Ce week-end, j'ai eu une vie sociale, j'ai rencontré des gens et du coup, j'ai (encore) entendu des choses sur, au choix : l'éducation, la grossesse, le couple, la parentalité.
Mais avant ça, l'EVENEMENT du week-end !
Quand nous sommes allés chercher le Pti Tonique réveillé dans son lit samedi matin, nous l'avons ramené dans le notre pour jouer un peu, comme tous les matins (non travaillés). Et là, nous avons assisté avec surprise à un Pti Tonique qui était vautré sur le ventre en train de babiller et qui en quelques secondes, s'est retrouvé assis sur ses fesses, tout seul ! Forcément, on a fondu d'admiration et d'ébahissement....
Puis, dimanche, nous avons reçu beau-papa et belle-maman :
- Nous avons parlé de l'accouchement récent (27 mars) de ma belle-soeur, qui a apparemment pas mal dégusté entre la péri inefficace en fin de travail et la sortie d'un bébé de 4.3 kg aux forceps. Par contre, c'est à présent un bébé plutôt cool (comme la plupart des bons pépères j'ai l'impression), qui ne se réveille presque plus qu'une fois par nuit (à 1 mois !), tète toutes les 3 ou 4h en journée et ne pleure pas souvent (et pas fort en plus !) En parlant de ça avec ma belle-mère, j'ai sorti (histoire de discuter hein) : "Ah bin moi, j'ai eu un accouchement plus facile mais un bébé plus difficile". C'est là qu'elle m'a sorti que "quand même", le petit de mon BF et ma BS se réveillait la nuit à 3h et qu'il chouinait un peu. "Heu oui, comment te dire belle-maman... La mien, pour en arriver à UN seul réveil nocturne, il a fini attendre qu'il ait 6 mois alors bon, excusez-moi de trouver qu'ils s'en sortent plutôt bien !". Mais belle-maman n'a jamais vu Pti Tonique comme il était, il a toujours été un bébé parfait pour elle, sage et tout (on aurait l'inviter à passer une nuit avec nous quand il avait 2 semaines). Je lui ai rappelé que le notre, à 1 mois, il se réveillait encore toutes les heures la nuit... Mais bon, je crois que j'arriverai pas à la convaincre.
- Vous savez, c'est un peu comme quand vous parlez de votre bébé à des gens qui ne l'ont pas encore vu, que vous vous plaignez de votre nouvelle vie de parent fourbu et cerné avec un bébé qui pleure et tète non stop, ne veut pas dormir ailleurs que sur vous, et que le jour où lesdits gens passent découvrir la petite merveille, celui-ci décide de pioncer 2h dans son transat comme un bienheureux dans son beau pyjama bleu (vécu)... Vous passez juste pour un parent feignasse qui en fait des caisses (merci Pti Tonique).
- Comme nous avons mal calculé et sommes partis nous promener à l'heure du goûter, j'ai pour la première fois fait téter Pti Tonique dans mes bras, en marchant : c'était rigolo et ça n'a pas eu l'air de le perturber ! (par contre, qu'est-ce qu'il peut faire grand maintenant lorsqu'il tète dans mes bras, quand je le vois en photo !)
- Après la journée avec BP et BM, nous avions rendez-vous chez des amis sur Lyon en fin d'après-midi donc BM disait à BP qu'ils ne devraient pas partir trop tard pour nous laisser le temps de nous "pomponner" et nous préparer avant de partir chez nos amis. Et moi de rétorquer "Oh vous savez, moi, je me pomponne pas des masses !". Et BM a eu cette phrase pour laquelle je la remercie : "Ah ! il faut faire attention, sinon [Papa Sioux] il va allez voir ailleurs !" (Papa Sioux n'était pas là quand elle a dit ça, bien sûr). Ok ok ok ok ok.... (alors que le mec, lui, il a le droit de se laisser aller, c'est ça ? mais nous les femmes, faut toujours qu'on soit tirées à 4 épingles ? hum hum...no comment). J'ai simplement répondu : "Si Papa Sioux aimait les femmes qui se pomponnent, je pense pas qu'il m'aurait choisie, ou alors il fallait qu'il s'en rende compte avant !".
- Quand j'ai plus tard rapporté la phrase de sa mère à Papa Sioux, il a dit "Pfff ! elle est bête !". puis je lui ai dit ce que j'avais répondu et il m'a dit "Mais oui, t'en as pas besoin toi, ma chérie. Tu es une beauté naturelle !". Huhuhu ! Sympa Papa Sioux, hein ?
