J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Mercredi, nous avons pu admirer la spectaculaire agilité de l'oeuf Sioux dans son élément aquatique... élément dont elle dispose par ailleurs en grande quantité (lui permettant encore de varier les positions et les jeux - main devant la figure, pied au-dessus de la tête, corps en transverse ou tête en bas, etc). Notre petite oeuf Sioux est déjà une belle petite fille de près de 2.3kg, et ce à 2 mois de la "sortie officielle" : autant dire qu'elle profite et sait tirer le meilleur parti de sa maman !
Mercredi, nous avons découvert avec plaisir un avant-goût de sa petite bouille : l'échographie 3D nous a permis d'admirer son adorable petite moue (bouche en avant), son petit nez si similaire à celui de son frère, ses mignons petits yeux fermés très forts... et WAHOU !! C'était vraiment émouvant...
Nous n'avions pas bénéficié d'images 3D pour Pti Tonique et je n'étais pas particulièrement "pour" le fait de dévoiler trop de mystère, de crainte de ne pas retrouver le jour J, les traits qu'on avait cru deviner in utero. Mais je dois dire que c'est bluffant. Et peu importe si elle ressemble vraiment à ce portrait le jour J : je suis déjà fière d'elle, je la trouve magnifique et j'ai extrêmement hâte de la rencontrer - je dirais même que je suis rassurée sur ma capacité à l'aimer quoiqu'il arrive, juste parce que c'est MA petite puce. [Et oui, bizarrement, même en ayant déjà vécu une première naissance, la crainte de ne pas trouver mon bébé "beau" était encore latente...]
Me voilà donc bien impatiente. D'autant plus que comme elle est censée faire un poids tout à fait honorable à la naissance, nous n'aurions aucune objection à la voir arriver plus tôt.
et encore, c'était y'a 15 jours, je veux pas trop vous effrayer...
Je me projette de plus en plus dans ce fameux jour à venir... celui de la rencontre, celui où je découvrirai enfin de quelle façon je suis capable de gérer mon accouchement grâce à un accompagnement bienveillant tout du long. J'ai hâte de pouvoir m'écouter vraiment, de tester toutes les méthodes qui m'aideront à gérer la douleur pour ne pas qu'elle prenne le pas (le moins possible en tous cas) sur l'évènement qui est train de se produire [j'en parle d'ailleurs un petit peu dans mon dernier débrief pour les VI : Pouvoir choisir et comprendre pour mieux accoucher]. Je veux pouvoir me mouvoir, me baigner, me suspendre, sentir que Mr Sioux peut m'être d'une grande aide, me reposer sur lui et vivre les choses véritablement ensemble... actifs tous les 3, Papa, Maman et bébé.
En tous cas, pour l'instant, j'ai encore 1 bon mois et demi devant moi si tout va bien. Pour me reposer, me préparer, me prélasser un peu (d'ici 15 jours !), m'impatienter aussi ! Médicalement, tout va bien, pas de risque d'accouchement prématuré à l'horizon. Mon seul frein actuel, c'est mon dos et parfois mon ventre, qui pèse malgré tout (j'ai dépassé les +14kg...) et les petites contractions de temps en temps.
Je vais sérieusement attaquer, par écrit, ma liste de choses à faire pendant mon congé mat. Oui, je ne ferai pas tout mais en attendant, j'adore faire des listes
.
***
Nota : un petit dysfonctionnement que j'ai découvert jeudi chez ma sage-femme. Maintenant que je suis entrée dans la période dite du "congé pathologique", si jamais il devient nécessaire de m'arrêter avant mon congé maternité officiel, ma sage-femme ne pourra pas le faire (ou alors au risque que cela soit refusé par la Sécu). Car qui dit période pathologique, dit arrêt pour raison pathologique... or les pathologies de la grossesse doivent être suivies par un médecin ! Obstétricien de préférence, mais l'arrêt pourrait aussi être prescrit, avec toutes les chances d'être accepté, par mon médecin traitant. Quelle logique ! Car ma SF connaît certainement mieux mon état et les raisons de m'arrêter que le médecin traitant qui ne me suit pas du tout ! Sans compter que ma SF est donc habilitée à m'arrêter si nécessaire avant le congé pathologique mais plus pendant. La loi est censée changer, m'a-t-elle dit... mais quand ?!