J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Ce billet, je l'écris surtout pour Papa Sioux. Parce que malgré tous les témoignages que je lui ai fait lire en ce sens, je vois qu'il a encore du mal à comprendre pourquoi je souhaite accoucher "différemment" pour notre prochain enfant, alors que "tout s'est très bien passé" la première fois.
L'autre soir encore, alors que j'avais entrepris (enfin) de réaliser l'album photos de Pti Tonique depuis sa naissance, je lui montre une photo de moi, sur la table d'accouchement (pendant le travail hein, pas lors de l'expulsion ^^), branchée de partout et avec le masque à oxygène et je lui dis "Regarde comme j'étais branchée de partout ! Et bien la prochaine fois, on sera juste toi et moi, tranquilles dans une pièce dans la pénombre, sans aucun branchement !". Là, Papa Sioux a levé les yeux au ciel et enchaîné sur son sempiternel "tout s'est très bien passé pourtant"...
Ce que j'entends par accoucher "différemment", c'est mon souhait d'être suivie, accompagnée et aidée à accoucher par la même personne, une sage-femme pratiquant l'Accompagnement Global à la Naissance (AGN) afin d'accoucher en plateau technique (PT), chose qui se pratique à côté de chez moi - j'ai une chance inouïe.
J'ai pourtant fait rencontrer ladite sage-femme, connue grâce à ma rééducation du périnée, à Papa Sioux, qui était ressorti de cette consultation plutôt confiant et rassuré sur les conditions de l'accompagnement le jour J (c'est-à-dire sur le fait que je n'accoucherai pas sans dispositifs médicaux à proximité en cas de complication, que la sage-femme guettait tous les signes et que des médecins étaient de garde sur le plateau en permanence s'il était nécessaire de passer en mode "accouchement standard" à un moment donné).
Je n'ai pas mal vécu mon premier accouchement mais j'aimerais juste :
Je suis consciente que tout ceci est idéalisé mais il faut tendre vers l'idéal qui est le nôtre pour envisager de faire les choses différemment. Et si je parviens à vivre les choses ne serait-ce qu'à moitié comme je les ai décrites ci-dessus, je serais ravie parce que mes choix auront tout de même été entendus, même si la nature vient ensuite nous rappeler ses exigences et le quotidien ses impératifs.
Qu'en penses-tu Papa Sioux ?
Je m'excuse auprès des femmes enceintes qui, à a lecture de ce billet, concevraient une certaine appréhension à l'idée d'accoucher en milieu hospitalier. Je peux vous assurer que sur le moment, j'ai vraiment bien vécu mon accouchement, dans la mesure où je n'ai pas trop souffert et où mon bébé et moi nous en sommes sortis sans aucune séquelle, en très bonne santé - ce qui est à peu près tout ce que j'attendais de mon premier accouchement, ayant renoncé à ma seule autre attente qui était d'accoucher dans l'eau. De plus, la médicalisation de mon premier accouchement était aussi rendue nécessaire par le déclenchement : je n'aurais pas pu bénéficier d'un accouchement vraiment phyiologique dans ces conditions.
Si je n'avais pas d'alternative, je retournerai dans la clinique où j'ai accouché sans appréhension aucune ; je serais même heureuse de savoir maintenant à quoi m'attendre et d'avoir l'expérience nécessaire pour savoir ce que je souhaite et ce que je ne souhaite pas, tout en ayant la capacité de l'exprimer voire de l'imposer.
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Pour finir, je souhaite un très bon anniversaire à la jolie et rigolote Pimprenelle, qui a 1 an, déjà :-)
spéciale dédicace Pimp' !