J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Voici un article dont j'ai eu connaissance ce matin, sur les bulletins électroniques du Ministère des Affaires Etrangères, concernant de récents résultats de recherche en Chine.
Extraits choisis :
Du lait de vache modifié génétiquement pour nourrir les nourrissons
Des scientifiques chinois du laboratoire clé d'Etat d'Agro-biotechnologie de l'Université d'Agriculture de Chine sont parvenus à greffer des gènes humains sur 300 vaches laitières afin de leur faire produire un lait aux qualités proches du lait maternel. Le lait ainsi produit est riche en alpha-lactalbumine, lactoferrine et lysozyme. Ces protéines qui sont en quantité abondante dans le lait maternel, sont facilement absorbées par le corps humain et stimule le système immunitaire. Cela permettra ainsi de renforcer les défenses immunitaires des nourrissons et de réduire les risques d'infection. Le Pr. Li, chercheur à l'origine de cette expérience, précise toutefois que ce lait, qui manque d'anticorps et d'une protéine particulière qui stimulerait l'intelligence des bébés via le système nerveux, ne doit ainsi pas être vu comme le parfait substitut.
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Le Ministère de l'Agriculture chinois a donné son feu vert pour tester le lait issu de cette manipulation génétique. Le lait modifié a en effet passé avec succès les tests de sécurité du Centre chinois de prévention et contrôle des maladies, qui l'a décrété plus sain que le lait de vache conventionnel. Il faudra toutefois attendre au moins dix ans avant que le consommateur puisque goûter ce lait de vache.

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La Chine est désormais leader dans le domaine des recherches sur les aliments génétiquement modifiés, ce qui peut s'expliquer, en partie, par des règles vis-à-vis de cette technologie plus souples en Chine qu'en Europe. Il est important de mentionner qu'au cours des expériences, qui ont permis la naissance de 42 veaux transgéniques, seulement 26 ont survécu. Dix veaux sont morts peu de temps après la naissance, la plupart de maladies gastro-intestinales, et six autres sont morts au cours de leur premier semestre. Ce n'est pas sans alimenter les nombreuses et vives réactions que cette expérience a suscité à travers le monde.
Si d'un côté je vois bien l'intérêt que peut présenter le fait de travailler sur un lait artificiel le plus digeste et "immunisant" possible pour les nourrissons non-allaités, ce type de recherche me dérange. Une fois encore, même si la commercialisation n'a lieu que dans 3 ans et un peu plus longtemps pour une échelle de masse, quel retour aurons-nous sur les effetsà long terme de telles modifications ?
A mon avis, il vaudrait mieux admettre une bonne fois pour toutes que le lait artificiel n'équivaudra jamais le lait maternel et se faire une raison (tout en cherchant à en éliminer le plus de composants indésirables possible - la taurine par exemple), plutôt que de prendre - ce qui est à mon sens - des risques avec une telle initiative qui pourrait un jour s'avérait plus néfaste que bénéfique pour les bébés qui auront été nourris avec ce "lait".
Source et article intégral : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66519.htm