J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Les matins où je décide de prendre du temps pour écrire un article sur mon petit blog chéri, c’est la cata assurée pour mon rythme de travail au boulot.
[Au passage, oui, j’ai renoncé à écrire mes articles le soir parce que j’ai décidé de garder les quelques dizaines de minute qui me restent après les standards tâches quotidiennes, pour me détendre un peu, pour de bon. Du temps pour regarder la télé ou pour lire dans mon lit, bien au chaud sous les couvertures parce que c’est trop bon ! Les seules exceptions qui confirment la règle, c’est quand je suis (toujours) à la bourre pour rédiger mon débrief des Vendredis Intellos. Pas bien !]
Je disais donc, écrire un article le matin au boulot, c’est la cata pour le boulot.
Déjà, écrire l’article, en soi, ça me prend du temps. Mais il faut savoir que je ne commence à écrire l’article qu’après avoir lu et trié toutes mes boîtes mail (j’en ai 5 je crois), ce qui prend déjà un certain temps (surtout quand tu veux éplucher les dernières publicités reçues afin d’être sûre que l’offre du siècle sur les petites gilets en 18 mois avec livraison gratuite ne va pas t’échapper !). Après rédaction de l’article, trouvage de l’image qui va bien, mise en page sommaire, visualisation de la chose et publication, une petite page me propose de partager cet article percutant et si bien écrit, avec la terre entière mes amis sur Twitter et Facebook… ce que je m’empresse de faire ! Sauf qu’une fois un lien balancé sur Twitter, ça t’affiche ta timeline et là, dur dur de se retenir de lire ce que disent les copines, de remonter le fil du temps, dur dur de ne pas être tentée de répondre à une blague pourrite/salace (je ne vise personne), à l’appel à l’aide ou demande d’info d’une congénère (amies mamans, amies nanas, vous qui me lisez… oui, nous sommes des congénères, je trouve ça très poétique et imagé).
Si jamais j’ai réussi à résister à toutes ces tentations, vient ensuite l’épreuve de Facebook. Une fois l’article publié sur La page de mon blog [et non par sur mon mur, même si je trouve ça très dommage vu le nombre d’amis que j’ai – je m’en extasie parce que j’en ai 3 fois que sur mon profil perso IRL – et qui pourraient en « bénéficier » mais j’aimerais inciter les gens à suivre plutôt ma page que mon profil, au cas où un jour, je me ferais griller pour profil-non-conforme aux méchantes règles de FB car croyez-les ou non, mais Maman Sioux en tant que telle n’est pas une VRAIE personne. Bah ouais. Tadam !], je me retrouve sur l’Accueil et là, je vois TOUTES les actus de TOUS mes amis et comme je vais assez peu souvent sur FB, y’a du boulot à rattraper, du temps à remonter et là encore, ça peut durer un moment (si on y met un tant soit peu de bonne volonté, ce que j’arrive généralement à faire).
Après ça, il peut m’arriver de trouver un peu de temps pour bosser (une fois que j’ai lu tous les articles et infos ouverts dans de petits onglets au gré de mes navigations susmentionnées) mais là… BAM ! Il est 11h, heure approximative de mise en ligne de la sélection Hellocoton. Du coup, je me retrouve à aller parcourir les sélections du jour de diverses catégories : ouverture de plein de nouveaux petits onglets, laissage de commentaires partout parce que j’ai du mal à ne pas commenter après avoir lu un article (ouais, j’ai toujours un truc à dire), etc. Puis tant qu’à y être et au vu de gros chiffre de non lus qui s’affichent à côté, autant aller consulter mon Fil d’actus. Là, c’est carrément le drame. Heureusement qu’HC limite automatiquement la longueur de la page et d’infos affichées du premier coup, sinon la situation serait encore plus dramatique. Mais déjà, je suis forcée d’ouvrir de nouveaux onglets, etc etc.
En parallèle de tout ça, ma boîte mail est ouverte et je lis au fur et à mesure les commentaires laissés sur mon article du moment. Parfois, je n’y résiste pas et me reconnecte sur mon administration pour y répondre (quelle coquine !!).
Parfois aussi, une alerte Twitter parvient sur mon iPhone, posé à côté de moi, et je suis alors contrainte et forcée de m’y connecter pour répondre aux gentilles personnes qui me demandent des nouvelles (je suis bien élevée, moi).
Alors avec tout ça, vous comprendrez que certains jours, je me dis qu’il est vraiment plus raisonnable de NE PAS publier. Je ne dis pas ça pour m’excuser mais pour dire que sérieux, c’est pas évident de tout concilier ! (ah vous étiez déjà au courant ?
) Rapport à ma réorganisation des priorités et tout, suite à ça.
Purée, ouvrez un blog qu’ils disaient… !
PS : ô toi mon gentil employeur, si un jour tu parvenais jusqu’ici, sache que j’en ai quand même un peu rajouté. En vrai, je bosse beaucoup hein ! C’est juste que je suis HYPER multi-tâches, tu vois. Mon cerveau carbure tellement à 200 km/h que si je ne lui trouve pas plusieurs activités simultanées, il sombre dans l’ennui, s’enlise, devient moins efficace. Si si.
PS 2 : quand vous lirez ça, je me serai levée tôt, beaucoup trop tôt, pour prendre le train direction Paris et participer à la Panamtouz (suite logique de la Tipitouz) ! Youhouuuu !