache, tu vois", toussa...). Lorsque j'étais encore dans le Sud, et donc encore relativement jeune, je ne m'étais jamais trop posée la question mais en arrivant à Ville Pluvieuse, quand j'ai sympathisé avec des personnes de mon âge qui me disaient avoir toujours vécu dans le même village et dans la même maison depuis leur naissance, je trouvais ça carrément flippant ! Tu me diras, il y a des gens pépères "heureux dans leur région" quelle que soit la région (le plus grand rêve d'une "camarade" de classe du Sud était bien de voir Paris un jour...), faut pas mettre ça sur le dos des gens de Ville Pluvieuse.

Mais y'en a quand même une qui m'a aussi raconté que ses parents étaient nés et s'étaient connus dans Village Pluvieux (oui, on habitait à la campagne, pas dans Ville Pluvieuse même... oh les pecnos quoi !), où ils avaient "choisi" de rester d'habiter. Puis leurs enfants étaient nés là. La fille en question envisageait à son tour de faire ses études puis de revenir finir ses jours vivre à Village Pluvieux (non mais genre toute la vie ???? t'es sûre ??? arghhhh). Encore, y'a des coins comme Ville du Sud 2, je peux comprendre qu'on ait pas envie d'en partir (= habiter ailleurs), même si j'aurais du mal à comprendre qu'on ne s'intéresse pas un chouïa au reste du pays pour autant.

En ce qui me concerne, si je devais me dire que j'allais finir mes jours là où je vis actuellement, je me mettrai immédiatement sous Prozac. Non pas que je ne me plaise pas là où je suis mais... je ne sais pas. J'ai tellement l'habitude de bouger, déménager, que rien ne soit figé (j'ai vécu dans 6 maisons différentes avec mes parents, 4 appartements étudiants et 3 domiciles différents depuis que je suis avec Mr Sioux). Depuis que nous avons emménagé dans cette maison, achetée il y a 2 ans, je réponds toujours à ma voisine et amie qui évoque des sujets sur le long terme : "Non mais nous, dans 10 ans, on sera plus là !!!", ce qui ne laisse pas de l'étonner (ses réponses allant de "mais qu'est-ce que t'en sais ?" à "bin pourquoi, vous êtes pas bien ici ?"). Je sais pas où on sera mais je suis persuadée que la vie nous aura amenés à bouger de toutes façons. Et puis aujourd'hui, pour le boulot, on est tous amenés à le faire un jour ou l'autre semble-t-il.

Et moi, ça me va très bien. Est-ce que cette habitude m'a rendue plus sujette à une rapide lassitude ? Ou m'a juste donné envie de découvrir toujours plus, toujours ailleurs ? (admirez la syntaxe et le sens profond de cette phrase  !) Je ne sais pas.

Au final, on pourrait en conclure que je ne sais pas vraiment d'où je suis, ni où je vais. (j'ai l'air paumée ? dîtes "non" s'il vous plaît)

Mais ça me plaît.

 

PS : je pense à un truc tout à coup (enfin pas tout à coup mais plutôt en cherchant une image pour illustrer cet article). Petite, j'ai toujours eu une peur phobique de marcher sur les racines des arbres ou des végétaux qui affleuraient de la terre. Surtout les énormes racines des grands arbres qui ressortaient massivement et s'étendaient longuement... Brrrr ! Une analogie avec mon histoire personnelle ? (psycho de comptoir quand tu nous tiens). Ou juste un traumatisme lié à ce foutu dessin animé dans lequel les héros se faisaient attraper et suspendre dans les airs par les racines de méchants arbres enchantés, qui s'arrachaient subitement à la terre ? [quand je vous dis que ma vie est palpitante...]

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 09:24

A la lecture du billet de LMO, j’avais eu envie de participer à son concours : pour le lot à gagner bien sûr, mais aussi pour voir ce que je pourrais bien avoir à dire sur ma vision de la maternité… 

LMO-banniere-Mamanana.jpg

 

Jusque là, je n'avais pas particulièrement été inspirée, parce que je trouve la thématique bien vaste et surtout ma vision tellement changeante, d'un jour à l'autre.

Et puis hier après-midi, une idée m'est venue. J'ai pensé à mon petit bout malade depuis 3 jours que je venais de confier à sa mamie pour aller répondre à un impératif professionnel à 14h. Ce petit chou très mal et éperdu qui refusait de me lâcher, fondait en grosses larmes lorsque je le mettais dans les bras d'une autre, le regard implorant comme si son cœur et sa confiance en moi étaient sur le point de se briser.

J'ai repensé à ce petit garçon auparavant dynamique et souriant qui n'était plus que l’ombre de lui-même, que toux et cernes tandis qu'il gémissait en refusant de me lâcher d'1 cm depuis mercredi.

Ces images me revenaient en fin d'après-midi au boulot, et je me demandais, un peu bêtement il faut le dire : pourquoi tant de ténacité, pourquoi une telle avidité dans le besoin de contact et de fouissement ?

Mais parce que je suis sa mère pardi ! La seule et l'unique ! Celle sur qui il peut compter à tout moment, mais avant tout lorsqu’il est le plus faible et que ses repères sont les plus brouillés.

Une évidence, certes mais dont je continue à prendre tout doucement la mesure, chaque jour un peu plus depuis 14 mois. Non pas de façon linéaire, comme un vase qui se remplirait petit à petit, mais à coups d’évènements particuliers, d’instants saisis sur le vif.

Empêtrée dans le quotidien, la hâte de le voir grandir, l'impatience de lui offrir (enfin à moi plus qu’à lui, soyons honnête) un frère ou une sœur, la fierté de ses progrès ébahissants, je ne suis pas toujours consciente de mon titre de "maman".

Un qualificatif qui sonne encore étrangement et dont j’ai l’impression qu’il me définit davantage aux yeux des autres qu’aux miens.

Ma vision de la maternité, elle a énormément évolué depuis que je sais ce qu’ « être mère » signifie… et elle évoluera encore beaucoup, puisqu’à ce jour, je ne sais que ce qu’ « être mère de Pti Tonique » veut dire. Mon fils a posé les bases de ma maternité, des fondations sur lesquelles je m’appuierai pour être la mère de mes futurs enfants, tout en ayant la possibilité de changer ré-agencer les pièces à l’intérieur, la décoration, etc.

Tout cela est un peu confus mais c’est à l’image de moi-même et de ma relation à la maternité : changeant, évolutif et c’est aussi ce qui me plaît. La maternité, c’est tout sauf de la routine. Le plus souvent, les surprises qui la jalonnent font chaud au cœur, m’émeuvent plus que toute autre chose, me font grandir de l’intérieur (et ça se voit peut-être à l’extérieur ?), me rendent plus tolérante.

Un grand poncif certes, mais justifié : la maternité me rend meilleure. Elle me fait sortir de mes certitudes, me fait sourire 20 fois par jour, m’épanouit.

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Une Indienne Dans La Plaine

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  • : J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
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