J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Hier soir, nous avons couché Pti Tonique à 21h comme d'habitude. Je craignais qu'il ait dû mal à s'endormir à cause de la chaleur mais au moins de 10 minutes de babillage, on ne l'entendait plus.
A 22h45, Papa et Maman Sioux ont décidé d'aller se coucher parce que ça sert à rien de traîner devant l'ordi/la télé et de perdre ainsi tout le bénéfice du repos emmagasiné ce week-end.
Au moment où je me levais pour quitter le canapé, un grand cri jaillit, suivi de pleurs d'effroi. Pti Tonique s'était mis à crier comme s'il avait eu peur de quelque chose, qu'il se sentait abandonné où que sais-je... ce que j'appelle ses "pleurs de désespoir", ceux qui me lacèrent le coeur et me font me ruer vers lui pour le serrer vite vite dans mes bras et lui délivrer les torrents d'amour qui me submergent alors.
Je le trouve sur le ventre (ce qui n'a rien d'inhabituel) en train de pleurer comme perdu. Je le prends dans mes bras, lui parle, cherche à le rassurer, le promène dans la chambre, lui propose sa tétine pour l'apaiser mais il n'en veut pas. Comme il fait de drôles de bruits avec sa bouche, je demande à Papa Sioux de monter un peu d'eau mais Pti Tonique n'en veut pas non plus. Comme il peine à se calmer, je l'emmène dans mon lit et lui propose le sein. Il se met à téter goulûment et s'apaise donc un peu. Puis au bout de 5 minutes, il lâche le sein et recommence à hurler de désespoir, alors même qu'il est tout contre moi. Son père prend le relais, il le promène, lui parle, lui montre que nous sommes là, qu'il est à la maison, que tout va bien. Nous le déshabillons un peu au cas où il ait vraiment trop chaud (mais ça n'a pas l'air). Il se calme, observe autour de lui, ne dit plus rien et se laisse porter tranquillement par son père.... puis tout à coup, sans que l'on comprenne pourquoi, se remet à pousser des cris de désespoir !
C'était désarmant et ça nous fendait le coeur...
Pourtant, il dort dans cette chouette gigoteuse d'été toute légère, toute bio...
Finalement, je le prends à nouveau dans mes bras et comme rien ne semble l'apaiser, je lui propose à nouveau le sein, tous deux allongés dans mon lit. Il le reprend avec plaisir et semble cette fois s'apaiser pour de bon et commencer à sombrer dans le sommeil. Il s'endort là, tout contre moi mais d'un sommeil extrêmement agité. J'ai déjà décidé de le garder avec moi pour la nuit afin de le rassurer autant que possible mais j'aurais aimé le décaler un tout petit peu, histoire d'avoir plus de place entre lui et le bord du lit. Mais il est tellement agité que je n'ose pas prendre le risque de le réveiller et je reste ainsi.
J'ai donc passé la nuit le bras tordu au-dessus de sa tête, un sein à l'air, sans beaucoup de couette pour ne pas qu'elle lui tienne chaud à lui et je me suis réveillé plusieurs fois sans trop savoir quelle heure il pouvait être...
Cependant, ce matin, j'ai retrouvé mon Pti Tonique souriant et serein comme toujours, ça m'a fait du bien de le voir me sourire à nouveau avec ses petits yeux malicieux et son énergie débordante !
Nous avons vaincu avec succès la crise d'angoisse inexpliquée du dimanche soir...!