J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Je viens de réaliser qu'en fait, quoique fasse mon fils, ça soule sa nounou !
Ce soir, j'ai eu droit au couplet blasé parce que toute la journée, Pti Tonique a voulu "se mettre debout". "Il voulait que ça, que ça, que ça. Que je le tienne debout, bla bla bla". Et bin alors, c'est pas plutôt positif ça, non ? Qu'il soit curieux du monde, qu'il veuille grandir, marcher, faire les choses par lui-même ?
Puis je lui ai proposé de le mettre sur une couverture pa terre pour qu'il puisse s'aggriper à sa table basse par exemple et continuer ses petits exercices de "je me hisse / je me lève". Elle me dit qu'elle le faisait mais qu'il préférait s'accrocher au canapé mais que du coup, il glissait (canapé en cuir... ou simili quoi). "Alors du coup, il s'énervait ! Comme il est déjà pas patient à la base...".
Je sais pas mais que moi je critique mon fils, ok. Mais de sa part à elle, ça commence à me souler.
Et c'est toujours après coup que je pense aux réparties que j'aurais dû avoir, à ce que j'aurais dû lui dire.
Pfff...
A force, je me demande si c'est juste pour se faire plaindre mais qu'au fond, elle s'en accommode bien. Ou si vraiment ça lui paraît insupportable à ce point. Je sais pas, c'est un bébé qui découvre la vie quoi. Ils étaient comment les siens, les autres qu'elle a gardés ? Je suis franchement perplexe.
Mantra du jour : ça ira mieux en septembre, ça ira mieux en septembre... (putain, si ça continue, demain, je rappelle Super Nounou et je la supplie de virer un des gamins qu'elle garde pour prendre le mien !!!)
Autres petite scène du soir. Je rentre chez moi, je me gare devant ma maison. J'habite dans un lotissement. Donc je sors de ma voiture et j'entends une maman qui est dehors un peu plus loin avec sa petite fille (qui doit avoir 2 ans et demi maxi).
"Clémence ! Calme-toi ! Il faut prêter tes jouets Clémence, voyons ! Il faut apprendre à prêter !"
Alors prêter = la petite vient de se faire prendre des mains sa poupée par une autre gamine de 8/9 ans en rollers, qui, selon moi, n'en a rien à battre de la poupée (je sais pas, à cet âge-là, quand on est en train de faire du roller dehors, on a autre chose à faire non ?). Et la petite fille de courir après la grande à rollers en tendant les bras pour récupérer sa poupée.
Moi, en ce moment, c'est pire que d'habitude, je suis hyper trop sensible. Alors ça me faisait mal au coeur de la voir comme ça. Et je n'ai pas compris l'attitude de la mère. Qui continuait :
"Bon Clémence, si tu veux pas jouer avec les autres enfants, à quoi ça sert qu'on aille dehors ? On rentre sinon !"
Une fois encore, j'hallucine. Peut-être que si la petite pouvait jouer avec des enfants de son âge et non pas se faire arracher ses jouets des mains, on pourrait appeler ça "jouer avec d'autres enfants" ?
J'essaie de me rassurer en me disant que ces enfants-là sont pas forcément plus malheureux que les autres dans l'absolu mais quand même, ce genre de scène, ça me retourne mon petit coeur de maman...