J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Ceci est la suite de mes récentes aventures professionnelles, qui ont commencé vendredi dernier, dans ce billet.
Hier matin, j'ai donc eu mon entretien avec le Big Boss.
Au préalable, il est évident que j'avais passé un merveilleux week-end, à me demander, dès que j'avais un moment libre, ce que j'allais bien pouvoir lui dire et comment, et quelle place je me voyais vraiment occuper dans l'entreprise, etc. Super cool donc. Le mail de récriminations le vendredi, juste avant le week-end, je vous recommande vivement !
Le mail de Big Boss avait en fait pour origine une bourde récente commise par Boss et moi. Big Boss avait d'abord copieusement engueulé (échangé) le Boss, ça leur avait permis de mettre certaines choses au point pour le futur, concernant les futurs contrats que l'on serait amenés à signer.
Et là, c'était mon tour.
Big Boss me reprochait donc de ne pas assez prendre ma place, de ne pas suffisamment m'affirmer en face de Boss et d'autres membres de la direction quand j'étais en désaccord sur certains dossiers, car de mon affirmation dépendait la protection des enjeux de la boîte, vu que les autres, le juridique, c'est pas leur domaine de connaissances et qu'ils auront forcément tendance à traiter ça par-dessus la jambe.
C'est compliqué une PME. Surtout une qui évolue aussi vite que celle dans laquelle je travaille. Et surtout une qui a un aussi faible niveau de hiérarchisation de la mienne. En effet, je les appelle Boss et Big Boss parce que ce sont leurs titres mais au quotidien, Boss et moi on se tutoie, tout le monde se raconte sa vie et déconne, il n'y a pas d'ordres bêtes et méchants ou de salariés qui sont les sous-fifres d'autres salariés ou de la direction. C'est plutôt horizontal comme organisation. Ce qui fait que les titres des gens, et le mien en particulier, ne garantit rien : on a le titre qui va avec le diplôme ou les responsabilités mais c'est ensuite à nous de prendre la place qui va avec et de nous imposer en tant que référent de notre domaine de compétences.
Et ça, pour un naturel réservé comme le mien, qui ne veut pas "déranger" ses autres collègues ou les harceler, c'est compliqué à gérer.
Bref, des choses justes et intéressantes ont été dites (j'ai même eu quelques compliments au passage). L'entretien était beaucoup plus informel que ce que le mail laissait entendre.
J'ai reçu de nouvelles tâches et envisagé différemment certaines de mes missions, ce qui a eu pour effet de me remotiver (comment ça j'aime les coups de pied au cul ?). Enfin, pas que j'étais démotivée mais peut-être que je me ramollissais un peu. Là, ça m'a donné un sérieux coup de fouet. Je suis bien contente de faire le travail que je fais.
Je le savais déjà mais là, une telle remise en cause m'a vraiment fait douter de mes compétences et de mes capacités.
C'est un peu mon problème, il en faut pas beaucoup pour me faire douter. Et en même temps, tout plutôt que de montrer à l'autre que je doute donc ça me rend aussi un peu féroce. Et dans le mail de réponse temporaire que j'avais fait à Big Boss vendredi, il a puisé des arguments pour me prouver que j'avais les capacités de m'imposer et les compétences inhérentes à la place que je dois prendre.
J'espère que tout ceci n'est pas trop nébuleux mais je ne veux pas trop dévoiler de choses sur ma boîte, qui n'est pas vraiment l'objet de ce blog (même si je suis une maman qui travaille) et surtout qui n'a pas à être publiquement décortiquée ou mise en pâture.
Je vous informe donc que tout va mieux et même bien. J'ai dorénavant une belle vision de mon avenir professionnel dans les quelques années qui viennent - même si ça n'est pas éternel et que tout est amené à bouger.
je vais faire ça maintenant, pour décompresser entre midi et deux
PS : et je vais essayer de rassurer suffisamment tout le monde, professionnellement parlant, avant de mettre en route petit 2, parce que je ne voudrais pas les démoraliser tout de suite ! En même temps, on a déjà fait avec lors de mon 1er congé mat' alors ça devrait être gérable là aussi, d'autant que je ne pense pas prendre davantage que les 10 semaines post-natales rémunérées (ou alors juste 1 petit mois supplémentaire, on verra).
PS 2 (pas la console) : Youhou ! Je viens d'apprendre la naissance de la fille d'une amie, ce matin à 5h45. Une petite Lilly. Je suis contente !! (et vous vous en tapez sûrement...)