Chez nos amis dimanche soir :
- l'amie qui nous invitait accouche le mois prochain, dans la même clinique que celle où j'ai moi-même accouché. Elle nous a raconté son entretien avec l'anesthésiste. Avant ça, elle m'a demandé lequel j'avais moi-même rencontré à l'époque, parce que son rdv s'était très mal passé. Pour ma part, j'étais tombée sur un type charmant et comme en plus, je lui avais dit d'emblée que je voulais la péridurale, on avait été copains ! Mais je lui ai dit que l'homme qui m'avait ensuite posé la péridurale le jour J avait fait ça correctement mais niveau chaleur humaine et compréhension, c'était un peu la banquise qui venait poser une anesthésie à un bout de viande parmi d'autres. Donc, quand ma copine a expliqué au type qui l'a reçue qu'elle espérait se passer de péridurale le jour J, elle lui a rétorqué plein de mépris : "Vous verrez, vous me suplierez pour que je vous la fasse !". Ca m'a à moitié estomaquée quand elle m'a raconté ça. En même temps, j'avais déjà lu sur des témoignages d'accouchement sur internet, le même genre de propos mais je n'en reviens toujours pas d'autant de mépris et de si peu de psychologie. Elle a tenté de lui expliquer que sa dernière hospitalisation remontant à l'enfance lui avait laissé un souvenir marquant et une peur panique du monde hospitalier. L'homme lui a répondu : "Vous avez quel âge mademoiselle ? 29 ans ? Il serait temps de vous en remettre !"
- Je suis atterée et vraiment désolée pour elle. C'était quand même pas dur de répondre "Je prends note de votre souhait. Sachez que si le jour J vous changez d'avis, il suffira de nous appeler". Franchement, je savais déjà que pour les anesthésistes, la pose de péridurales c'est "peanuts" en termes de revenus (quand même 250€ la piqure sans dépassement), j'ai l'impression qu'en plus, ils prennent les femmes enceintes pour au mieux de "douces rêveuses", au pire des écervelées puériles et irréalistes.
- Puis Pti Tonique n'ayant pas réussi à s'endormir dans le lit parapluie de nos amis pendant la soirée, je l'ai mis dans le Manduca, espérant l'endormir ainsi. Une fois endormi à l'écart, je suis revenue dans le salon avec mon petit bout tout contre moi et là, il a carrément fait craquer tout le monde, avec sa bouille de bébé serein au pays des rêves, blotti contre sa maman. J'avoue que j'adore ça aussi, le tenir assoupi tout contre moi, le sentir s'abandonner en confiance et reprendre des forces contre sa maman. Parmi les invités, il y avait un couple de cinquantenaires vraiment adorables et ouverts. La dame m'a dit que c'était super de faire ça, que j'avais raison d'en profiter tant qu'il était petit parce que ça pousse vite et qu'à un certain moment, y'a plus moyen de leur faire des câlins ! C'était agréable de ne pas avoir droit au sempiternel "mais vous allez lui donner de mauvaises habitudes", etc.
- Avant cela, j'avais discuté avec cette dame du sommeil de Pti Tonique et du fait que même en ayant repris le travail , nous continuions à nous lever pour lui la nuit quand c'était nécessaire (c'est-à-dire 9 nuits sur 10). Elle me racontait que de son côté, quand elle avait dû reprendre le travail et que son fils avait 3 mois, elle ne sentait pas de continuer à se lever la nuit donc le pédiatre lui avait dit de laisser pleurer un peu son bébé. Elle racontait qu'il avait pleuré 25 minutes et que ç'avait été très dur mais qu'en 2 soirées, il avait fini par accepter de s'endormir seul. Elle n'était pas particulièrement fière de son expérience et ne l'érigeait pas en conseil, elle trouvait chouette pour Pti Tonique que sa maman lui donne encore le sein la nuit quand il en avait besoin.
- Je peux vous dire que rencontrer des gens ouverts et qui ne jugent pas votre façon de faire avec votre bébé, ça fait du bien et ça donne davantage envie de sortir !
Pour finir, Pti Tonique est allé ramasser ses chocolats dans le jardin ce matin... Papa et Maman Sioux n'ont plus qu'à se sacrifier pour les manger !