J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Moi, j'aime bien les tags, parce que pour l'overbookée neuronale que je suis actuellement, ça évite de trop cogiter, c'est un billet tout trouvé ! Bon, évidemment, faut quand même réfléchir au contenu après. Mais celui-là, il était fastoche, j'avais juste à reprendre mon CV pour le faire !
Je remercie donc Tournicoti Tournicoton de m'avoir passé le flambeau et je vous dis tout sur ma vie professionnelle passé, avant le VRAI job en lien avec mes études que j'occupe actuellement.
1. Serveuse
Je vivais à l'époque dans les abords d'un grand parc d'attractions français qui était donc entouré d'une immense zone hôtelière. J'ai commencé ma vie professionnelle là, dans le restaurant de l'hôtel-restaurant 2* d'une chaîne hôtelière nationale. Rien de folichon hein, c'est juste pour expliquer.
Au début, je n'avais pas encore 18 ans donc je ne pouvais pas faire le service du soir. J'ai donc commencé aux petits-déjeuners : desservir et nettoyer les tables laissées en vrac par des hordes de touristes affamés et pressés de partir au parc, le tout aussi rapidement que possible pour faire de la place à ceux tout aussi affamés qui arrivaient les bras chargés de victuailles en provenance du buffet. C'était vraiment la course en plein été mais du coup, on ne voyait pas le temps passé. En plus, quand je déposais les plateaux plein de vaisselle sale à la plonge, il y avait le beau plongeur aux yeux bleus qui me faisait un gentil sourire à chaque fois : c'était le pied !
Puis je suis passée au service des repas de midi mais surtout du soir, c'est là qu'ils avaient le plus besoin de renfort. On refusait encore du monde à 22h, c'était la course. Mais j'adorais ça ! A tel point que j'avais sorti à mes parents que je ne voulais plus aller en prépa à la rentrée, c'était chiant les études, je pouvais tout aussi bien continuer à être serveuse, etc. Ouais bon, j'étais un peu paumée quoi (attention, ça n'est pas un jugement de valeur ce que je dis, juste que ç'aurait été idiot de rater l'opportunité de faire des études - je suis quand même bien contente de la vie que j'ai maintenant !). En plus, cet été-là, j'ai bu mes premières gouttes d'alcool, j'ai élargi de façon certaine mon horizon masculin... bref, j'ai vécu au rythme de la restauration, c'était un univers bien particulier, un microcosme rien que dans ce restaurant avec le personnel de la réception, des cuisines, de la salle, etc : ça faisait beaucoup de monde et je naviguais au radar dans ce cercle et cette "vraie vie" de travailleur avec la motivation et la naïveté des débutants.
J'y suis retournée l'été suivant (les boss étaient contents de moi, je bossais bien !) et même quelques week-ends pour les dépanner pendant l'année scolaire (ce qui n'était pas franchement au goût de mes parents qui préféraient que je me concentre sur mes études).
La 3e année, je suis passée au job n°2 (ci-dessous) mais tout en continuant à faire des extras les jours où je ne travaillais pas, dans un autre hôtel-restaurant de la zone, retour aux petits-déjeuners cette fois (ouch le réveil !).
Entre les deux, j'ai aussi failli faire hôtesse d'accueil pour les attractions du parc susmentionné et ça, ça aurait été chouette pour utiliser les langues étrangères que j'adore parler. Mais entre temps, j'avais trouvé mieux - tant pis pour ledit parc qui avait mis 2 pombes à me répondre - à savoir...
2. Receveuse péagiste
Ce job, c'était le moins fatigant et de loin le mieux payé de tous (surtout les horaires de nuit et les dimanches : gros jackpot !) !
Enfin, le moins fatigant, c'est vrai dans le sens où tu es assis tout le temps, sauf que je faisais les 3x8 donc quand il fallait embaucher à 4h du mat', ça faisait quand même drôle. C'était aussi un peu flippant d'être la seule cabine ouverte du péage à cette heure tardive et peu fréquentée... On pouvait s'amener ce qu'on voulait donc je me prenais un thermos et me faisais du thé, je lisais un bon bouquin (oui, à 2h du matin, selon la gare de péage où l'on se trouve, il n'y a pas une voiture toutes les 5 minutes). On pouvait même s'amener de quoi regarder un film si on voulait mais je n'avais pas de lecteur DVD portable et mon ordi portable de l'époque était énorme, pas très pratique. En journée, ça passait plutôt vite, sauf créneau de calme plat et ça dépendait de la gare de péage à laquelle je bossais. Celle du parc d'attractions (toujours lui !) par exemple était assez fréquentée la journée mais moins la nuit.
