J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Lorsque nous avons diversifié Pti Tonique, nous avons commencé par des purées de légumes. 2 semaines après, sont arrivées les compotes. Est-ce pour cette raison qu'il a toujours préféré les légumes aux compotes ou parce qu'enceinte, comme allaitante, j'ai moi-même mangé très peu de fruits et beaucoup de légumes ? En tous cas, avec le temps, il a mangé de plus en plus facilement les compotes - et se régale surtout de fruits frais.
Depuis près de 2 semaines, les repas se compliquent et les goûts de Monsieur Bébé semblent évoluer. Déjà, il matrîse de mieux en mieux le "NON" (accompagné d'un vigoureux secouage ou détournement de tête) et a pris l'habitude, le soir, de rejeter son assiette à l'aide de ce NON, au bout de quelques cuillères ou morceaux seulement. Nous avons tenté la purée habituelle Babybio (légumes + féculents), la purée maison, les morceaux de légumes, les petits pâtes... rien n'y fait. Le soir, il ne pioche plus que quelques morceaux avant de repousser l'assiette (quand il ne la balance pas par terre).
Par contre, nous n'avons jamais essuyé de refus face à un laitage. Pour compléter ce maigre repas, nous proposons donc une compote ou des fruits derrière (ce qui n'était habituellement pas nécessaire) et là, nous remarquons un vértiable engouement, plutôt récent, face à ladite compote. D'autant plus qu'il mange maintenant plutôt bien tout seul à la cuillère. Il enfourne donc les cuillerées avec hâte et pas mal d'habileté, ça ne rigole pas !
Ce qui m'ennuie, c'est que je trouve que ces repas sont moins conséquents qu'auparavant. Je sais qu'il ne va pas mourir de faim, son énergie en témoigne mais ça me fait tout de même bizarre.
D'autant plus que depuis 1 semaine, il commence à présent à trier ses repas du midi à la MAM aussi. Il se baffre de préférence de jambon ou de saumon et pioche ensuite généreusement 3 ou 4 légumes avant de repousser le tout. Je me dis qu'il entre (avec un peu d'avance, non ? je voyais ça plus tardif, je pensais avoir encore un peu de temps devant moi... snif !) dans ce que j'appelle la période "pâte-jambon" où les bambins ne mangent quasiment plus que ça, rejettant tout ce que l'on avait aupravant tant de fierté à leur faire facilement avaler. Pour autant, les pâtes ne le branchement finalement pas tant que ça non plus, à l'exception des gnocchis à la saute tomate - chacun son péché mignon, hein !
Bon, tant qu'il mange des protéines une fois par jour, son biberon du matin, des laitages dans la journée et des fruits, on ne peut pas dire qu'il a une alimentation déséquilibrée, non ?
Mais tout de même, c'est assez crispant perturbant pour les parents que nous sommes, et pas évident - a fortiori avec la fatigue de fin de journée - de rester calmes face à son rejet quasi instantané des plats préparés avec soin pour lui. Et puis c'est désarmant aussi, blasant, de se dire que jusqu'à maintenant, il mangeait de tout (et n'importe quoi ?) avec appétit et qu'il finit par faire son difficile quand même - comme tous les autres enfants (comment ça ? mon fils n'est donc pas unique ???).
Ce week-end, mon beau-père nous disait que Pti Tonique entrait aussi probablement dans sa phase d'opposition (hein quoi ??? mon bébé ??? il va s'opposer à sa mamounette ?) et que plus cela aurait l'air de nous tenir à coeur, plus il risquait de persister dans son refus. Et ladite phase est censée augmenter de façon exponentielle jusqu'à ses 18 mois (mon beau-père ne connaît pas le "Terrible Two" mais pour lui, c'est vraiment à 18 mois que les enfants sont les plus difficiles, c'est aussi ce qu'il constate en consultation, où il n'y a généralement pas moyen de leur faire faire quoi que ce soit).
Bon... on va donc se mettre en mode "je m''en foutiste" et attendre que ça passe, c'est ça ?