J'ai plusieurs cordes à mon arc : mère épuisée mais comblée (de Pti Tonique 3 ans et l'Iroquoise 16 mois), rédactrice Web indépendante, squaw libérée, concubine intermittente (quand il nous reste 5 min), cuisinière de trucs rapides qui prennent toujours plus de temps que prévu, écrivaine à la plume de vautour, chevaucheuse de bisons dans les plaines autour de Lyon.
Avec l'inconscience utopie qui me caractérise, j'ai décidé il y a quelques temps de me lancer dans une aventure qui va occuper tout mon mois de novembre.
Non, ce ne sont pas les essais bébés (quoique), même si ma mère a eu l'air de me trouver très candide utopiste pour le coup, quand j'ai évoqué à demi-mots il y a plusieurs mois déjà, l'envie de remettre ça :
- "Mais tu es folle, ma chérie ! En plus Pti Tonique ne fait même pas encore ses nuits !"
Il s'agit d'un travail autour de l'écriture, une idée que j'ai découverte en mai dernier je crois, un challenge s'il en est : NaNoWriMo (National Novel Writing Month). Le concept est simple : rédiger une nouvelle de 50 000 mots en 1 mois (du 1er au 30 novembre).
Eh oui, "soyons fous" comme je dis souvent.
Il n'y a rien à gagner (à ma connaissance), rien à perdre non plus. Rien à gagner si ce n'est le plaisir de se dépasser, si ce n'est une bonne raison d'écrire sans autocensure, en privilégiant pour le coup la quantité à la qualité.
Si vous avez fait le calcul (moi je l'ai fait), ça donne en gros la rédaction de 7 pages (word) par jour. Héhé. Sueurs froides.
Ok, avec mon emploi du temps actuel, c'est juste impossible. Je le sais hein, je suis pas complètement partie en vrille encore. Mais qu'importe ! L'important, c'est de voir tout ce que je vais être capable de produire en suivant ces contraintes.
Je ne sais pas encore comment je vais conjuguer ça avec ma vie mon blog. Il est clair que je ne pourrai pas faire les deux. Soit je publie des extraits de mes écrits ici, soit j'ouvre un autre blog juste pour ça, avec du texte au kilomètre. Mais je ne sais même pas encore ce que je vais écrire et peut-être que je n'aurai pas envie de le partager, je l'ignore...
Bref, en attendant d'avoir réfléchi à la question, je voulais quand même vous prévenir (dans ma grande bonté), qu'en novembre, ça risque d'être soit un peu vide, soit un peu différent par ici - ou peut-être pas parce que j'aurai renoncé ! (meuh non, je rigole !!!)
Et si le concept vous séduit et ne vous donne pas des envies de suicide instantané, allez faire un tour sur le site dédié susmentionné. Il y a même une success story en cours de publication suite au challenge de 2005.
Thirty days and nights of literary abandon !
Go !