Parfois, je bossais en temps que "renfort", c'est-à-dire que je faisais la navette (dans une voiture aux couleurs de la société d'autoroute, la classe !) entre les 5 gares de péage de la zone couverte par mon unité et je remplaçais les receveurs pour qu'ils prennent leur pause, je remplissais les machines des gars en rouleaux de tickets, je faisais de la monnaie aux receveurs, etc. C'était marrant et ça passait encore plus vite que quand on est assis dans sa cabine 8h non-stop.
3. Caissière (dans un gros hypermarché)
J'ai commencé par faire ça un été, celui de mes 21 ans je crois, puis j'ai continué en contrat étudiant, de septembre à décembre. J'y allais alors le mercredi soir après les cours, le vendredi soir et tout le samedi. Et aussi certains jours fériés où c'était ouvert (dimanche de décembre par exemple) et mieux payé !
Franchement, c'est clair que c'est répétitif comme job mais dans cette enseigne-là, y'avait pas trop à redire, j'ai trouvé que ç'aurait pu être pire.
Moi, au début, j'adorais passer les articles : c'était tout bête, ça passait bien le temps. J'avais l'habitude et j'étais toute fière de moi de savoir dans quel sens attraper l'objet pour passer le code-barre devant le lecteur sans même le chercher - on a les joies qu'on peut, hein (en fait, c'est au cours de la formation qu'on se rend compte qu'on débute, à chercher longuement le code barre de chaque article en le retournant dans tous les sens pendant que les clients attendent), je connaissais tous les codes abrégés de certains articles (packs d'eau, baguettes, légumes à la pièce, etc) par coeur... Le plus ennuyeux, c'était le paiement. Là, ça durait longtemps, les gens qui finissent de ranger leurs courses, qui cherchent leur carte de fidélité (et devoir demander à CHAQUE fois "vous avez la carte du magasin ?" *sourire*), qui cherchent leur CB, leur carte d'identité pour le chèque, etc. C'est à ce moment-là que l'on s'ennuie le plus je trouve. Du coup, je n'aimais pas être à la caisse - 10 articles parce qu'on y passe plus de temps à encaisser qu'à scanner les articles. A l'inverse, j'adorais voir arriver les gens avec leurs énormes caddies de la semaine remplis à ras-bord.
Ce qui m'amusait aussi, c'était de découvrir des produits que je ne connaissais pas lorsque je les scannais et de les retenir pour aller les acheter et les essayer à l'occasion - je vous ai dit que j'étais une consommatrice mais que je me soignais ?
Bien sûr, il y avait des clients très cons, on assiste à des situations assez épiques mais bon, c'est pas pire qu'ailleurs - on croise des cons dans tous les métiers. J'avais même dégotté un admirateur qui m'appelait par mon prénom (écrit sur un badge) et qui me précisait qu'il passait là parce que c'était ma caisse - la cinquantaine le type hein... pas trop flippant mais quand même, il aurait pas fallu qu'il insiste trop, ça me mettait pas top à l'aise ! En revanche, j'avais un charmant petit collègue avec qui j'avais bien fait connaissance (huhu).
Arrivée en décembre de mon contrat étudiant, j'aurais pu continuer et être prolongée mais je saturais vraiment, le rythme me pesait, je n'avais que très peu de temps pour moi le week-end après des semaines de cours chargées. D'ailleurs, même ma chef m'a dit qu'elle voyait bien que je n'arrivais plus vraiment avec le sourire et que ça n'avait plus l'air de me convenir. Donc on s'est arrêtés là, sans regret.
Comme j'étais alors arrivé en licence, l'été suivant, j'étais en stage. Et les suivants également, je n'ai plus eu l'occasion d'avoir de vrais petits boulots et le week-end, je le passais 1 fois sur 2 dans le train pour aller voir Papa Sioux, qui n'était plus dans la même ville que moi !
Et puis avec les stages, c'était la fin de la belle vie financière puisque c'était beaucoup moins bien payé (voire pas du tout) que mes jobs d'été. Mais c'était aussi plus utile pour ma vie profesionnelle ultérieure alors on va pas se plaindre, hein ? Bin si, quand même.
Edit : et bien sûr, je ne pense qu'à vous raconter ma vie donc j'avais oublié de renvoyer le boomerang.
Est-ce que Maman Sur Terre, Luplume, Carolacheche, Princesse Soma et Gwendy auraient envie de nous raconter la même chose ? Les autres aussi d'ailleurs, mais je ne sais pas trop qui a déjà été tagguée ou non.